Thèmatiques
Articles | Brèves
  • « Le délit de sodomie est déclaré anticonstitutionnel et invalide », a indiqué la Haute cour de Windhoek la capitale namibienne, le vendredi 21 juin. Cette décision historique et saluée par toute la communauté LGBT proclame de manière générale que « les délits de sexe contre nature » sont considérés comme contraires à la constitution. 

    Cette position des juges vient mettre un terme à la loi criminalisant les relations homosexuelles datant de la période coloniale, en 1927, lorsque le pays était sous mandat de l'Afrique du Sud au sein de l'Empire britannique.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Artiste idolâtrée dans le monde entier, Céline Dion est à l’honneur cet été à travers deux documentaires passionnants qui proposent d’explorer deux moments intimes et constitutifs de sa vie. 

    A commencer par Céline, la note parfaite de l’Eurovision disponible sur Arte. 54 minutes qui nous ramènent en 1988, lorsque la jeune québé-coise a remporté le grand con-cours de chant européen. A base d’images d’archives et de témoignages, on y découvre une jeune fille pleine de vie qui, en remportant ce show pour un pays qui n’est pas le sien, va propulser sa carrière vers le firmament. Je suis : Céline Dion, le second programme est quant à lui diffusé en exclusivité sur Prime Vidéo. Celui-ci se veut plus brut, plus incisif, plus dérangeant même diront certains. Vous y voyez la chanteuse dans tout ce qu’il y a de plus grandiloquent. De concerts en enregistrements jusqu’aux confidences et la lutte contre cette maladie qui l’affecte et l’a obligé de mettre en retrait sa carrière, Céline Dion se livre comme jamais.

    Forte et fragile, inquiète et battante, elle met enfin des mots sur le syndrome de la personne raide dont elle souffre. « Ces dernières années ont été un grand défi pour moi, de mon diagnostic jusqu'à l'apprentissage d’une façon de vivre avec la maladie et de la gérer, sans la laisser me définir », écrivait en janvier la principale intéressée. « Alors que je marche vers un retour à ma carrière de chanteuse, je réalise à quel point elle me manque, à quel point mes fans me manquent. Pendant mon absence, j'ai choisi de documenter cette partie de ma vie pour sensibiliser les gens à cette maladie peu connue et aider ceux qui partagent ce diagnostic » déclare-t-elle sur son profil Instagram. Un moment inédit, un poil voyeur parfois dans la réalisation de la nominée aux Oscars Irène Taylor, mais un rendez-vous authentique. Du vrai Céline Dion comme on l’aime.

    A voir sur Prime Vidéo : Je suis : Céline Dion - primevideo.com/-/fr/detail/Je-Suis-Céline-Dion

    A voir sur Arte : www.arte.tv/fr/videos/118452-000-A/celine-dion-la-note-parfaite-a-l-eurovision

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Il y a 15 ans disparaissait Alain Bashung. Son style, ses textes, son grain de voix, ont à jamais marqué des générations. C’est notamment le cas de Sébastien Vion, artiste protéiforme qui se mue en Corrine et vous attire dans son monde déjanté, électrisant et vibrant pour ne plus jamais vous lâcher. Après avoir pris forme sur les planches de chez Madame Arthur, Madame Ose Bashung qui rend un hommage à l’un des plus grands monstres de la chanson française comme seul cette troupe peut le faire, Alain Bashung, s’empare du Théâtre du Rond-Point du 12 au 28 décembre. A ses côtés, ceux qui font partie de l’aventure depuis le début. Brenda Mour et Patachtouille, virtuoses vocales perruquées, redonnent vie aux plus grands titres du chanteur de rock.

    Au piano, Charlie Voodoo fait virevolter les mélodies de ce tour de chant unique. Invités du show le guitariste Christophe Rodomisto et le Quatuor du Rainbow Symphonique Orchestra qui vous entraîneront dans une chevauchée musicale de Osez Joséphine à La nuit je mens en passant par Bijou, Bijou, Ma petite entreprise ou encore Madame Rêve. Pendant une heure et quart, Madame Ose Bashung nous propulse dans un show troublant tant par la magie qui opère que par cette impression bizarre que Bashung est là, derrière le micro. Troublant, passionné et généreux, un délice.

    Madame Ose Bashungdu 12 au 28 décembre 2024, Salle Renaud-Barrault, Théâtre du Rond-Point Paris.

    Infos/réservations ici.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  •  

    Plus d’un français sur deux (53% exactement) dit ne pas se protéger systématiquement avec un nouveau partenaire. Et la tendance n’est pas bonne puisque cela représente 4% supplémentaires en 4 ans, selon une étude commandée par le laboratoire Gilead. L’étude démontre aussi que les jeunes manquent cruellement d’information : ainsi presque la moitié (48%) des 15-24 ans interrogés ne savent pas qu’il est possible de trouver des préservatifs gratuits en pharmacie.

