
Au Maroc, Ibtissame Lachgar, militante féministe et défenseuse des droits LGBTQ+, a été placée en garde à vue dimanche à la suite de la publication d’une photo sur les réseaux sociaux. Sur cette image, elle porte un t-shirt avec l’inscription « Allah is lesbian » (« Allah est lesbienne »), accompagnée d’un texte qualifiant l’islam de « fasciste, phallocrate et misogyne ».
La publication a suscité un tollé, certains internautes appelant à son arrestation. Le parquet de Rabat a déclaré ouvrir une enquête pour « offense à la religion islamique » et a justifié la garde à vue, généralement de 48 heures. La militante, qui subit déjà un cyberharcèlement intense avec des menaces de viol, de mort et d’appels au lynchage, a été condamné à 30 mois de prison ferme et 50 000 dirhams d'amende pour « offense envers la religion et la divinité ».

Warner Music France a lancé Outloud durant le mois des fiertés, un concours musical dédié à la scène queer, pour renforcer la visibilité des artistes LGBTQI+. Ouvert jusqu'au 31 août, il vise à soutenir la créativité LGBTQ+ en offrant la signature d’un contrat avec Warner, maison de Madonna ou Charli XCX.
La plateforme française ONO accueille Because of Love, le nouveau webtoon de Cyann. L’autrice, déjà remarquée avec Les Ravageurs, signe ici une histoire où la musique accompagne les sentiments et rapproche les personnages.
Une polémique avait grossi à la mi-août à l’annulation de la projection du film Barbie de Greta Gerwig, en plein air dans le quartier du Londeau, à Noisy-le-Sec. Cette déprogrammation faite par le maire communiste était consé-cutive à des menaces d’un groupuscule de jeunes qualifiant l’œuvre de promotion de l’homosexualité et de donner une mauvaise image de la femme. Afin d’éviter qu’« un groupe d’hommes se pose en censeurs moraux », la ville a décidé de caler une nouvelle date de diffusion de l’œuvre cinématographique accompagnée d’un débat. 
Alors que le Mémorial de la Shoah à Paris présente actuellement Auschwitz-Birkenau vu par Raymond Depardon qui a capturé lors de l’ouverture au public des camps en 1979, ce qu’il reste de la plus implacable des machines de mort mise en place par l’homme, le Pôle Média Culture Edmond Gerrer de Colmar propose une exposition gratuite intitulée Homosexuels et lesbiennes dans l’Europe nazie. 
Si l’envie vous en dit de découvrir l’histoire du Paris LGBT, la mairie de Paris Centre a lancé lors de la Marche des Fiertés, une carte interactive répertoriant 23 lieux emblématiques des luttes LGBTQ+ dans les quatre premiers arrondissements. Ce parcours historique valorise des sites tels que la place des Émeutes de Stonewall ou la rue Pierre Seel, héros de la résistance homosexuelle.
Bienvenue dans le boudoir de Vaslav de Folleterre, créature à paillettes et contre-ténor de choc, qui vous embarque dans une odyssée entre genre et travestissement, lyrique et burlesque. À travers confidences croustillantes, questions existentielles (Kurt Cobain aimait-il secrètement Freddie Mercury ?) et minutes Proust à la clochette dorée, ce spectacle mêle cabaret, philosophie de comptoir poétique et grande voix. Le bel Olivier Normand est seul-en-scène pour faire danser les identités, valser les stéréotypes, accompagné à la shruti box (oui, oui, c’est un vrai instrument, indien, à découvrir). Danseur, chanteur et comédien formé dans les meilleures écoles, il a travaillé avec les plus créatifs et brille depuis 2018, sous les traits de Vaslav, le lettré intello, au sein de la compagnie du cabaret queer Madame Arthur.
Après plus d’un an complet à la Nouvelle Seine (Paris), Noam Sinseau débarque pour la première fois dans la cité phocéenne. Entre blagues tranchantes, voguing qui slay et moments de poésie, Noam Sinseau vous embarque dans un voyage unique, de la Martinique à Paris. Identité, émancipation, et paillettes sont au programme dans ce spectacle où Noam casse les codes du genre avec humour et sincérité.
Attention ovni théâtral. Le Théâtre Public de Montreuil accueille Woke, un spectacle audacieux mis en scène par Virginie Despentes du 29 septembre au 2 octobre. Douze interprètes et quatre auteur·rices, dont la romancière elle-même, donnent vie à cette création en forme d’ode à la résistance, à la joie et à l’altérité. La pièce, première mise en scène de Despentes, a été coécrite avec Julien Delmaire, Anne Pauly et le philosophe Paul B. Preciado. Elle explore le réenchantement du réel par la création, dans un contexte d’oppression généralisée, où les artistes deviennent des activistes de la liberté. Sur scène, quatre doubles fictionnels incarnent des avatars, muses ou démons de ces auteur·rices, en quête de leur imaginaire. La troupe, issue du théâtre expérimental, du cabaret ou du cinéma underground, déploie une énergie jubilatoire, déjouant la neutralité théâtrale pour mieux dynamiter les codes. 
Le temple du street art amarré sur les quais de Seine, Fluctuart présente une carte blanche d’exception à l’artiste JonOne sous forme de rétrospective. Du 11 septembre au 21 décembre 2025, cette exposition met à l’honneur plus de 40 ans d’un parcours artistique marqué par une fusion unique d’abstraction gestuelle et de calligraphie dynamique.