Pour le troisième dimanche de l’avent, le pasteur Aaron Musser a fait une entrée remarquée en robe, maquillé et avec une perruque d’un blond incendiaire, devant un petit groupe d’enfants à l’Église luthérienne St Luke. « Prêcher en drag est une réflexion théologique sur la joie », a-t-il expliqué à la presse québécoise. Gay parfaitement assumé, Aaron Musser a rejoint l’ordre au cours de l’été 2021 et il poste avec régularité des messages d’inclusivité sur ses réseaux sociaux. « Je n’étais pas sûr de la façon dont le monde extérieur me traiterait quand ils m’ont vu ce matin. La joie est difficile à ressentir, elle est vulnérable. Mais n’est-ce pas si beau ?» a-t-il posté sur son compte Facebook. L’Église luthérienne St Luke a partagé l’événement avec fierté et publié des photos sur sa page Facebook. Le post a reçu près de 200 commentaires et les réactions étaient mitigées entre félicitations et messages homophobes. La section commentaire a donc été fermée.
Ils s’appellent John Whaite et Johannes Radebe. A l’instar de la version française, où Bilal Hassani (notre chouchou) a brillé de mille feux, les deux garçons sont arrivés à la deuxième place lors de la finale diffusée en décembre 2021 sur la BBC. Dans Stricly Come Dancing (le nom du programme outre-Manche), les deux garçons ont réalisé le meilleur score total de toute la saison et ont obtenu le plus de 10/10. Ouvertement gay, John a déjà gagné la finale du concours de pâtissiers The Great British Bake Off en 2012. Il n’imaginait pas a priori qu’il pourrait performer avec un partenaire masculin, qui-plus-est gay : « je pensais vraiment que je devais danser avec un partenaire hétéro, pour tempérer un peu et rendre la chose plus digeste ». Mais mis à part quelques messages, « la haine s’est évaporée dans un vague de bienveillance et de soutien ».
Le succès de la nageuse universitaire américaine Lia Thomas dans les piscines de l'Ivy League relance outre-Atlantique le débat sur la place des femmes trans dans les compétitions sportives. Ce championnat autorise les étudiantes trans à participer aux compétitions sportives féminines, dès lors qu'elles ont suivi un traitement de suppression de testostérone pendant au moins un an. Les victoires successives de la nageuse ont pourtant entraîné une vague de critiques. Les parents de sportives concourant aux côtés de Lia exigent qu’elle soit exclue des futurs événements féminins, qualifiant les règles actuelles de « menace directe pour les athlètes féminines dans tous les sports ».