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  • Albanie : 1er mariage lesbien

    lesbiennes

    Un geste courageux. Afin de manifester contre la loi n’autorisant pas le mariage des personnes de mêmes sexes, contre la religion qui impose ses diktats sur la société et afin de bousculer une tradition trop pesante, deux femmes lesbiennes ont eu l’audace de se marier. Les faits se sont déroulés le dimanche 19 mai sur le parvis de la mairie de Tirana relate, Le Courrier des Balkans. Une union symbolique vous l’aurez bien compris, mais qui exprime l’impatience des homosexuel.les d’accéder aux droits du reste de la population.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le Sénat a voté le 28 mai dernier une proposition de loi visant à interdire les bloqueurs de puberté et les procédures de transition pour les mineurs. On vous explique de quoi il retourne.

    Ce texte a peu de chances de devenir une loi. Mais il constitue un symptôme parfait de la vague de transphobie qui traverse la société depuis plusieurs mois. Alors de quoi s’agit-il? Le 28 mai dernier, le Sénat a voté une proposition de loi qui interdit et sanctionne les bloqueurs de puberté et les actes de chirurgie de réassignation pour les mineurs trans. Dans un Sénat où le parti Les Républicains détient la majorité, ce texte, défendu par la sénatrice LR Jacqueline Eustache-Brinio (déjà opposée à l’interdiction des thérapies de conversion), a obtenu 180 voix pour et 136 contre. Cette proposition de loi se base sur un rapport du parti Les Républicains, largement dénoncé par les associations LGBT, car très inspiré d’une association transphobe, L’observatoire de la petite sirène. 

    Les groupes socialistes, communistes et écolos ont voté contre le texte, ainsi que quelques élus du parti Renaissance. Lors des discussions, plusieurs oratrices ou orateurs ont eu à cœur de faire entrer dans le débat la parole des personnes trans. Yan Chantrel (PS) a ainsi évoqué son neveu trans et Mélanie Vogel (EELV) a parlé d’une petite fille de sa famille. C’était d’ailleurs sans doute le moment le plus fort de la soirée : « J’ai dans ma famille une petite fille trans, que j’aime infiniment, a-t-elle lancé à l’assemblée. Vous savez qui est sa première et sa plus fidèle alliée? Sa sœur. Pour comprendre, pour agir avec bienveillance, respect, dans l’intérêt de l’enfant concerné, il ne faut pas plus que la maturité émotionnelle et l’intelligence relationnelle d’une petite fille de huit ans et demi à qui on n’a pas appris à haïr, ni elle-même, ni les autres et qui n’a rien d’autre en poche que sa petite sœur et que son amour, rien de plus, rien de moins. »   

    Le flottement du gouvernement
    Le gouvernement était représenté par Frédéric Valletoux, ministre délégué chargé de la santé. Il est intervenu plusieurs fois pour réfuter nombre des arguments présentés par Les Républicains et appelé à attendre les conclusions de la Haute Autorité de Santé, qui travaille sur le sujet. Mais pendant une partie de la soirée, la position du gouvernement est restée floue, le ministre évitant soigneusement de se prononcer frontalement contre le texte. 

    L’explication de ce comportement nous est donnée par Mediapart : « ​​Jusque tard, (...) Frédéric Valletoux (...) n’a pas explicitement donné d’avis défavorable au texte. Et pour cause : à 21 heures, au sommet de l’État, la question n’était toujours pas tranchée, semble-t-il. Dans la journée, des sources sénatoriales avaient été prévenues que l’exécutif envisageait de laisser les parlementaires voter sans prendre lui-même position – en donnant un avis « de sagesse », dans le jargon.» »

    Cette consigne potentielle avait fuité dans l’après-midi et suscité une grande indignation auprès des militants, mais aussi auprès de parlementaires, comme le député Renaissance Raphaël Gérard. Le 11 avril dernier en effet, aux 30 ans de SOS homophobie, Aurore Bergé, ministre déléguée en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes, avait indiqué que le gouvernement s’opposerait « avec force » à ce texte. Or, avec des « avis de sagesse » à répétition, on se retrouvait assez loin d’une opposition « avec force ». Finalement, vers 22h30, la question semble avoir été tranchée et le ministre de la Santé a annoncé que le gouvernement s’opposerait au texte. 

