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  • Le Michigan a interdit la défense dite « panique gay et trans », qui permet aux avocats de la défense pénale d'utiliser l'orientation sexuelle ou l'identité de genre d'une victime comme argument de défense.

    Dans un communiqué diffusé par le bureau du gouverneur du Michigan, il précise que le projet de loi « élargissait considérablement » les protections de la communauté LGBTQ « en la protégeant contre les actes violents de discrimination, les préjugés et les crimes de haine ».

    Cet État est désormais le 20e État à interdire ce type de défense, selon le Movement Advancement Project, un groupe de réflexion sur les LGBTQ.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Dans les pages du Washington Post publié le 27 juillet 2024, on apprenait que Jeffrey Burrill, un prêtre catholique américain, poursuivait l’application de rencontres gay Grindr. En effet, il fait partie de ses nombreux utilisateurs qui ont vu leurs données vendues.

    Selon les informations, celles-ci auraient été achetées par une organisation catholique aux Etats-Unis, qui a permis ensuite à celle-ci de rendre public l'identité des prêtres gays dans les journaux.

    Les profils des ecclésiastiques révélés, l’Église les a congédiés. Sorte de chasse aux sorcières modernes et de mise au bûcher, bien que religieux, les plaignants ont fait appel à la justice pour divulgation d’informations personnelles.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Alors que le Canada est réputé pour être l’un des pays pionniers au monde en termes de droits LGBT, de diversité et d’inclusivité, il « vit un « changement important » avec un « déclin marqué » du soutien de la population à la communauté LGBT+ » comme le confirme Sanyam Sethi d’Ipsos Canada dans les pages de notre confrère La Presse. En effet, « seuls 49 % des Canadiens appuient le fait que les personnes LGBT+ parlent ouvertement de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre quand ils étaient 61 % en 2021 ».

    Des chiffres qui s’expliquent par une porosité des discours haineux en provenance des Etats-Unis voisins et d’une parole décomplexée tenu par les partis conservateurs sur le web qui tournent en boucle et influencent les masses et certaines provinces comme l’Alberta, le Nouveau-Brunswick et la Saskatchewan qui souhaitent durcir les lois « concernant les jeunes transgenres en interdisant notamment les chirurgies de transition chez les mineurs ». Dans le même temps, les mots s’accompagnent de comportements de plus en plus violents. 

    A l’image du guet-apens dans lequel deux hommes sont tombés début août en Estrie. Ils auraient été agressés à Sherbrooke à la suite d'une rencontre faite sur la plateforme de rencontre Grindr, comme le rapporte Radio-Canada.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Carton rouge

    Les Dégommeuses, l’association sportive qui a pour objectif de faire connaître le foot féminin a bien failli perdre la subvention de la mairie de Paris.

    En effet, lors d’un conseil de Paris, les élus de droite se sont tout simplement opposés à sa reconduction sans donner aucune explication. Jean-Luc Romero-Michel, l’adjoint à la maire de Paris, chargé des Droits Humains, de l’Intégration et de la lutte contre les Discriminations s’en est offusqué en séance. Et grâce à la majorité en place, la subvention a pu être validée. Une bonne nouvelle. Rappelons qu’outre le sport, les Dégommeuses sont impliquées dans la lutte contre les discriminations sexistes et lgbtphobes et au-delà de nos frontières, elles dénoncent le génocide palestinien en cours. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Pour ceux/celles qui souhaitent emboîter le pas aux reines du drag, Stevie Rosebush propose des ateliers make-up/tenue/construction du personnage/performance. Ca se passe au bar le Boum les 12 et 19 septembre pour un show le 3 octobre.

    Inscription : boumequipe@gmail.com (avec en objet « Stevie’s Workshops »).

    Bruno De
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  • Lyon : Street queer de la rentrée

    gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer

    La rue Coysevox va être transformée par Body Design Lyon en un festival de couleurs, musique et solidarité. Au programme samedi 28 septembre de 16h à 23h : DJ sets, spectacles drag, buvette associative, prévention avec des stands de dépistage et distribution de matériel par Enipse.

    Bruno De
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  • La mairie l’a acté : un monument en mémoire des personnes LGBT+ déportées pendant la Seconde Guerre Mondiale va être érigé non loin du Pavillon de l’Arsenal, dans le 4ème arrondissement. Jean-Luc Verna, artiste en charge de sa création souhaite cette œuvre comme une « commémoration aux gens partis mais aussi l’ombre portée par les menaces qui subsistent. Comme on voit partout que l’histoire se répète et qu’aucun droit acquis n’est pérenne, je pense qu’il était bon de ne pas s’adresser uniquement au passé, mais de distiller aussi quelque chose de l’ordre du présent ».

    Bruno De
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  • Rien ne va plus. On ne serait pas loin d’un autodafé tellement la directive en place est radicale : faire disparaître des rayons des bibliothèques tous les ouvrages faisant référence aux thématiques LGBTQ. Non, vous ne rêvez pas, c’est en bien vrai et c’est de l’autre côté de la Manche que cela est en train de se dérouler.  C'est à chaque fois, le même modus operandi, une plainte de parent sur le contenu d’un ouvrage et c’est tout qui disparaît.

    Dans une enquête menée par Index auprès de bibliothécaires scolaires britanniques, 53 % des personnes interrogées ont déclaré qu'on leur avait demandé de retirer des livres tous styles confondus, plus de la moitié de ces demandes émanant de parents.

