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  • Partir dans un autre pays pour les vacances est un véritable casse-tête pour les LGBT, comme le démontre un sujet de BFMTV. Choisir une destination donne l’impression de devoir faire le parcours du combattant pour s’assurer que tout est safe sur place. Comprenez par-là que les LGBTphobies sont dans de nombreux Etats monnaie courante. 

    L'homosexualité est illégale dans une soixantaine de pays et la transidentité n'est toujours pas reconnue dans une large partie du monde, selon l’association ILGA.

    Force est de constater que pour contrecarrer de mauvaises surprises à l’arrivée, il est primordial d’aller consulter les recommandations mises à jour et à disposition pour le ministère des Affaires étrangères.

    Pour garantir aussi de ne pas souffrir d’actes verbaux ou physiques, des sites et des plateformes de réservations comme Misterbnb proposent un large choix de logements à travers le monde destinés aux LGBTQIAP+.

    Néanmoins, il faut rester sur ses gardes, et bien que cela soit dur à écrire, avouer que dans certains lieux, il vous faille soit mettre votre fierté de côté pour éviter tout incident soit changer de zone de villégiature. Alors oui, faire semblant, se cacher n’est pas ce que nous souhaitons mais à vous de décider : boycotter les nations qui n’autorisent pas l’homosexualité ou jouer le jeu en connaissance de cause et à vos risques et périls à flirter avec la loi en vigueur dans le territoire de vos rêves.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Plus qu'une simple poupée, Barbie incarne les évolutions de la société à travers l’histoire. Mais saviez-vous que la Black Barbie célèbre l'impact considérable que trois femmes noires travaillant chez Mattel ont eu sur l'évolution de la marque Barbie telle que nous la connaissons.

    À travers les récits de ces charismatiques personnes, le documentaire de Netflix raconte comment la première Barbie noire a vu le jour en 1980, en examinant l'importance de la représentation et la façon dont les poupées peuvent être cruciales pour la formation de l'identité et de l'imagination. Truffé de témoignages forts, d’envies partagées, de modèles d’inclusivités, cette version de la Barbie classique a permis de faire apparaître enfin une référence qui correspond à toute la frange de la population loin de l’hégémonisme du profil blanc qui a été véhiculé à travers le monde. Indispensable.

    A visionner ici.

    Bruno De
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  • Un choc. Celui d’une écriture qui vous prend aux tripes. Sorti en 2023 chez Globe et édité chez Pocket, ce chef-d'œuvre de Douglas Stuart est un ovni tant par la force qui s’en dégage que par le propos qui nous assaille. Nous sommes en Ecosse, à Glasgow, dans ses faubourgs, là où la violence et la dureté de la vie s’entrechoquent sur fond de rivalités d’appartenances religieuses. Le tableau n’est pas rutilant et Mungo et James s’aiment malgré tout. Le premier est protestant quand le second est catholique. Mais on n’aime pas qui l’on veut par ici. On doit être « des vrais » hommes. Pour cela, Mungo doit réfréner ses sentiments, paraître aux yeux des autres et tout particulièrement auprès d’Hamish, son frère chef de gang qui fait respecter son honneur quoi qu'il en coûte. Dans ce drame social intense, foudroyant et âpre, Mungo est confié à deux gars qui doivent faire de lui ce que la société attend : un bon petit avec des valeurs en conformité avec sa classe et son genre. Pour cela, il va devoir se plier. Sur le loch auquel il a été envoyé pour pécher par sa mère, deux hommes vont se charger de lui pour en faire un « vrai homme ». Mais là tout va vriller.

    480 pages incisives et tranchantes qui décrivent les carcans de la masculinité et des carcans virils et anxiogènes de la classe ouvrière. Un portrait à la Ken Loach, amer et plein d’espoir qui fait émerger un Roméo et Juliette des temps modernes. Un best-seller mondial pour un manuscrit qui a essuyé 32 refus d'éditeurs avant d’être édité chez un petit éditeur indépendant. Étincelant de virtuosité.

    Mundo de Douglas Stuart, Ed. Globe, 480 pages, 24€

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Création du Rézo

    Face au regain de LGBTQI-phobie depuis plusieurs années, le fonds de dotation Queer as You a lancé le Rézo, « un partenariat avec des entreprises privées et des administrations qui s’engagent à rendre l’accueil des LGBTQIA+ fluide, inclusif, respectueux, rassurant et égalitaire ».

    La charte comprend plusieurs mesures concrètes comme l’accueil inclusif, la prise en compte du pronom et du prénom d’usage pour les factures et les quittances de loyers ou pour tout autre document administratif, la possibilité de choisir le vestiaire de son choix à la salle de sport, etc.

    Plus d’infos ici.

    Bruno De
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  • Russie : détransition forcée

    transgenres

    La première femme politique ouvertement transgenre en Russie a décrit comment les autorités russes l'ont menacée de l'interner dans un hôpital psychiatrique si elle ne changeait pas de sexe, a rapporté Novaya Gazeta Baltic mardi.

