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  • Documentaire : c’est la lutte finale !

    lesbiennes, gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer, cinema

    Un documentaire à visionner absolument pour tout cinéphile inverti-averti (!). L’auteur présente une rétrospective occidentale des LGBTQ+ dans le cinéma depuis 1895. Oui oui, dès les débuts du 7ème art sont apparu des personnages en marge.  Bien au-delà des suggestions et des sous-entendus, mais aussi de la moquerie, des cinéastes ont depuis le début osé et transgressé. Passionnant.

    L’homosexualité au cinéma, les chemins de la victoire, en streaming sur www.tv5unis.ca.

    Bruno De
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  • En septembre aussi, on peut prendre de bonnes résolutions. Et pourquoi pas emboîter le pas aux athlètes qui ont fait vibrer Paris cet été? La Fédération sportive LGBT+ propose donc les 14 et 15 septembre de venir rencontrer les nombreuses associations sportives, qui feront des démonstrations. Du sport oui, mais inclusif, c’est mieux…

    Halle des Blancs Manteaux, 48 rue Vieille du Temple, 75004 Paris.

    Plus d’infos ici.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Tommy Marcus sort enfin son 3ème album intitulé Musique Moderne. Après presque 30 ans en tant que DJ, 2 albums Brut et Airtime, l’habillage de la revue du Paradis Latin et quelques centaines de singles sous différents alias, cet album est une invitation à explorer la culture club underground actuelle et ce qu’elle doit aux différentes cultures club passées. 10 titres aux sonorités beaucoup plus orientés dancefloor que ses deux précédents opus, Musique moderne est un condensé de dance music qui redonne la part belle aux DJs avec ses versions extended pour les morceaux les plus dancefloors. Après un premier single au nom très explicite, Music for sex club, qui puise dans l’énergie tech-house et une bonne dose de son 80’s, Soda, le deuxième extrait, est un concentré de house music qui file sur de la tech house. Avec ces tracks, on plonge dans une période clubbing emblématique. Vous ne pourrez pas vous empêcher de remuer votre corps sous les bonnes vibes de Musique Moderne.

    Disponible sur toutes les plateformes d’écoute.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le divin nectar aurait dû couler à flot au Théâtre Clavel si le réchauffement climatique ne s’était pas invité dans le Saint des saints grec. Dans Olympe en chaleur ou Le crépuscule des Dieux, la nouvelle opérette mythécologique signée Michel Heim, c’est un peu la débandade, il faut bien l’avouer.

    La montée de la température n’impacte pas que les humains, les habitants de l’Olympe bien que pourvus de tout plein de pouvoirs sont aussi aux prises avec cette chaleur insupportable.

    En situation de crise, Junon convainc Jupiter, son mari, de réunir le Conseil des Dieux pour trouver comment faire pour que les hommes arrêtent les émissions de gaz à effet de serre, responsables de tout ce chambardement. Jupiter, Junon, Mercure, Neptune, Mars, Eros, Diane y vont toutes et tous de leurs idées mais aucun accord ne semble se détacher jusqu’à la décision de Junon : fuir tout en haut de l’Himalaya. Entre toges de circonstance, soleil assommant, préoccupations et intérêts individuels, ce spectacle est une critique douce-amère de la situation dans laquelle notre planète sombre inévitablement. Michel Heim en profite pour épingler le détachement de nos leaders qui préfèrent prendre la tangente et renvoyer la responsabilité sur d’autres, plutôt que de mettre tout en place pour résoudre ce problème.

    Et quoi de mieux pour accentuer le trait que de n’utiliser que des alexandrins et de chanter sur des musiques empruntées à Offenbach, mais aussi à Rossini, Trenet, Brassens, Brel, Barbara, Gainsbourg, Boris Vian, Michel Berger, Véronique Sanson, Mika, etc… pour faire passer des messages.

    Olympe en chaleur ou Le crépuscule des Dieux, du 10 septembre au 30 octobre, Théâtre Clavel, 75019.

     Infos ici.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La performance de l’actrice Karla Sofia Gascon dans Emilia Perez, le dernier film de Jacques Audiard a été unanimement saluée par le monde du cinéma. Celle qui a reçu lors du dernier festival de Cannes le prix d’interprétation féminine a pourtant dû faire face à une avalanche de propos transphobes d’une rare violence depuis son sacre. En réaction, elle a porté plainte notamment contre Marion Maréchal pour « outrage sexiste ». Lors de sa consécration, les propos puissants de l’actrice ont marqué les esprits par son authenticité et la visibilité qu’elle offrait à toute les personnes trans. Celle qui incarne le rôle principal de ce long métrage d’une puissance infinie n’est pas par hasard. Audiard a eu un véritable coup de foudre pour elle et comme il l’explique au site suisse 360.ch, « on a ouvert tous les radars. On était en plein casting, tout à coup je vois une photo d’elle. Le coup de foudre. Si je ne l’avais pas croisée, j’y serais encore. Peut-être, sûrement même, que je n’aurais pas fait le film. Karla est très attachée au problème de la transition. Mais surtout elle a ce truc fondamental. Elle me touche. Elle est drôle, forte, intelligente, douce, libre. Avant elle était Karl, un acteur. Après sa transition, elle a simplement repris son métier ». Dans ce film elle incarne Emilia, une ancienne chef de cartel mexicain enfermée dans un corps d’homme, Manitas. Elle change de vie avec l’aide d’une avocate. Emilia passée pour morte, resurgit quatre ans après et reprend contact avec son ancienne femme et ses deux enfants.

