Le Lavoir Moderne Parisien a accueilli en mai 2024 un spectacle audacieux et poignant, Amours chimiques, qui a captivé le public avec son exploration du phénomène du chemsex. Portée par les talents de Corentin Hennebert et Joseph Wolfsohn, cette création, qui a suscité un vif intérêt, revient à Paris pour une nouvelle série de représentations au Théâtre de la Reine Blanche, du 17 au 22 juin 2025.
Pour ceux qui ne l'auraient pas vu, Amours chimiques raconte l'histoire de Candide, un jeune homme récemment installé à Paris. À travers sa rencontre avec Ilyes, il découvre un monde où le désir et la consommation de substances se croisent dans un tourbillon d'allégresse et de dérives. Cette pièce, d'une durée d'1h30, s'inspire des réalités vécues par de nombreux jeunes dans la capitale, mettant en lumière les complexités du chemsex, un sujet encore trop souvent tabou. Le récit est entrecoupé de scènes issues d'un groupe de parole dédié aux chemsexers, qui sert de fil conducteur tout au long de la pièce. Ce choix narratif permet de donner voix à des expériences authentiques et de dépeindre les luttes individuelles au sein d'une communauté souvent stigmatisée.
Née d'une révolte face à l'impact du chemsex sur leurs vies, les auteurs, Hennebert et Wolfsohn, expliquent : « nous avons envie de raconter quelque chose qui n'est pas anodin, qui n'est pas anecdotique ». Leur démarche va au-delà du simple divertissement : ils souhaitent avertir, prévenir et explorer un sujet brûlant qui touche de près de nombreuses personnes. Cette nouvelle représentation au Théâtre de la Reine Blanche est une invitation à plonger dans un univers complexe et souvent mal compris, tout en offrant une perspective sincère sur les luttes contemporaines face au chemsex. Ne manquez pas cette occasion de découvrir une œuvre qui résonne profondément avec notre époque.


Après avoir décidé de suspendre la publication de l’ouvrage collectif Face à l’obscurantisme woke, prévu pour le 9 avril, les Presses universitaires de France (PUF) ont revu leur copie et le publieront le 30 avril selon une lettre aux contributeurs, que Libération a pu consulter. Cette décision de retrait, confirmée à l’origine par l’éditeur à Franceinfo, repose sur l’évaluation du contexte politique national et international actuel, jugé incompatible avec un accueil serein du livre. Les PUF soulignent que le projet, conçu il y a plus de deux ans, a été impacté par des financements controversés provenant du milliardaire catholique Pierre-Edouard Stérin, connu pour son engagement en faveur de la droite traditionaliste.
Alors que le mois des fiertés 2025 approche, et que les deux géants des Comics US DC Comics et Marvel aiment à le célébrer, la montée des attaques contre les communautés LGBT+ et les tentatives d'effacement de personnages inclusifs, rendent de plus en plus fébrile et l'inquiétude est de plus en plus palpable. Malgré tout, Marvel se prépare à sortir un numéro spécial intitulé Marvel United : a Pride Special #1, qui mettra en avant des personnages et des équipes créatives issus de la diversité. 
L’Institut de santé Carlos III (ISCIII) a récemment dévoilé Transaludes, la première étude en Espagne consacrée à la santé des personnes trans et non binaires. Avec la participation de 1 823 individus, cette enquête met en lumière des problématiques préoccupantes, notamment en matière de santé mentale. 
Avec plus de 300 millions d'exemplaires vendus et traduit en 600 langues, Le Petit Prince, ouvrage intemporel continue de captiver les lecteurs du monde entier. Depuis le 11 avril, l'Atelier des Lumières à Paris accueille une exposition immersive inédite dédiée au chef-d'œuvre d'Antoine de Saint-Exupéry.
Depuis le 3 avril 2024, le Jardin21, niché au bord du canal de l’Ourcq, a rouvert ses portes pour une nouvelle saison pleine de promesses. Ce lieu hybride de 1 500 m², au cœur du Parc de la Villette, mêle potager urbain, détente et scène artistique, dans un esprit toujours plus inclusif. Comme chaque année, le Jardin alternera événements diurnes et nocturnes. En journée, il se transforme en havre de paix avec des ateliers de jardinage, marchés de créateurs et projections. Dès la nuit tombée, place à la fête avec des DJ sets allant de la scène émergente à des figures incontournables.
La Haute Autorité de santé (HAS) a récemment publié une note très attendue sur la DoxyPEP, un traitement post-exposition qui pourrait transformer la prévention des infections sexuellement transmissibles (IST) bactériennes. Ce traitement, basé sur la doxycycline, a montré une efficacité notable dans plusieurs études internationales, dont les essais DoxyPEP et DOXYVAC, en réduisant les infections à chlamydia et syphilis d'environ 70%. Cependant, la HAS adopte une approche prudente. 
Le site d’Amnesty International informe que la Cour suprême russe a confirmé la condamnation à 12 ans de prison de Mark Kislitsyn, militant transgenre et opposant à la guerre, une décision dénoncée par Amnesty International. Natalia Priloutskaïa, chercheuse sur la Russie, déclare : « emprisonner Mark Kislitsyn pour « trahison » pour avoir envoyé l’équivalent de 10 dollars sur un compte en Ukraine n’a pas de sens. Le véritable objectif est de punir son opposition à la guerre. » Kislitsyn a été arrêté le 12 juillet 2023 après avoir critiqué l'invasion de l'Ukraine.
« Je pense que certains trouverons cela bizarre et surprenant, mais on peut être gay et maghrébins », déclare Tom Prezman, le réalisateur de Maurice’s Bar, un court-métrage diffusé dans le cadre de la fête du court sur Arte. Il n’est pas facile d'entrer dans les livres d'Histoire quand on est juif algérien, gay et créateur d'un des premiers bars queer de Paris. Voilà pourquoi, Tom Prezman et son acolyte Tzor Edery nous proposent de découvrir un personnage dont peu se souviennent. Et pourtant, l’histoire qui nous est contée en 15 minutes, sort des radars. En 1942, dans un train vers nulle part, une ancienne drag-queen se remémore une nuit passée dans l’un des premiers bars queers de Paris. Mais comment faire pour narrer l’inconnu.