Articles | Brèves
  • L’application de rencontre pour la communauté LGBT la plus connue au monde aurait partagé le statut sérologique de ses utilisateurs avec des agences de publicité. Le propriétaire américain de l’application aurait permis l’accès aux informations privées des utilisateurs, en violation de la loi britannique rapporte The Guardian. Le cabinet d’avocats Austen Hays a déposé le lundi 22 avril une plainte devant la Haute Cour de Londres, affirmant que des milliers d’utilisateurs britanniques de Grindr ont vu leurs informations utilisées à mauvais escient. Jusqu’à présent, 670 personnes se sont portées partie civile et l’entreprise a déclaré que des « milliers » d’autres personnes avaient exprimé le souhait de se joindre à elle.

    Grindr avait annoncé qu’il cesserait de partager le statut VIH des utilisateurs avec des entreprises tierces en avril 2018 après qu’un rapport de chercheurs norvégiens a révélé le partage de données avec deux entreprises.

    En 2021, l’autorité norvégienne de protection des données a infligé à Grindr une amende de plus de 5,5 millions d’euros (10 % de son chiffre d’affaires mondial) pour avoir enfreint le règlement général sur la protection des données.

    Chaya Hanoomanjee, directrice générale d’Austen Hays, qui dirige la plainte, a déclaré : « nos clients ont éprouvé une grande détresse parce que leurs informations très sensibles et privées ont été partagées sans leur consentement. » Un porte-parole de Grindr a rétorqué : « nous nous engageons à protéger les données de nos utilisateurs et à nous conformer à toutes les réglementations applicables en matière de confidentialité des données, y compris au Royaume-Uni. » Affaire à suivre !

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  • Ce site, hébergé sur l’île de Guernesey, servirait de repère aux trafiquants, pédophiles et autres homophobes. Il a été cité dans de nombreuses affaires d’agressions et même de meurtre (à Grande Synthe en avril 2024). Le ministre de l’Intérieur a ainsi saisi le procureur de la République afin de forcer ses dirigeants à prendre des mesures de protection des clients. Il en a fallu du temps pour qu’enfin ça bouge au sommet de l’Etat ! A la justice de jouer désormais…

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  • Dis maman,...

    Single Mother, de et avec Muriel Habrard donne le tournis ! Celui que tout parent connaît parfaitement lorsque l’on s’occupe d’un enfant. Entre les lessives, les devoirs, les sorties, les baby-sitters à trouver fissa, la vie est une tornade permanente. Encore plus lorsque la mère est seule à élever sa fille et que celle-ci pose des questions pour comprendre pourquoi il manque quelqu’un à la maison. Là, la situation se complique autant pour l’une que pour l’autre. Que répondre ? C’est le cas de Maman Muriel qui se livre à nous avec poésie car c’est magique tout de même de s’occuper de son enfant, mais non sans humour quand la situation nous échappe et que des idées d’abandon notamment viennent frapper à la porte de votre caboche. C’est sans compter sur la notion de couple au féminin qui vient s’inviter dans cette tournoyante mise en scène. Là on l’on voudrait appuyer sur pause le temps de souffler, rien n’y fait. Délicieux et tonitruant, Single Mother titille nos limites, gratte là où ça fait mal et réveille en nous nos instincts les plus grégaires. Une heure de bonheur intense qui vous emporte avec brio. Derrière cette aventure, c’est aussi une équipe exclusivement féminine qui s’est attelée à faire résonner comme une évidence les affres de toutes familles monoparentales

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  • Amazon Prime vidéo a supprimé le replay du match OM-Lens en raison de chants homophobes émanant du public (« il faut tuer ces pédés de Lensois ! »). Depuis mi-décembre, ce sont 15 matchs de ligue 1 et 2 qui ont subi le même sort.

    « Quand on constate la présence de chants/insultes homophobes et, plus largement, discriminants (...), le replay est automatiquement supprimé », a déclaré une porte-parole de la plateforme.

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  • Après la reine du burlesque Dita Von Teese, la chanteuse Conchita Wurst ou encore l’icône K-Pop Lisa de Blackpink, c’est au tour de Violet Chachki, une figure légendaire de la communauté drag de se glisser au milieu des célèbres Crazy Girls, le temps d’une série de shows étonnants et exceptionnels. Du 24 au 28 juin, la plus glamour des drag queens, célèbre pour avoir remporté la septième saison de RuPaul's Drag Race, sera la toute première showgirl dans un corps masculin à interpréter les tableaux les plus iconiques du spectacle Totally Crazy, tels qu’Attitude, Lay Laser Lay, Scanner ou encore You turn me on, en y ajoutant sa touche personnelle et unique. Le Crazy Horse défie une fois de plus les conventions et floute les frontières entre les genres, démontrant que la performance, l’élégance et l’art n'ont pas de limites.

    Infos et billetterie ici.

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  • Le parlement a voté une loi criminalisant les relations homosexuelles et la transition de genre, avec une peine de prison allant jusque’à 15 ans. Initialement était prévue la peine de mort. Moindre mal ? Bien sûr que non ! La loi proscrit aussi les pratiques échangistes ainsi, et c’est encore plus grave, que la « promotion de l’homosexualité ». A l’instar de la Russie, ce sera direction prison (jusqu’à 7 ans), idem pour un homme jugé efféminé (3 ans). Dans ce pays, comme dans de nombreux pays d’Asie mineure, la communauté LGBTQI+ doit vivre cachée ou s’exiler.

