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  • La justice brésilienne a rendu son verdict le 31 octobre 2024 dans l'affaire de l'assassinat de Marielle Franco, une élue noire et bisexuelle du conseil municipal de Rio de Janeiro, abattue en 2018. La juge Lucia Glioche a condamné deux anciens membres de la police militaire à des peines de 78 et 59 ans de prison pour ce double homicide.

    Marielle Franco, âgée de 38 ans au moment de sa mort, était devenue une icône pour la gauche et la lutte contre la violence policière au Brésil. Son meurtre, survenu alors qu'elle rentrait chez elle avec son chauffeur, Anderson Gomes, avait choqué le pays et mis en lumière l’emprise du crime organisé à Rio. L'annonce du verdict a été accueillie par des larmes et des étreintes parmi les proches des victimes, dont sa sœur, Anielle Franco, actuelle ministre de l’Égalité raciale. « Parce qu'elle était une femme noire issue d'une favela, ses assassins ont pensé que son corps était jetable », a déclaré sa compagne, Monica Benicio. Les deux hommes condamnés, Ronnie Lessa et Elcio Queiroz, ont avoué avoir tiré sur la voiture de Franco. Leur peine effective sera cependant réduite grâce à un accord de plaider-coupable. Les autorités continuent d'enquêter sur les commanditaires du meurtre.

    Les procureurs suspectent des liens avec des milices et des motifs financiers derrière cette violence politique. Le père de Marielle, Antonio Silva, a souligné qu'il restait encore des responsables à identifier. L'instruction se poursuit, et la quête de justice pour Marielle Franco et Anderson Gomes est loin d’être achevée.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Après 4 ans au Metronum, le festival le plus joyeux de l’automne prend ses quartiers à la Cabane des Halles de la Cartoucherie.Cette année, la programmation fait la part belle à la musique live et aux sonorités rares. Explorant un large spectre des musiques électroniques, elle vous fera voyager entre des propositions douces et survoltées, pop et expérimentales. 
    On pourra aussi profiter de performances, expositions, stands, rencontres.
    Du 22 au 24 novembre (vendredi et samedi 18,50€, dimanche gratuit), 16 ter avenue Raymond Badiou. 
    halles-cartoucherie.fr/event/girls-dont-cry-festival-3/

    Bruno De
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  • Qui mieux que Cher elle-même pour raconter son incroyable vie.  Du haut de ses 78 ans, celle qui depuis sept décennies consécutives trône en haut des charts sort une autobiographie en deux volumes, s’il vous plaît. Il faut bien avouer qu’il faut au moins cela pour se livrer dans les moindres détails. Cher : L'autobiographie  passe en revue non sans humour le parcours d’une enfant dyslexique qui voulait devenir célèbre à l’icône de la pop culture que l’on connaît.

    Le premier opus sort le 20 novembre et retrace ses débuts extraordinaires depuis son enfance jusqu'à sa rencontre et son mariage avec Sonny Bono, et révèle la relation très compliquée qui les a rendus mondialement célèbres, mais qui a fini par les séparer.

    Cher, Partie 1,  Ed. Harper Collins, 400 pages,  29,90€

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Al Pacino : Un allié ?

    gay, cinema

    Al Pacino a pris une décision marquante concernant son rôle dans le film controversé La ChasseCruising (1980) de William Friedkin. Reconnu comme une représentation problématique de la communauté LGBTQIA+ et critiqué pour sa vision cartographique des bars sado-masochistes new-yorkais, Pacino a décidé de reverser l’intégralité de son cachet à des associations LGBTQIA+. Dans son autobiographie Sonny Boy : Mémoires, publiée le 11 octobre, il évoque ses doutes sur le film, qu'il a qualifié de « problématique ». Bien que motivé par un désir de repousser ses limites, il a rapidement regretté sa participation face à l’hostilité et aux protestations durant le tournage. Aujourd'hui, près de 45 ans plus tard, le film est réévalué comme un « film culte », qui, bien qu’imparfait, témoigne d'une époque clé de la culture gay.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Pour cette nouvelle édition, le Bal Queer sera résolument festif et engagé, rappelant ainsi que sous les paillettes, il y a de la rage ! Bordelle a convié cette année des artistes militant.es et décomplex(é)s : Akira & le Sabbat, le collectif Divin0, mais aussi une découverte queer/féministe, Camion Bip Bip. La maîtresse de cérémonie ne sera autre que la Veuve.
    Samedi 23 novembre (19h-minuit), 5€, Salle des Fêtes du Grand parc, Cours de Luze, 33300 Bordeaux.
    Réservation ici.

    Bruno De
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  • L'England and Wales Cricket Board (ECB) a annoncé une décision controversée : à partir de 2025, les femmes transgenres ayant subi une puberté masculine ne pourront plus participer aux compétitions d’élite du cricket féminin, incluant The Hundred. Cette règle, visant à garantir l'équité, suit une mesure adoptée par l'International Cricket Council (ICC) en novembre 2023.

    Malgré cette interdiction, les femmes transgenres pourront néanmoins jouer au niveau inférieur et en amateur. L'ECB, consciente des débats autour de ce sujet, a promis des consultations avant la mise en œuvre de cette politique.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • A l’occasion de l’édition anniversaire célébrant les 30 ans du Festival international de films LGBTQI++ Chéries-Chéris (15-26 novembre), le 7ème genre propose des séances spéciales au mk2 Beaubourg (Paris 3ème) et des événements exceptionnels au Tango Paris (Paris 3ème).