    Ce qui est le plus incroyable, c’est que ce genre de profil reste encore peu visible dans le cinéma français comme le démontre le magazine Les Inrockuptibles dans un article titré : « quelle place la France accorde-t-elle aux acteurs et actrices trans ? ». Là où les pays anglo-saxons intègrent largement les personnes trans dans leurs productions, la France reste « frileuse ». C’est encore très compliqué pour faire sa place, vivre de « son jeu » et d’être visible. L’exemple de Karla Sofia Gascon est une source d’inspiration pour de nombreux.ses acteur·rices  dans le métier. Espérons que les choses changent au plus vite.

    Emilia Pérez de Jaques Audiard, actuellement en salle.

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  • Bridgerton

    lesbiennes, cinema

    Dans la série, Cressida Cowper cherche un mari riche et beau, comme toutes ses consoeurs du XIXème siècle anglais. Deux siècles après, dans la vraie vie, Jessica Madsen est amoureuse d’une femme. Cette déclaration sur Instagram le premier jour du Mois des Fiertés n’a pas tardé à faire réagir plus que positivement ses fans aux quatre coins du monde, mais aussi ses collègues comédiens de Bridgerton. La « bonne » société a bien évolué, tant mieux !

    Bruno De
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  • Ce ressortissant mexicano-britannique a pu enfin quitter le pays libre, après 6 mois de détention arbitraire suite à un piège tendu par la police Qatari sur Grindr.

    Parodie de procès, la justice du pays avait prétexté la détention de drogue pour l’incarcérer. Grâce à la mobilisation d’ONG. « Ce qui m'est arrivé pourrait arriver à n'importe qui », prévient-il. Il convient donc de rester très prudent dans ces pays où l’homosexualité est condamnée.

    Bruno De
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  • Carton rouge

    Les Dégommeuses, l’association sportive qui a pour objectif de faire connaître le foot féminin a bien failli perdre la subvention de la mairie de Paris.

    En effet, lors d’un conseil de Paris, les élus de droite se sont tout simplement opposés à sa reconduction sans donner aucune explication. Jean-Luc Romero-Michel, l’adjoint à la maire de Paris, chargé des Droits Humains, de l’Intégration et de la lutte contre les Discriminations s’en est offusqué en séance. Et grâce à la majorité en place, la subvention a pu être validée. Une bonne nouvelle. Rappelons qu’outre le sport, les Dégommeuses sont impliquées dans la lutte contre les discriminations sexistes et lgbtphobes et au-delà de nos frontières, elles dénoncent le génocide palestinien en cours. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le conseil des superviseurs a voté une décision unanime en faveur de la protection des personnes transgenres, non binaires, non conformes au genre et bispirituelles qui viennent dans la ville pour recevoir des soins conformes à leur genre, contre les zones où les soins sont restreints. C'est l'une des premières grandes villes à adopter de telles protections. « La majorité de ces lois ciblent spécifiquement les personnes transgenres, y compris les jeunes », a déclaré le superviseur Rafael Mandelman au San Francisco Chronicle. « Alors que d'autres villes et États intensifient la haine, des villes comme San Francisco doivent intensifier l'amour.»

    La Californie est devenue un État sanctuaire pour les soins d'affirmation du genre à la suite de la signature par le gouverneur Gavin Newsom de la loi SB 107 en 2022. La loi interdit aux États qui ont banni le traitement salvateur de punir ceux qui se rendent en Californie pour le recevoir en empêchant la divulgation d'informations ou l'arrestation et l'extradition d'une personne sur la base d'ordonnances judiciaires d'un autre État. Alors que la Californie était déjà un État sanctuaire, la loi de San Francisco garantira spécifiquement que les ressources locales de la ville ne seront pas utilisées pour aider les forces de l'ordre d'autres juridictions dans leurs tentatives de poursuivre les familles des mineurs recevant des soins d'affirmation du genre, ainsi que leurs prestataires de soins de santé.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Alors que le Canada est réputé pour être l’un des pays pionniers au monde en termes de droits LGBT, de diversité et d’inclusivité, il « vit un « changement important » avec un « déclin marqué » du soutien de la population à la communauté LGBT+ » comme le confirme Sanyam Sethi d’Ipsos Canada dans les pages de notre confrère La Presse. En effet, « seuls 49 % des Canadiens appuient le fait que les personnes LGBT+ parlent ouvertement de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre quand ils étaient 61 % en 2021 ».

    Des chiffres qui s’expliquent par une porosité des discours haineux en provenance des Etats-Unis voisins et d’une parole décomplexée tenu par les partis conservateurs sur le web qui tournent en boucle et influencent les masses et certaines provinces comme l’Alberta, le Nouveau-Brunswick et la Saskatchewan qui souhaitent durcir les lois « concernant les jeunes transgenres en interdisant notamment les chirurgies de transition chez les mineurs ». Dans le même temps, les mots s’accompagnent de comportements de plus en plus violents. 

    A l’image du guet-apens dans lequel deux hommes sont tombés début août en Estrie. Ils auraient été agressés à Sherbrooke à la suite d'une rencontre faite sur la plateforme de rencontre Grindr, comme le rapporte Radio-Canada.

    Julien Claudé-Pénégry
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