    Parmi eux, 56 % ont retiré le ou les livres en question. Parmi les titres, citons This Book is gay, de Juno Dawson ; Julián is a mermaid, de Jessica Love ; et l'abécédaire ABC Pride, de Louie Stowell, Elly Barnes et Amy Phelps, ainsi que de nombreux autres titres à contenu LGBT+.

    Plus inquiétant encore, il semble qu'il y ait beaucoup d'autocensure - les bibliothécaires ne fournissent pas de livres de peur d'entrer en conflit avec les parents et le personnel supérieur des écoles religieuses ou de celles dont on pense que le corps étudiant est religieusement conservateur. Le même phénomène est en train de se produire aux USA.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Lucie Castets, candidate du Nouveau Front Populaire pour Matignon, a fait son coming out dans les colonnes de "Paris Match" au cœur de l’été. Globalement peu commentée, cette déclaration aura malgré tout fait l’objet de quelques remarques, comme celle de l’ancienne ministre Nathalie Loiseau, qui montrent que les personnalités politiques LGBT ne sont pas encore tout à fait acceptées en politique.

    Les coming outs en politique ne sont pas encore un non-événement. Dans l’été, Lucie Castets candidate du Nouveau Front Populaire pour le poste de Première ministre, a révélé son homosexualité dans les colonnes de Paris Match : « Je souhaite trouver un équilibre entre protéger ma famille, ma femme et notre enfant, et dire qui je suis », explique-t-elle. La déclaration de la haute fonctionnaire aura finalement suscité peu de commentaires. Mais il s’est trouvé quelques grincheux pour faire des remarques déplacées, sinon homophobes. Outre une tribune du Point où Brice Couturier a expliqué sur une page entière qu’on se foutait de ce coming out, on retiendra le tweet de Nathalie Loiseau, ancienne ministre chargée des affaires européennes dans le gouvernement d’Edouard Philippe et aujourd’hui députée européenne (Horizons). « Pour moi, la politique passait par la discrétion sur soi-même, le service des autres et le passage par l’élection. Mais ça, c’était avant. Je dois être très très old school », a-t-elle écrit le 8 août. 

    « Old-school… « ou homophobe ? », lui a répondu la députée écolo de Paris Sandrine Rousseau.  « Si les imbéciles qui répètent qu’on fait son coming out médiatique pour faire parler de soi étaient exposés au dixième des insultes qu’on subit quand on franchit ce pas, ils changeraient d’avis assez vite… », a ajouté le sénateur communiste Ian Brossat, qui est gay. 

    La discrétion ne vaut que pour les homos

    Sur X, les autres usagers du réseau social ont pu rappeler à Nathalie Loiseau qu’elle avait posé pour les photographes avec son mari, et que le président sous lequel elle a servi n’a jamais hésité à mettre en scène son couple en Une de Paris Match par exemple. Comme d’innombrables personnalités politiques avant (et après) d’ailleurs. La discrétion, comme souvent, ne semble valoir que pour les homos.

    A l’accusation d’homophobie de Sandrine Rousseau, la députée européenne a répondu : « Sandrine Rousseau, ça se passe bien les accusations gratuites ? Tranquille, au frais ? Vous essentialisez Lucie Castets en la réduisant à son orientation sexuelle. Pas moi. Drôle de façon d’essayer de réunir les Français. Pas la mienne en tous cas. »

    On pourra rétorquer que Lucie Castets ne cite pas le nom de sa femme, ni celui de son enfant. Elle n’a pas fait d’apparition publique avec eux ou organisé de séance photo pour la presse. C’est donc bien la mention de son orientation sexuelle qui gêne.

    Deux personnes LGBT de suite à Matignon ?

    Lucie Castets, 37 ans, est directrice des finances et des achats à la ville de Paris. Inconnue du grand public il y a encore quelques semaines, elle a été désignée candidate au poste de Première ministre par les quatre partis du Nouveau Front Populaire, dont la coalition est arrivée en tête au second tour des élections législatives de juin. Si jamais elle était désignée à la tête d’un gouvernement cela ferait une deuxième personne LGBT de suite à ce poste, Gabriel Attal étant ouvertement gay et ce serait la première femme lesbienne. Mais nous n’y sommes pas encore. 

    Vendredi 5 septembre, le président de la République a nommé Michel Barnier à Matignon, ce que beaucoup qualifient d’abus de pouvoir et de déni de démocratie. Il a ensuite posé en Une de Paris Match avec son épouse sans que Nathalie Loiseau ou Le Point trouvent à y redire. CQFD.

    Photo: Wikipedia

    Cet article a été publié dans Strobo n°34

    Xavier Héraud
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  • Afin de donner le plus large éventail d’égalité à ses concitoyens, le gouvernement allemand propose d’intégrer l’orientation sexuelle à sa Constitution. Jusqu’à présent, les discriminations basées sur le genre, la race ou la religion sont interdites par la Loi fondamentale de 1949.

    Les LGBT se verraient offrir par cette proposition une protection supplémentaire et ainsi cela comblerait une lacune juridique importante. Mais il semblerait que des divisions sur le sujet animent les bancs des partis politiques. Affaire à suivre.

    Julien Claudé-Pénégry
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