    Lundi 18 novembre de 18h à 21h30 au Tango Paris 

    Cinéma lesbien : Du diy (« do it yourself ») underground au gros budgets hollywoodiens
    En complément de la projection de Go fish et 30 ans après leur venue lors de la première édition du festival Chéries-Chéris, Rose Troche et Guinevere Turner (The L word) sont de nouveau là pour vous !
    En compagnie de leur amie, la fameuse réalisatrice américano-cubaine Anna Albelo (La Chocha), et avec le concours d’Anne Crémieux, elles reviennent sur leurs parcours.
    18h : ouverture des portes
    19h-21h : rencontre avec les invitées suivie d’un échange informel.

     

     

     

    Mardi 19 novembre  de 14h à 17h au Tango Paris 

    La jeune génération et 30 ans de cinéma Queer
    En complément de la projection de Go fish, trois étoiles montantes du jeune cinéma queer français nous parlent des films et des cinéastes qui les inspirent :
    Iris Chassaigne (Les Gens qui roulent la nuit, Swan dans le centre), Maité Sonnet (Massacre, Des jeunes filles enterrent leur vie) et Mathieu Morel (Anapidae (appelle-moi), Aussi fort que tu peux, Cum In my heart, Love et ex mortuus, The deep Queer massacre).
    Rencontre animée par Anne Crémieux (professeure de civilisation américaine), Anne Delabre (Le 7e genre) et Anna Albelo (La Chocha).

    Samedi 23 novembre  à 13h20 au MK2 Beaubourg

    Les Corps ouverts de Sébastien Lifshitz (1997 - 48')
    Les Terres froides de Sébastien Lifshitz (1999 - 62')
    Projection suivie d’une rencontre avec le réalisateur Sébastien Lifshitz, le monteur Yann Dedet et la monteuse Stéphanie Mahet.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Dimanche 24 novembre à 13h20 au MK2 Beaubourg

    L’homme blessé de Patrice Chéreau (1983 - 109')
    Projection suivie d’une rencontre avec l'acteur Jean-Hugues Anglade et l’assistant personnel de Patrice Chéreau pendant quinze ans, Jean-Marie Charuau.

    Mercredi 27 novembre à 20h30 au Tango Paris 

    Vegas in Space de Phillip R. Ford (1991 - 85')
    Projection suivie d’une rencontre avec le comédien, styliste et chanteur Romain Brau. Avec la présence exceptionnelle de Jackie Hyde, amie proche de Doris Fish, scénariste et actrice du film.


    Tarifs :
    - Au mk2 Beaubourg : tarifs habituels du cinéma
    - Au Tango Paris : entrée libre (5€ de soutien à Chéries-Chéris et consos appréciées...)
    Toutes les informations sur le site le7egenre.fr.

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  • Dans son 1er rapport, Loïc Chave, responsable de l’Observatoire des vulnérabilités queers de la fondation Le Refuge, met en lumière la précarité croissante qui touche la communauté LGBTI+, qui se manifeste à travers des besoins vitaux non satisfaits, notamment en matière d'hébergement. 
    En 2023, le Refuge a reçu 1 721 demandes d'hébergement pour seulement 204 places, révélant un déficit d'accueil de 843%. Cette situation alarme car les jeunes queers sont particulièrement touchés : 71% des cas de difficultés d’hébergement résultent de ruptures familiales. Les violences intrafamiliales — psychologiques, physiques ou sexuelles — exacerbent l'errance, avec 60% des personnes trans signalant des abus. 
    Les causes de cette précarité sont multiples, allant des discriminations à l'embauche et au logement à l'exclusion familiale après un coming-out. Les statistiques indiquent qu’une personne queer sur cinq a déjà été sans domicile en France, alors que les structures d'accueil restent sous-financées. 
    Cela souligne une crise sociale urgente nécessitant une action du gouvernement pour garantir des droits fondamentaux et des soins adéquats dans un contexte où près d’un Français sur cinq s’oppose au soutien de ces structures d’accueil. 
    Les recommandations du Refuge incluent un financement accru et une meilleure formation des professionnels sur les enjeux LGBTI+.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Vous avez bien lu. « Toute personne s’adonnant à cette pratique, en faisant sa promotion ou son apologie, sera poursuivie », a annoncé Mamadou Kassogue, le ministre de la Justice du Mali. Tout a changé jeudi 31 octobre. Alors que jusqu’à présent aucune sanction pénale n’était en vigueur contre l’homosexualité. Les militaires à la tête du pouvoir depuis 2020 viennent de faire des homosexuel.le.s des parias. Les peines encourues ne sont pas encore connues. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Voilà un festival éclectique : du 18 au 30 novembre, 12 jours dédiés à la création permettant de rendre visibles les thématiques lgbtqia+, 6 spectacles vivants (théâtre, cabaret, marionnettes et danse), 6 projections de films et série, une nuit Liberté (DJ set et performances drag) et une soirée Nomad’ Dancefloor. Derrière le terme intrigant de « queer », il y a la volonté d’aborder la question des sexualités à travers le prisme de la création artistique et de parler librement d’identités, d’orientations, de genres et des systèmes normatifs qui les contraignent souvent. Les Ouvreurs poursuivent également leur travail de sensibilisation et de prévention des discriminations lgbtqiaphobes. 
    Ils proposent durant le festival des médiations auprès de publics scolaires.
    Programme complet et lieux ici.

    Bruno De
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