    Redisons-le, cette proposition de loi a peu de chances de devenir une loi, car elle doit passer devant l’Assemblée Nationale, où LR est très minoritaire, puis revenir au Sénat et enfin à l’Assemblée et enfin devant une commission mixte paritaire, où là encore LR n’aura pas gain de cause. Il n’en reste pas moins, comme l’a souligné le sénateur socialiste Rémi Féraud, que « cette proposition de loi va servir à alimenter la transphobie dans la société. » 

    Les mots durs des associations

    Du côté associatif, on n’a pas de mots assez durs pour qualifier cette proposition de loi. Dans un communiqué, les associations Fransgenre et Organisation de solidarité trans parlent de la « proposition de loi la plus transphobe d’Europe ». « Ce texte ne relève pas de la santé, mais de la discrimination », martèlent les associations, qui critiquent également le positionnement du ministre, qui « a rendu un avis défavorable sur ce texte en se retranchant derrière le rapport à venir de la Haute Autorité de Santé, pour ne pas se positionner clairement ». 

    Dans un communiqué, Homosexualité et Socialisme va dans le même sens : « Cette proposition de loi rétrograde et dangereuse – loin de se soucier de la santé des enfants – retire des droits aux mineurs trans. C’est la société réactionnaire et transphobe qui s’est exposée hier soir dans l’hémicycle du Sénat, celle-là  même qui s’était opposée au droit à l’avortement, au PACS, au mariage pour tous et à l’interdiction des thérapies de conversion. »

    La contestation s’organise aussi dans la rue. Des rassemblements de protestation ont déjà eu lieu partout en France les 5 et 26 mai, avec le hashtag #RiposteTrans. Et on s’attend à ce que le sujet soit mis en avant lors de nombreuses prides au cours du mois de juin.

    Cet article a été publié dans Strobo Mag n° 32

    Xavier Héraud
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  • Nice: Inauguration de la rue Cathy Richeux

    gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer

    Figure bien connue de la communauté LGBT+, disparue en 2023, la militante a désormais sa rue. Qui-plus-est, L’actuelle rue Roquebillière, où se situe le centre LGBTQIA+ Côte d’Azur, devient la rue Cathy Richeux.

    Une cérémonie a eu lieu en présence du maire et du président du centre. Rappelons aussi le programme d’aide aux LGBT+ sans-abri qui porte son nom, la Maïoun de Cathy, et qui a déjà obtenu un premier logement.

    Pour faire un don, c'est ici.

    Bruno De
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  • Ils ont fait ce que le XV de France n’a pas réussi. Ce club amateur s’est imposé à Rome en mai, en battant en finale les Australiens, 5 fois champions du monde. Les Gaillards Parisiens, première équipe inclusive de rugby créée en France il y a 20 ans, ont pu soulever la Bingham Cup. À l’origine, ce tournoi était organisé avec des équipes gay. Aujourd’hui, le terme est « inclusif » car hétérosexuels, homosexuels, personnes trans et lesbiennes font partie des équipes… Toutes ont signé une charte de lutte contre l’homophobie et les discriminations dans le milieu sportif amateur. Le titre sera remis en jeu en 2026. 

    Bruno De
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  • La Turbulence a ouvert depuis début mai au Quai de La Photo, un rendez-vous dominical des plus insolites ! Les pieds dans l’eau ou presque de 18h à 1h45, cette péniche amarrée au 9 Port de la gare dans le 13e arrondissement de Paris se métamorphose en une guinguette arc-en-ciel. Dans cet espace safe, on vient profiter d’un moment suspendu pour bien finir le week-end. On vient se détendre, prendre un verre en amoureux.euses, entre ami.es, en famille, déguster quelques tapas, discuter, rigoler, faire des rencontres, s’amuser, danser sur une terrasse géante. Pour vous embarquer dans ce voyage hebdomadaire, vous aurez pour vous servir un crew des plus accueillants avec Mathieu, Daisy et Ancee. Drag Show et ambiance clubbing s'emparent du lieu à partir de 22h… Une adresse qui vaut le détour et qui vous offre une vue magique sur Paris.
    Infos ici.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Paris : Des autocollants LGBT-Friendly à l’entrée des bars

    gay, transgenres, bisexuel.le.s

    Au regard de la hausse significative des actes LGBTphobes recensés lors du 1er trimestre à Paris (+15%  selon les chiffres communiqués par la Préfecture de Police), le groupe communiste au Conseil de Paris par la voix du député Ian Brossat, souhaiterait que plusieurs arbitrages soient mis en place.

