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  • Douze États américains ont porté plainte contre Donald Trump, l’accusant de discrimination envers les personnes transgenres et intersexes.

    Cette action judiciaire, menée notamment par la Californie, New York et le Massachusetts, vise à contester une série de directives et de projets de loi soutenus par l’ancien président, jugés contraires aux droits civiques. Les plaignants dénoncent une politique fédérale qui, selon eux, aurait cherché à restreindre l’accès aux soins, à l’éducation et à la protection contre les discriminations pour les minorités de genre. Depuis son investiture, voilà déjà un an, Trump se livre à une guerre de sape et d’usure, multipliant les actions législatives à leur encontre. 

    Acharnement

    Au cœur du dossier figurent les mesures prises sous l’administration Trump pour limiter la reconnaissance légale du genre à des critères strictement biologiques. Ces décisions auraient eu pour effet d’exclure les personnes trans et intersexes des protections prévues par le Civil Rights Act et par le Title IX, qui garantit l’égalité dans les établissements scolaires recevant des fonds fédéraux. Les États plaignants affirment agir pour « rétablir la dignité et l’égalité de traitement » de milliers de citoyens privés de droits fondamentaux. De son côté, l’entourage de Trump dénonce une « manœuvre politique » à l’approche de la campagne présidentielle de mi-mandat de 2026, minimisant la portée juridique de la plainte. L’affaire, désormais portée devant une cour fédérale, pourrait devenir un test déterminant de la protection des droits des personnes LGBTQ+ aux États-Unis.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • « Makoumé » (créole) pourrait se traduire par « PD », « tante » ou tout autre terme employé dans le petit homophobe illustré (!). Noam Sinseau a repris ce terme pour en faire sa force, celle d’un jeune queer émancipé qui n’oublie pas de mettre quelques paillettes et beaucoup d’humour dans son discours, ce qui donne un stand up drôle mais aussi revendicatif. On ajoute une pincée de voguing et ça donne Makoumé superstar !

    A partir du 30 janvier à la Nouvelle Eve, 25 rue Fontaine, 75009 Paris, mais aussi en tournée dans toute la France en 2026.

    https://www.tcholele.fr/noam-sinseau.

    Bruno De
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  • Connaissez-vous Rainbow Wool ? C’est une initiative insolite et engagée qui met en lumière la lutte pour les droits LGBTQIA+ : des moutons gays, élevés dans une ferme biodiverse en Allemagne, fournissent leur laine pour une mode solidaire. Ces petites bêtes, souvent destinés à l’abattoir, vivent désormais en liberté, protégées et aimées, grâce à Michael, éleveur ouvertement gay. Leur laine, transformée en produits fashion, finance des projets pour la communauté queer via l’association LSVD+ - (Fédération pour la diversité queer), la plus grande ONG allemande qui représente les intérêts des personnes queer dans la politique, les médias et la société.  La démarche allie respect animalier, écologie et solidarité, tout en dénonçant la criminalisation de 62 pays où l’homosexualité reste punie. En achetant ou en adoptant un mouton, chacun peut soutenir cette cause, faire avancer l’égalité et rappeler que la diversité est une richesse universelle. Un vrai plaidoyer pour un monde plus juste, avec style.
     https://rainbow-wool.com

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Nice : Queernaval 2026

    Depuis plus de 10 ans, cet unique carnaval gay de France s’attache à promouvoir des valeurs de partage, d’inclusion et de vivre ensemble. Vendredi 27 février à partir de 20h, la place Masséna résonnera aux sons des batucadas et au rythme des drag queens/kings/queers et des déguisements flamboyants.

    Attention, l’entrée sur le site reste gratuite mais uniquement sur inscription, pour des raisons de sécurité : https://www.nicecarnaval.com/evenements/lou-queernaval. D’autre part, il est fortement conseillé de suivre le thème de cette année : Vive la Reine ! 

    Bruno De
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  • En France comme en Europe, le changement de genre et de prénom se joue aujourd’hui entre clarifications juridiques et bataille pour l’autodétermination.

    En France, la circulaire du 8 janvier 2026, signée par Gérald Darmanin, rappelle aux officiers d’état civil et aux magistrats les règles applicables aux personnes trans souhaitant changer de prénom ou de mention de sexe. Ces procédures doivent être « accessibles, rapides et respectueuses de l’intimité de la vie privée », loin du parcours du combattant dénoncé par les associations. Message central : la procédure est entièrement démédicalisée. Aucun certificat, traitement ou opération ne peut être exigé, le Code civil interdisant depuis 2016 de refuser une demande au motif que la personne n’a pas subi d’actes médicaux ou de stérilisation.

    La circulaire recadre aussi les pratiques illégales : certains tribunaux et mairies continuaient de réclamer des attestations médicales ou de juger de la « cohérence » entre apparence et prénom. Or les agents sont enjoints à ne pas « reproduire des stéréotypes de genre » et un prénom peut être neutre, épicène, féminin ou masculin. Mais le texte laisse un goût d’inachevé : la Défenseure des droits, Claire Hédon, plaidait pour déjudiciariser le changement de la mention de sexe et en faire une démarche déclarative fondée sur l’autodétermination. La circulaire, elle, se contente de surligner des principes existants sans toucher au rôle du juge.