    Autre point inquiétant de l’étude : 30% des personnes interrogées disent ne pas se faire dépister après un rapport sexuel non protégé. Ce chiffre grimpe à 44% chez les 15-24 ans qui ne se sentent pas concernés ou trouvent cela « trop compliqué » par méconnaissance des différents dispositifs en place. Dans cette étude aussi, 12% des français.e.s interrogé.e.s ne se dépistent pas pour le VIH, par peur du résultat. 

    Parmi les raisons évoquées pour expliquer ce relâchement : la confiance envers le.la partenaire sexuel.le, l’envie de sensations plus intenses, le fait d’avoir bu de l’alcool ou consommé d’autres substances, et le fait de ne pas avoir de préservatifs sur soi. Cette nouvelle étude met notamment en évidence le manque cruel d’information et de pédagogie auprès des 15-24 ans, et le besoin de campagnes de prévention répétées à l’heure où, en France, 200 000 personnes vivent avec le VIH, dont 15% qui ignorent être séropositives, ce qui explique les 5 000 nouvelles découvertes de séropositivité chaque année.

    Franck Desbordes
    Partager:

  • Plus qu'une simple poupée, Barbie incarne les évolutions de la société à travers l’histoire. Mais saviez-vous que la Black Barbie célèbre l'impact considérable que trois femmes noires travaillant chez Mattel ont eu sur l'évolution de la marque Barbie telle que nous la connaissons.

    À travers les récits de ces charismatiques personnes, le documentaire de Netflix raconte comment la première Barbie noire a vu le jour en 1980, en examinant l'importance de la représentation et la façon dont les poupées peuvent être cruciales pour la formation de l'identité et de l'imagination. Truffé de témoignages forts, d’envies partagées, de modèles d’inclusivités, cette version de la Barbie classique a permis de faire apparaître enfin une référence qui correspond à toute la frange de la population loin de l’hégémonisme du profil blanc qui a été véhiculé à travers le monde. Indispensable.

    A visionner ici.

    Bruno De
    Partager:

  • Angleterre : la fondation LGBT de Sam Smith

    gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer

    Le chanteur de pop britannique Sam Smith a annoncé avoir créé la Pink House : une fondation LGBTQ qui vient en aide aux personnes de la communauté LGBTQ. Iel a précisé sur sa page instagram qu’« elle s’appellera la Pink House, d’après la maison dans laquelle j’ai grandi, ma maison d’enfance. Je veux qu’elle soit d’utilité pour toute personne queer, et qu’elle soit un safe space pour tous.tes. Elle ouvrira bientôt, et tout le monde est bienvenu.e.! ». 

    Une initiative heureuse à un moment où l’affirmation de la communauté LGBT fait face plus que de raison à une montée d’agressions verbales et physiques toujours plus grande. Première victime des comportements LGBTphobes, Sam Smith compte offrir une alternative à ceux qui cherchent un refuge. Pour accompagner ce lieu, un podcast du même nom donne la parole à des personnalités inspirantes.

    Bruno De
    Partager:

  • Le théâtre du Rond-Point débute sa saison 2024/25 avec l’artiste argentine Marina Otero. Autant dire que la salle Renaud-Barrault va vibrer avec cette chorégraphe, danseuse et performeuse, icône de la scène alternative qui vient y présenter un portrait en trois volets aux noms explicites tout comme les thématiques qu’ils abordent.

    Tout commence avec Fuck Me, qui convoque cinq « sex-symbols » masculins, puis vient Love Me, dans lequel elle se livre à un solo sans artifice et sans filet pour finir avec Kill Me, dans lequel elle aborde sa crise de la quarantaine et la folie amoureuse. Du 22 au 29 septembre, la dramaturge déshabille au sens littéral comme figuré sa vie et sa troupe. A travers une succession de tableaux, la nudité sert de prétexte à explorer des interstices de cette trilogie scénique autofictionnelle intitulée Recordar para vivir (Se rappeler pour vivre). 

    Irrévérencieusement jouissif

    Basée sur la construction d’une œuvre sans fin sur sa propre vie, ces œuvres sont des témoins des différentes phases de son existence. Avec Fuck Me, Marina assise sur le rebord de la scène raconte l’histoire de son pays, l’Argentine, de la dictature à aujourd’hui. Là, cinq hommes uniquement vêtus de bottes et de grenouillères évoluent dans des déambulations rythmées pour s’adonner à un érotisme de cuir et de latex pittoresque, burlesque à souhait et étincelant. Un rendez-vous fascinant, sans tabou qui ose tout et laisse simplement bouche-bée d’étonnement.

    Love Me est une autre histoire. Changement radical de paradigme. Marina est seule, elle vit l’instant. Sur scène, elle se confie directement aux spectateurs. Le corps est au centre des préoccupations, toujours, encore, inlassablement. Ses angoisses, ses préoccupations, sa violence, elle l’exploite, le force, le contraint, le libère, l’absout. Danser pour exister, danser pour se décharger, pour rompre avec la lourdeur du monde et ces incidences.