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  • Fou ou folle ?

    Tous les mercredis au théâtre de l'Essaïon à Paris, dans le Marais, jusqu'au 26 juin, Laurent Viel interprète L'Homme Femme.

    Après avoir chanté Brel et Barbara, il nous invite à un voyage émouvant en 14 morceaux qui parlent de son cheminement dans la vie. Ce tour de chant très personnel aborde des moments qui ont été constitutifs de la personne qu’il est aujourd’hui. Son enfance, sa sexualité, ses amours, il en fait un terreau fertile et touchant pour une quête autour de son identité et de son genre. Sa voix profonde donne à ces textes une teinte encore plus touchante. C'est du grand art que cette performance de Laurent Viel. Il met en exergue le parcours commun de nombre de personnes LGBTQIAP+ en quête de soi. Et avec magie et quelques pointes d’humour, une bonne dose de frissons et des larmes au fond des yeux, il offre un moment déchirant sur ce que cela signifie être homosexuel aujourd’hui en 2024.

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  • Avec la sortie le 17 mai de Baise platine, second album de Sébastien Delage, le chanteur-auteur-compositeur construit un concept autant organique qu’orgasmique. Un titre évocateur qui se fait ode à l’Amour et la sexualité gay dans sa beauté et sa pluralité. Sans tabou, ni retenue, il fouille, explore, dissèque et rend compte de ces plaisirs charnels qui l’obsèdent. Dans la continuité de Chanson de Baise du premier opus Rien compris, il passe au tamis les questionnements sociétaux sur l’intimité. Le désir brut et cru s’exprime sous toutes ses formes. Des relations amoureuses au polyamour, du consentement au chemsex en passant par le sexe libre, ces textes ciselés, ces images fiévreuses, ces rythmes saccadés donnent à l’ensemble une envie d’y retourner encore et encore, de se faire du bien, de profiter, de partager des moments de purs plaisirs.

    Avec un clip qui expose des ébats érotiques et flirtent avec la pornographie sans tomber l’atteindre, Sebastien fait de ce nouvel album une expérience à part entière. En effet, la sortie de Baise platine s'accompagne de tout un champ d’expressions et de réflexions autour des thématiques abordées dans ces titres. En effet pour prolonger l’expérience auditive et visuelle de Baise Platine, Sébastien Delage proposera une série de podcasts et un fanzine qui célèbrent « les sexualités queer à travers les yeux d’autres artistes LGBTQIA+ puisqu’elles sont uniques à chacun.e. » Nous vous proposons de retrouver l’artiste dans le numéro de juin de Strobo pour pénétrer plus profondément dans ses différents univers.

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  • Le 19 mai sera diffusé sur Netflix, Close, Grand Prix 2022 du Festival de Cannes. Ce film magistral du réalisateur belge Lukas Dhont met en scène la relation ultra fusionnelle de deux adolescents Léo et Rémi qui glisse vers le mélodrame.

    Alors qu’ils passent le plus clair de leur temps ensemble, la rentrée en école secondaire va chambouler leur vie à jamais. Leur proximité fait jaser et les camarades de Léo lui demandent s’ils sont en couple. Celui-ci réfute et dit que Rémi est comme son frère. Mais ces questions le perturbent. Il s’interroge sur la vraie nature de leur proximité. À partir de ce moment-là, une distance s’installe de la part de Léo. Leur intimité est entachée. Léo s’écarte de Rémi et cela va être fatal à ce dernier qui repoussé dans cet amour, va se suicider. Mais comment faire son deuil lorsqu’on se sent responsable de la mort de son ami ? Comment analyser ce lien si fort qui les unissait : de l’amour, de l’amitié ?

    Close dresse le portrait d’une déchirure, explore le tourbillon des sentiments, la mise à l’épreuve de l’autre… Sensible et délicat, ce film joue sur la puissance des scènes qui par les regards et les silences en disent tellement plus que des mots. Les émois adolescents sont mis à découvert et laissent des traces indélébiles. Close ose pointer du doigt l’impact du regard de l’autre sur nos vies et de la difficulté d’assumer nos émotions et ce que dictent nos cœurs là où la société nous obligent à l’âge tendre à ne pas dévoiler qui nous sommes vraiment. Préparez les mouchoirs, pleurs garantis.

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  • Le 29 avril, le président Petr Pavel a promulgué une loi offrant aux couples de même sexe tous les avantages d’un couple marié sans pour autant donner le droit au mariage à proprement parlé. Cela apporte de nouvelles avancées à la loi de 2006 sur le « partenariat » dit civil dont certains points non négligeables. Les partenaires de vie peuvent désormais prétendre au droit de propriété conjointe, pouvoir hériter de l’autre et même toucher une pension de veuvage. Lorsque l’on fait famille, elle ouvre le champ de l’adoption par le/la partenaire des enfants du parent biologique, bien que cela reste à titre individuel. 

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