
Grace Richardson, étudiante en comédie musicale de 20 ans, est entrée dans l'histoire en devenant la première Miss Angleterre ouvertement lesbienne le 21 novembre à Wolverhampton. Face au jury, elle a choisi d'évoquer l'histoire de son coming out et le harcèlement scolaire subi, déclarant à CNN : « ce sont ces histoires qui font que chacun d'entre nous est unique, je ne vois donc pas l'intérêt de les cacher ». Même si elle admet que « [sa] sexualité n'a aucune importance pour [son] rôle de Miss Angleterre », la lauréate insiste sur la portée de son geste : « M'exprimer en tant que femme homosexuelle participe à la normalisation », rapporte CNN. Par cette victoire assumée, Grace Richardson espère « inspirer plus de femmes » à réaliser leurs rêves. Elle représentera l'Angleterre à Miss Monde en 2026.

Le lieu d’art Transfo – Emmaüs Solidarité (10e arrondissement de Paris) consacre, jusqu’au 7 février 2026, la première exposition personnelle en France de Jenna Marvin. Révélée par le documentaire Queendom (Agniia Galdanova, 2023), l’artiste russe de 26 ans, réfugiée en France depuis trois ans, y déploie avec Propaganda un ensemble de photographies, vidéos et installations où le geste performatif devient acte politique. 
Le Tribunal administratif de Paris a prononcé une « condamnation symbolique » de l'État pour son manquement prolongé à l'obligation d'organiser « au moins trois séances annuelles » d'Éducation à la sexualité (EVARS), en vigueur depuis 2001. Saisi par le Planning Familial, Sidaction et SOS homophobie, le tribunal « constate que l’État a, jusqu’en février 2025, manqué à son obligation » et a jugé cette carence « une faute ». L'État a été condamné à verser l'euro symbolique réclamé. Les associations saluent une « victoire majeure » comme précisé dans le quotidien Le Monde, mais déplorent le rejet de leur demande d'injonction, car le tribunal a estimé que la publication des nouveaux programmes EVARS en février 2025 mettait fin au « comportement fautif ». Sarah Durocher du Planning Familial a souligné qu' « Il y a des générations entières qui n’ont pas pu en bénéficier ». Le ministère de l'Éducation nationale affirme que l'action engagée en 2025 « démontre la détermination de l’État à garantir pleinement ce droit essentiel ». Cependant, les associations restent « méfiantes » et exigent des mesures concrètes : un plan de formation national pour le personnel, des « financements dédiés, stables et suffisants » pour les partenaires, et le renforcement de la « coordination nationale de l’EVARS » tel qu’indiqué par un communiqué officiel du Planning Familial. 
Nouvelle révolution sur la glace. La fédération British Ice Skating a annoncé, ce 10 décembre 2025, qu'elle autorisera les couples de même sexe en danse sur glace dès la saison prochaine. Selon l'association STOP Homophobie, cette décision vise à « élargir l’accès au sport » et à briser des normes genrées séculaires. Si le Canada et la Finlande ont déjà sauté le pas, cette mesure reste cantonnée aux compétitions nationales. L’instance internationale (ISU) impose toujours la mixité pour les Mondiaux ou les JO. Pour les athlètes, c'est une victoire afin de mettre en avant le « talent et de liberté d'être soi », et non de genre !
a FIFA prévoit un « Pride Match » en 2026, opposant l’Égypte à l’Iran lors de la Coupe du monde à Seattle. Une initiative censée promouvoir les droits LGBTQ+, mais elle soulève une controverse majeure : ces deux pays condamnent l’homosexualité, passible de peines sévères, voire de la peine de mort en Iran. Selon un officiel FIFA, l’objectif est de célébrer la Fierté dans une ville accueillante : « le football peut unir au-delà des frontières », a expliqué un porte-parole. Cependant, les gouvernements concernés dénoncent cette remise en question de leurs valeurs. « nous nous opposons à cette décision » ont déclaré l’Iran et l’Égypte, qui envisagent de la contester.
Une loi historique vient d’être adopté en Albanie rapporte le site d’actualité Balkan Insight interdisant toute forme de discrimination basée sur le sexe, l’identité de genre ou les caractéristiques sexuelles. Désormais, la charge de la preuve dans les affaires de violence sexiste revient à l’agresseur, renforçant la protection des victimes. La nouvelle législation prévoit également un quota de genre pour garantir une représentation équilibrée : 30 à 50 % de femmes dans le parlement, le gouvernement, l’administration publique, la police, le service diplomatique et les conseils d’administration.
Le tribunal correctionnel de Paris a tranché le 8 décembre 2025 : l’animateur guadeloupéen Éric Damaseau est reconnu coupable d’injures publiques homophobes. En cause, deux vidéos de sa chaîne La Pause Sans Filtre diffusées en 2022, où il qualifiait les personnes LGBT+ de « dépravées » ou de « malades ». L’audience, tenue en octobre dernier à la suite des plaintes de STOP homophobie, Mousse et ADHEOS, a mis en lumière la dangerosité de tels discours. Le polémiste est condamné à 2 000 euros d’amende et devra verser des dommages et intérêts aux associations. « Dans un territoire insulaire, ces discours ont un impact décuplé », souligne Me Étienne Deshoulières, avocat des parties civiles comme le précise STOP Homophobie. Ce jugement rappelle que la liberté d'expression ne permet pas la stigmatisation, particulièrement dans des Outre-mer où les violences LGBTphobes restent alarmantes.
Le tennisman suisse Mika Brunold, 21 ans, a annoncé son homosexualité sur Instagram, devenant le deuxième joueur professionnel masculin à faire son coming out publiquement. En pleine montée, passant de la 750e à la 310e place, il affiche sa sincérité : « le succès sur le court n'est pas qu'une compétence, c'est aussi de rester fidèle à soi-même. » Fier de qui il est, il dénonce l'absence de discussions sur l'homosexualité dans le sport et espère un monde où le coming out ne serait pas nécessaire. Son courage, après des insultes homophobes, constitue une avancée pour la visibilité LGBT dans le tennis. 
La nouvelle fait froid dans le dos et rappelle les heures sombres de la collaboration française sous le régime de Vichy. Le gouvernement en établissant une « table de correspondance des noms et prénoms » durant les JO de Paris contrevient à la liberté individuelle et une atteinte à la vie privée, explique le député LFI du Bas-Rhin, Emmanuel Hernandes. 
Le maire de Montpellier, Michaël Delafosse a déposé plainte le mardi 25 novembre contre le groupe d'extrême droite Jeunes d’Oc. En cause : le vandalisme de plusieurs drapeaux LGBT+, maculés de noir ou tagués « Stop Woke » le week-end dernier, notamment à la gare Sud de France. Revendiquées en vidéo par le groupuscule, ces actions ont suscité l'indignation de l'édile : « leur intolérance et leur haine doivent trouver une totale fermeté », a-t-il martelé. Alors qu'une enquête est ouverte pour dégradation de biens communs, les associations LGBT+, en émoi, réclament des sanctions rapides face à ces actes concertés.