    A commencer par qu’« un module de prévention soit ajouté à la formation obligatoire pour les gérants de débit de boissons. On le sait, souvent, ces agressions ont lieu soit à l’intérieur soit en marge de ces débits de boissons. Il nous paraît utile que les professionnels soient formés sur ces sujets. Nous proposons qu’un réseau d’établissements accueillant du public libre de LGBTphobies soit créé avec apposition d’un sticker à l’entrée de ceux-ci », a-t-il argumenté. Le SNEG et la Ville de Paris y seraient favorables.

    Crédit photo Silar (Wiki Commons)

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Paris : on sort après la Marche

    bisexuel.le.s

    Pour ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas se mêler au cortège l’après-midi, de nombreux événements se déroulent dans la capitale le 29 juin. On commencera à l’apéro pour la soirée Cowboy au Comptoir du Trésor (7 rue du Trésor, 4e), puis le drag show Curiosity au Labo.  Quant au Workshow, il propose une Open Air XXL à partir de 18h (173 rue St-Martin, 3e). On attaquera le plat de résistance à la Pride of Monarch et son after officielle au Who's dès 8h.
    Retrouvez tous les événements sur la web app de Strobo, rubrique agenda.

    Bruno De
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  • Les Lilas : les feux des passages piétons en rainbow

    lesbiennes, gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer

    La ville de Seine Saint Denis a installé des gros stickers aux couleurs du rainbow flag sur de nombreux poteaux de feux piétonniers, pour marquer la quinzaine des Fiertés.  Espérons qu’ils auront un autre destin que les passages piétons arc-en-ciel de la Guillotière à Lyon, vandalisés le jour de leur mise en place.
    Aux Lilas, plusieurs événements ont lieu du 3 au 19 juin, notamment l’inauguration de l’esplanade Audre Lorde, du nom de cette militante afro américaine, féministe et lesbienne engagée. Elle a été choisie par les élèves et professeurs du lycée devant lequel elle se trouve à l’issue d’un vote citoyen.
    Programme ici.

    Bruno De
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  • Limoges : bientôt un centre LGBT+

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    Le collectif associatif Lim’bow aura bientôt son local. Il accueillera tout un chacun sans jugement. « Ce sera un endroit convivial et festif, nous y organiserons des soirées culturelles, des conférences sociales et militantes, des partages sur la prévention en faveur des LGBTI+ », selon la trésorière.
    On va croiser les doigts afin que tout soit prêt pour la Marche 2024, qui aura lieu le 14 septembre.

    En attendant, toutes les bonnes volontés sont bienvenues, sous forme de don financier, matériel et équipements divers, car Lim'bow souhaite dépendre le moins possible des subsides publiques.
    Infos ici.

    Bruno De
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  • Bruxelles (Brussels): Bruxelles : 30 ans d'Ex aequo

    gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer

    2024 solde trois décennies d’activisme pour l’association communautaire homosexuelle, Ex Aequo. Pour raconter cette histoire, une exposition en ligne est consultable sur leur site. Intitulée« toujourspas.exaequo.be » elle retrace les étapes marquantes de son travail pour la santé des hommes qui ont des rapports sexuels avec d’autres hommes. L’occasion pour le président, Pablo Sanz Moreno de rappeler qu’en réalisant cette exposition, l’objectif est de montrer comment « l’association a su rester pertinente et fidèle à sa mission première : agir par, pour et avec la communauté homosexuelle dans sa lutte contre le VIH mais aussi pour une santé meilleure. Parce que les personnes LGBTI ont un droit égal à la santé et au soin ».
    Infos ici.

    Julien Claudé-Pénégry
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