    Kill Me, là où tout est né. La prise de conscience de la quarantaine, l’urgence de vivre, de ne rien rater, de profiter. Un déclic qui a provoqué la nécessité de tout filmer pour se livrer à cœur ouvert 24h sur 24. Jusqu’à la chute. Celle qui annonce un changement : un diagnostic psychiatrique est posé. C’est un tourbillon de folie douce qui se met en place. Avec 5 danseurs atteint de troubles mentaux et d’un acteur, elle sonde la passion amoureuse jusqu’à son paroxysme. Impulsive, tendre, rageuse et éclectique, Marina Otero va vous faire voyager dans sa tête, dans ses mondes, dans cette expression théâtrale où tout est possible, comme tout ce qui se passe au sein du théâtre du Rond-Point.

    Fuck Me du 18-22 septembre 2024,

    Love Me le 24 septembre,

    Kill Me du 25 au 29 septembre, Salle Renaud-Barrault, Théâtre du Rond-Point.

    Infos et résa ici.

    Crédit photos : Ale Carmona, Maca de Noia, Matias Kedak

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Au lieu de supporter Némo, le gagnant suisse de la dernière édition de l’Eurovision, les médias de la Suisse romande n’ont de cesse de mégenrer le jeune artiste queer, rapporte le site 360.ch. 

    Un comportement aussi fâcheux qu'irrespectueux. Lui, qui dans le texte de sa chanson explique casser les codes de la binarité de genre, bute face à des journalistes entêtés à le définir exclusivement par un genre masculin, lui qui a exprimé expressément « son désir de s’identifier par des pronoms neutres ou, faute de mieux, d’utiliser son prénom ». Cela démontre au-delà de la bêtise des plumes de ces journaux qui s’évertuent à ne pas considérer la non-binarité de Némo que le problème est bien plus profond. En effet, il semblerait que la Suisse ait encore une réticence flagrante faire exister la notion de troisième sexe.

    Les partis politiques ne s’entendent pas sur ce changement bien que tous s’accordent à reconnaître la Suisse dans sa pluralité. Espérons que les choses évoluent dans le bon sens.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Depuis quelques jours vous pouvez visionner sur Netflix un documentaire très bien monté entièrement consacré à l’histoire de l’humour queer. Outstanding : a comedy revolution, comme son nom l’indique, va bien plus loin qu’une compilation des bons jeux de mots et sketchs par des grands noms du stand up LGBTQIAP+, c’est une magistrale rétrospective historique de cette visibilité que la scène à pu apporter à la communauté par le biais de l’humour. En effet, lorsqu'on sait qu’on ne peut pas forcément rire de tout, montrer que ceux qui sont les premiers intéressés peuvent une fois de plus retourner le sujet pour en faire une arme est juste génial. Adossé à Stand Out, un spectacle organisé en mai 2022 et dans lequel de 22 artistes queer ont performé, ce documentaire parsemé d’une sélection d’images d’archives, de spectacles et de témoignages démontre comment la scène est devenue une tribune de revendications à chaque époque pour réclamer l’égalité des droits.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • On se souvient d’un 22 novembre 1963. De ces quelques images glaçantes et du regard perdu de la Première Dame que fut Jacqueline Kennedy lors des tirs qui emportèrent son mari, le 35e Président des Etats-Unis d’Amérique JFK lors d’un voyage à Dallas. Le mythe naissait. Mais qui était-elle vraiment côté public et privé ? Pour le découvrir, une exposition magistrale à l’Espace Hôtel de Lagoy à Saint Rémy de Provence vous invite à rendre hommage à cette femme d’exception, à l’occasion du 30e anniversaire de sa disparition. Celle qui a marqué des générations entières par sa prestance, son élégance, ses activités philanthropiques et son goût prononcé pour l’art se voit aujourd’hui honorée à travers Jacqueline Kennedy : parlez-moi d’amour. Une mise en scène immersive sous forme d’autobiographie de Jacqueline Kennedy Onassis à travers le temps.

    Plus de 220 photos retracent les grands moments de sa vie, de l’image léchée que nous en avons à son intimité avec John Fitzgerald Kennedy.

    Grace à la reconstitution la plus fidèle du bureau ovale à la Maison Blanche tel qu’il était sous le mandat de son défunt époux à la cabine présidentielle dans l’avion Air Force One, vous pénétrez dans les coulisses d’une vie à la fois politique et privée. Sans compter l’impact de la Première Dame dans le monde de la culture et les arts américains. Vous pourrez notamment revivre les concertos de l’époque qui sont interprétés dans la cour en plein air de l’Hôtel de Lagoy. Et si vous souhaitez prolonger cette balade dans l’univers de Jackie Kennedy, pourquoi pas participer sur réservation à un dîner de Gala des plus prestigieux, le 10 août à Tête d’Ail pour mettre une touche d’exceptionnel à cette visite sur les traces de l’une des icônes du XXe siècle.

    Infos ici.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager: