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  • Underground de A à Z. The Revolution Is My Boyfriend, publié par Baron, le dernier livre de Bruce LaBruce, icône du mouvement queercore, est une anthologie visuelle sans complaisance de l'homoérotisme et de la contre-culture non conformiste.

    Ecrivain, réalisateur et photographe, Bruce LaBruce, génie sans retenue est l'un des fondateurs du mouvement homocore, qui se caractérise par une expression artistique punk/homosexuelle extrême ou de type guérilla. Cette œuvre a été pensée comme une rétrospective de la carrière de LaBruce à ce jour, qui comprend à la fois des films et des œuvres d'artistes.

    Il met en scène des acteurs pornographiques, des personnes trans, des punks, des skinheads et des skaters et célèbre la beauté des marginaux, des inadaptés et des exclus de la société. Des photos de films importants comme No Skin Off My Ass (1993), Super 8-½ (1994) et Gerontophilia (2013) sont présentées, ainsi que des photos de sa vie personnelle. The Revolution Is My Boyfriend est la traduction imagée de l'essence subversive de la vie et de l'œuvre de Bruce LaBruce : abrasive et sans complaisance. Indispensable !

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  • Alors que se tient le Brussels international fantastic film festival (BIFFF), le dernier film de Rose Glass avec Kristen Stewart, intitulé Love lies bleeding, a été émaillé de propos misogynes et lesbophobes. L'événement est survenu le samedi 13 avril. Présenté dans le cadre de ce festival par le distributeur Searchers, ce film explicitement « lesbian friendly » a fait se déplacer un public féminin mais pas que. Parmi elles, des hommes qui sont venus voir un film lesbien mais avec de mauvaises intentions. On entend des « sales gouines », « elle aime ça la bite », « ta gueule sale pute », les insultes fusent et s’accompagnent de beurks lors des scènes d’amour, décrivent des spectatrices sur les réseaux sociaux. Des femmes lesbiennes quittent par dizaines la salle et essaient, choquées, de faire arrêter la projection du film. Mais rien n’y fait, le film reprend. Les organisateurs du BIFFF ont déclaré sur leur site internet que « les événements qui se sont déroulés lors de la séance sont inadmissibles et ne reflètent en aucun cas l’esprit libertaire du festival. Nous n’acceptons PAS les commentaires misogynes, homophobes, lesbophobes, transphobes, racistes, ni aucune autre forme de discrimination, de harcèlement, de honte ou de violence, physique ou verbale, ni aucune forme d’insulte. »

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  • Une association australienne a entrepris de rénover ce véhicule iconique de Priscilla, queen of the desert, film qui l’est tout autant pour la communauté LGBTQI. Le bus Hino Freighter de 1976 avait été laissé à l’abandon après le tournage. History Trust of South Australia cherche 2,2 millions de $ australiens (1,35 millions d’euros) pour l’intégrer dans une exposition immersive.

    https://shoutforgood.com/fundraisers/savethequeen

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  • Inclusivité en entreprise : l’évolution en chiffres

    lesbiennes, gay, transgenres, bisexuel.le.s

    L’Association l’Autre Cercle a publié la 4ème édition de son baromètre. On avance dans le bon sens, mais…

    Si 60% des personnes sont aujourd’hui out (+10 points en 3 ans), il reste pas mal de chemin à parcourir à propos de l’homophobie, latente ou visible. Ainsi, si les violences physiques diminuent (10% des interrogés contre 14% en 2021), les violences verbales stagnent : 53% déclarent avoir été insultés ou victimes de remarques.

    Près de la moitié des gays, lesbiennes ou trans n'osent pas parler de leur orientation sexuelle au travail. Un long chemin…

    https://autrecercle.org/barometre-lgbt/

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  • Amazon Prime vidéo a supprimé le replay du match OM-Lens en raison de chants homophobes émanant du public (« il faut tuer ces pédés de Lensois ! »). Depuis mi-décembre, ce sont 15 matchs de ligue 1 et 2 qui ont subi le même sort.

    « Quand on constate la présence de chants/insultes homophobes et, plus largement, discriminants (...), le replay est automatiquement supprimé », a déclaré une porte-parole de la plateforme.

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  • Papacito a été condamné à 5000€ d’amende pour injures homophobes et incitation à la violence le 26 avril. Le youtubeur avait pris part à un conflit de voisinage d’un petit village d’Occitanie dans deux vidéos, en s’en prenant au maire. Il avait décrit un arrêté municipal comme « un polycopié de tarlouzes ». Verbatim : « qu’est-ce qui leur arrivait aux déviants au Moyen-âge, je vais te dire. Ok Google, qu’est-ce qu’on leur fait aux déviants au Moyen-âge. Bûcher, écartèlement, pendaison, décapitation, catapultage ». Le maire de Monjoi a aussi obtenu 4 000 € de dommages et intérêts. La chaîne Youtube du condamné a par ailleurs été fermée.

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  • L’humoriste Yohann Lavéant sait ce qu’il en est ! C’est sur ce qui différencie l’humain des espèces animales que ce spectacle repose et plus particulièrement sur le rire ! Depuis un petit moment, Yohann utilise tous les stratagèmes pour nous amener à rire, de tout sur tout. C’est désormais sur les routes de France que ce one man show ose jouer avec tous les styles d’humour pour nous faire travailler les zygomatiques. Vous allez être surpris par la dextérité du monsieur sur scène, son sens de l’à-propos et son sens assuré pour vous faire lâcher prise et rire aux éclats.  Retrouvez-le sur une sélection de dates qui nous entraînent déjà jusqu’en 2025. Quand on vous dit que le rire est communicatif.

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  • Le 19 mai sera diffusé sur Netflix, Close, Grand Prix 2022 du Festival de Cannes. Ce film magistral du réalisateur belge Lukas Dhont met en scène la relation ultra fusionnelle de deux adolescents Léo et Rémi qui glisse vers le mélodrame.

    Alors qu’ils passent le plus clair de leur temps ensemble, la rentrée en école secondaire va chambouler leur vie à jamais. Leur proximité fait jaser et les camarades de Léo lui demandent s’ils sont en couple. Celui-ci réfute et dit que Rémi est comme son frère. Mais ces questions le perturbent. Il s’interroge sur la vraie nature de leur proximité. À partir de ce moment-là, une distance s’installe de la part de Léo. Leur intimité est entachée. Léo s’écarte de Rémi et cela va être fatal à ce dernier qui repoussé dans cet amour, va se suicider. Mais comment faire son deuil lorsqu’on se sent responsable de la mort de son ami ? Comment analyser ce lien si fort qui les unissait : de l’amour, de l’amitié ?

    Close dresse le portrait d’une déchirure, explore le tourbillon des sentiments, la mise à l’épreuve de l’autre… Sensible et délicat, ce film joue sur la puissance des scènes qui par les regards et les silences en disent tellement plus que des mots. Les émois adolescents sont mis à découvert et laissent des traces indélébiles. Close ose pointer du doigt l’impact du regard de l’autre sur nos vies et de la difficulté d’assumer nos émotions et ce que dictent nos cœurs là où la société nous obligent à l’âge tendre à ne pas dévoiler qui nous sommes vraiment. Préparez les mouchoirs, pleurs garantis.

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  • La Ligue de Football Professionnel a décidé de coupler les 17 et 18 mai ses campagnes de lutte contre l’homophobie et le racisme. Dans la tempête suite au refus de certains joueurs de porter un maillot arc-en-ciel, la LFP a décidé de botter en touche : un logo discret sur les maillots et une bâche déployé avant les rencontres de ce week-end. Le menu paraît bien maigre… L’association Panamboyz and Girls s’est dissociée de la campagne : « nous sommes reconnaissants à la Ligue d'agir contre l'homophobie, mais invisibiliser les couleurs LGBT à ce point, c'est donner raison à ceux qui ont refusé de porter le maillot » regrette son porte parole. Même chose pour les sanctions contre les supporters et joueurs malveillants, anecdotiques jusqu’ici, alors que certains pays voisins font beaucoup mieux.

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  • Après 5 ans de succès à Paris où il a attiré près de 5000 personnes l’été dernier, le concept s’exporte cette année dans la capitale des Gaules.

    Au programme : près de 30 d'exposant.e.s, des tables rondes, des ateliers, de l'art queer, de la musique, des cocktails et bien sûr des shows drags. D’ailleurs, si vous souhaitez monter sur scène, il suffit de le demander (marchedrag@gmail.com).

    18 & 19 mai à la Cité des Halles, 124 avenue Jean Jaurès, 69007 Lyon.

    Billetterie ici.

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