    À l’échelle européenne, deux arrêts de la Cour de justice de l’UE, Mousse et Deldits, ouvrent un autre front. Mousse juge contraire au RGPD l’obligation de choisir « monsieur » ou « madame » pour acheter un billet de train, faute de nécessité objective. Pour l’avocat Étienne Deshoulières, « l’apport essentiel de Mousse est la possibilité d’une suppression de la mention de genre à l’état civil ». Deldits consacre, lui, le droit de corriger administrativement la donnée « sexe/genre » dans les registres publics, sans passage systématique devant un juge. Un colloque est justement organisé sur le sujet à l’Assemblée nationale, ce 22 janvier 2026. 

    Dans un contexte européen contrasté, ces décisions font du RGPD un outil stratégique pour transformer la reconnaissance du genre : passer d’un contrôle de légitimité à une véritable reconnaissance de la parole des personnes concernées.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Ce haut lieu d’engagement solidaire fermera ses porte le 27 juin prochain. S’en suivront plusieurs mois de travaux de mise en conformité par la Ville de Paris, propriétaire du fond, avant un appel à projets pour pérenniser l’ancienne gare de Charonne. Il reste donc quelques mois pour profiter des soirées, qu’elles soient solidaires, communautaires et queer.
    102 bis rue de Bagnolet, 75020 Paris

    Bruno De
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  • VIH : Alerte chez les 15-24 ans

    Santé publique France tire la sonnette d’alarme : les diagnostics de VIH ont augmenté de 41 % chez les 15-24 ans entre 2014 et 2023, alors qu’ils reculent chez les 25-49 ans.
    Cette hausse, qui s’accompagne d’une circulation accrue des IST bactériennes, touche particulièrement les jeunes Hommes ayant des relations Sexuelles avec des Hommes (HSH). Les 18-21 ans sont les plus vulnérables : leur recours à la PrEP (prophylaxie) est très faible (environ 8%), et ils sont nombreux à ne pas échanger sur la prévention avec un soignant. Cette fragilité est accentuée par une difficulté d’accès aux dispositifs de prévention (notamment pour les jeunes bisexuels ou en zones rurales/DROM) et concerne également une part croissante de jeunes originaires d’Afrique subsaharienne.
    Malgré près de 910 000 tests VIH réalisés par des jeunes en 2023, ces chiffres indiquent que les outils de prévention ne parviennent pas à cibler efficacement les plus jeunes.
    Santé publique France appelle à une mobilisation urgente et renouvelée : il est crucial de simplifier l’accès au dépistage, d’assurer la distribution de préservatifs gratuits et d’adapter l’information aux réalités des jeunes. 
    La lutte contre le VIH exige des actions ciblées, confidentielles et ancrées dans les territoires les plus touchés pour protéger cette génération.

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  • Paris: Une cure de Curado

    Après la parution de son livre Perles de profs et son succès sur les réseaux sociaux où il est suivi par 1,9 million de personnes, Tim Curado revient sur scène. Un spectacle dynamique et bienveillant pour s’amuser des idées reçues sur le monde de l’éducation, la place des élèves, de leurs parents et des profs.
    A partir du 30 janvier à la Nouvelle Eve, 25 rue Pierre Fontaine, 75009 Paris.

    https://timotheecurado.francebillet.com.

    Suivez le sur les réseaux sociaux, cet ancien professeur de physique-chimie distille de nombreuses perles de drôlerie (https://www.instagram.com/timth_c). 

    Bruno De
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  • Le titre de ce spectacle sonne comme une revendication, celle de de Bili Bellegarde, d’un rêve qui se réalise grâce aux rencontres et à la pratique du cabaret. Sur des accords piano/voix, Dyke raconte avec humour et tendresse son parcours d’enfant, son lesbianisme et ses amitiés queers à travers des compositions originales et des reprises de variété française et de pop qui font partie de son héritage musical. Il est ici question de la vulnérabilité à être sur scène, de la parole de l’intime et du récit de soi comme ouverture vers un partage de vécu avec le public. Parler de son expérience en tant que minorité tente d’en donner une représentation et de se connecter à l’autre. Ainsi, les luttes, le soin apporté au collectif et aux amitiés queers sont abordées joyeusement, avec espoir et détermination.

    Le 21 janvier aux Trois Baudets, 64 boulevard de Clichy, 75018 Paris. https://lestroisbaudets.com/l-agenda/dyke-par-bili-bellegarde

    Bruno De
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  • Face aux constats préoccupants en matière de santé mentale des personnes LGBT+, l’ENIPSE déploie son 3ème Centre de Ressources en Santé Mentale (CeSaMe) avec le soutien de l’ARS PACA. Ce dispositif vise à améliorer le bien-être et la qualité de vie. Il prend en compte l’ensemble des parcours de vie et les contextes des personnes concernées.
    Il propose :
    un accueil bienveillant et inconditionnel des personnes concernées et de leur entourage
    un accompagnement vers des parcours de bien-être psychologique adaptés
    la mise à disposition de ressources et d’outils répondant aux besoins identifiés.
    Enipse intervient également auprès des partenaires du territoire afin de soutenir les situations complexes, renforcer les pratiques professionnelles et améliorer l’accueil des personnes LGBT+, à travers des actions de sensibilisation et d’appui.

    Bruno De
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