    Yulia Alyoshina, qui a dirigé le parti d'opposition Civic Initiative dans la région de l'Altaï en Sibérie jusqu'en 2022, a annoncé sur sa chaîne Telegram en mai qu'elle avait repris le sexe qui lui avait été assigné à la naissance et changé le nom de sa chaîne en « Alyoshin », la version masculine de son nom de famille. « J'ai parcouru les albums de photos de mes proches et j'ai prié pour eux, ce qui m'a aidé à réaliser que je suis un homme », a écrit Mme Alyoshina dans un message dans lequel elle s'est également excusée « auprès de tout le peuple russe ». Toutefois, dans une interview accordée à Novaya Gazeta Baltic, Mme Alyoshina a déclaré qu'elle avait écrit ses messages Telegram dans un état de « stress extrême » après avoir appris que les autorités russes prévoyaient de l'envoyer dans un hôpital psychiatrique. Mme Alyoshina a effectué sa transition en 2020, trois ans avant que Vladimir Poutine ne signe une loi interdisant la chirurgie de réassignation de genre et la thérapie hormonale pour les personnes transgenres et rendant impossible la modification du genre dans les documents officiels.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • 53 cas de Mpox en France, entre janvier et fin avril 2024, selon les derniers chiffres de Santé Publique France. Pour mémoire, le virus appelé initialement « variole du singe » puis « Monkeypox » avait occasionné une épidémie très importante en 2022, avec plusieurs milliers de cas en France, et quelques décès à l’étranger. Depuis, les contaminations se font plus rares mais la contagion continue à bas bruit. Cette année, en France, entre 12 et 14 cas sont découverts chaque mois, essentiellement chez les hommes (1 seule femme sur 53 cas).

    36% des personnes contaminées résidaient en Ile-de-France (dont 11 à Paris), 12 en Auvergne-Rhône-Alpes, 8 en Nouvelle Aquitaine (dont 6 en Gironde), 5 en Occitanie, 4 en Paca, 2 dans les Hauts-de-France, 2 en Bourgogne et 1 cas en Normandie.

    Parallèlement, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) nous apprend qu’en Afrique du Sud, le Mpox vient de provoquer 20 contaminations dont 3 décès, entre le 8 mai et le 2 juillet. Si vous n’êtes pas encore vacciné ou suffisamment vacciné, il est toujours possible de le faire.

    Franck Desbordes
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  • Dans le cadre des Jeux Olympiques de Paris 2024, nous vous avions déjà présenté dans les précédentes éditions de Strobo, que la Pride House serait accessible à la communauté LGBTQIAP+. Avec le slogan de Paris 2024 «â€¯ouvrons grand les Jeux », la Pride House pilotée par l’association Fier-Play en collaboration étroite avec Paris 2024, ses partenaires, et ses parties prenantes publiques transforme le Rosa Bonheur sur Seine, sur le port des Invalides dans le VIIe arrondissement de Paris en terre d’accueil. La barge accueillera en ensemble d’activités ouvertes à toutes et à tous, athlètes, supporters LGBTI+ et leurs allié·e·s.

    Une safe place unique en son genre, un lieu d’expression, d’inclusion et de diversité qui au fil des jours aura soin de vous faire vivre les JO à travers la culture, la fête et le sport bien évidemment.

    N’hésitez pas à consulter régulièrement le programme ici.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Nice : Dolly white

    Une fête réunissant plus de 5000 personnes en plein cœur de Nice : les connaisseurs en ont pris l’habitude chaque été. Cette année, ils se réuniront place du Pin le 14 août à partir de 18h. On prendra bien sûr soin de revêtir son plus bel ensemble blanc, plus ou moins habillé, car toutes les fantaisies seront permises. 

    Bruno De
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  • Le 30 juin, Brenda Biya, fille du président du Cameroun, a publié sur Instagram une photo d’elle en train d’embrasser une autre fille, la mannequin brésilienne Layyons Valença. Un coming out visuel dans un pays qui pénalise l’homosexualité comme un délit de droit commun. En guise de légende, la jeune rappeuse de 26 ans aussi connu sous son nom de scène King Nasty déclare : « je suis folle de toi, et je veux que tout le monde le sache ». Le cliché a bien évidemment provoqué une polémique au sein du pays alors que de nombreuses personnalités se sont empressées de la remercier pour un tel courage et de la féliciter en espérant que cet acte puisse faire bouger les lignes dans le pays dirigé depuis quatre décennies par Paul Biya, son père. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Il est des personnalités hors cadre, foutraques, plurielles et tellement singulières. Elian Lille dit Elian pine Carrington en est une. Dans EpC L’inqueerable, aux éditions Maïa, tout est dit sans pincette, ni délicatesse quoique si parfois. Mais ce qui est bon, c’est d’aller à sa rencontre. Et quoi de plus efficace qu’une autobiographie pour tout balancer. Plus de 353 pages qui filent comme la folie douce de cette créature. De 1961 à 2023, 40 anecdotes nous sont comptées comme autant de moments qui ont façonné une existence entre le vrai, le faux et le réel. Une accumulation de mots qui s’enchevêtrent et qui brossent le portrait d’un performeur en perpétuelle transformation.

    Mais de ces multiples instants, on traverse toute une époque, on croise des amis, on foule des lieux mythiques, on vit par procuration la rétrospective d’une vie aux multiples facettes, où jamais rien n’est définitif. Une galaxie percutante qui crie la fureur de vivre, les désillusions, les joies insolentes, le pire comme le meilleur, mais franc du collier à n’en pas douter. Etes-vous prêt.e.x.s ? Prenez une grande inspiration, embarquement immédiat pour une virée en apnée un récit queer, celui de l’Inqueerable par excellence, l’incontournable EpC !

    EpC L’Inqueerable, de Elian Lille, Ed. Maïa, 26€

    Julien Claudé-Pénégry
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