Dans son nouveau film le Visiteur, le réalisateur canadien Bruce LaBruce offre une relecture audacieuse du chef-d'œuvre de Pasolini, Théorème, tout en intégrant ses propres obsessions cinématographiques.
Au cœur de cette œuvre provocatrice se trouve Bishop Black, qui incarne le personnage principal, un visiteur mystérieux et queer, qui arrive à Londres dans de grandes malles. Le film débute lorsque ce visiteur, qui se fait passer pour le neveu d'une gouvernante, entre dans une maison bourgeoise. La famille qui l'accueille, vide de sens et de passion, est rapidement troublée par sa présence. Il faut avouer que l’acteur Bishop Black, plus puissant que jamais, incarne une sensualité complexe, faisant du « visiteur », un moment de transgression ludique et jubilatoire.
Présenté au Porn Film Festival Berlin et au Festival Chéries Chéris, LaBruce ne se contente pas de revisiter Théorème ; il l'étoffe de scènes fétichistes et surréalistes, provoquant à la fois le dégoût et l'humour. Chaque membre de la famille est métamorphosé par l'influence du visiteur, dont le magnétisme est à la fois électrisant et déstabilisant.

Alors même que les jeunes sont très touchés par l’épidémie à VIH-sida et que le Centre Régional d'Information et de Prévention du Sida (CRIPS) assure information et prévention auprès de ce public spécifique, la Région Ile-de-France a annoncé une baisse de 10% de ses subventions à cet organisme.
Femme trans racisée, Mélody Williams transcende les genres et les cultures à travers sa musique, affirmant haut et fort son identité. Son message, « oser être soi-même », résonne comme un appel à embrasser son individualité, à se libérer des stéréotypes et à célébrer la diversité. Elle incarne l'idée que l'authenticité est une forme de résistance et un chemin vers la liberté.







Jusqu’au 9 février 2025, la Gaîté Lyrique explore Trans*Galactique, une exposition singulière et plurielle célébrant les identités trans et queer. Sous le commissariat de Superpartners, composé des artistes Smith et Nadège Piton, ainsi que de Frank Lamy et Balthazar Heisch, cette exposition s'inspire du numéro éponyme de la revue the Eyes, publié en 2020.
Le 19 novembre, la représentante républicaine Nancy Mace a proposé un texte controversé visant à interdire à Sarah McBride, première élue trans du Congrès américain, d'utiliser les toilettes pour femmes du Capitole. Cette initiative a suscité des réactions vives au sein du camp démocrate, qualifiant le projet de « cruel » et « odieux ». Des élus comme Becca Balint et Mark Pocan ont dénoncé une manœuvre politique visant à attirer l'attention de Donald Trump. Nancy Mace soutient que « les hommes biologiques n’ont rien à faire dans les espaces privés des femmes », tandis que des figures républicaines comme Mike Johnson ont botté en touche, apprend-t-on dans un article du Monde, plaçant la question dans un contexte de débat plus large sans se prononcer clairement. En réponse, Sarah McBride a qualifié le projet de Mace de « manœuvre de l'extrême droite », appelant à une plus grande compréhension et respect dans les interactions entre individus aux parcours divers.
L’adaptation poignante de La prochaine fois que tu mordras la poussière, le best-seller de Panayotis Pascot, se joue au cœur de Paris, au sein du théâtre du Petit Saint-Martin. Mettant en scène Vassili Schneider dans le rôle principal, la pièce explore avec finesse la relation complexe entre un père et son fils, alors que ce dernier attend des nouvelles de son père gravement malade. Sous la direction de Paul Pascot, la mise en scène captivante, ponctuée de mouvements astucieux et d'éléments visuels touchants, accompagne les mots percutants de son frère.