
Parmi les innombrables activités du très actif Centre LGBTQIA+, la rédaction a retenu Happy to switch, une pratique de tango queer et double rôle, organisée un jeudi par mois.
Elle s’adresse aux danseur·ses qui cherchent à pratiquer hors du cadre cyshétéro, à celles et ceux qui veulent s’exercer dans les deux rôles (suivre et guider) et à toutes les personnes curieuses de découvrir le tango queer. L’idée de cette pratique c’est de s’exercer sur la piste, de partager les ressentis et les expériences, de pouvoir demander conseil si on le souhaite et d’explorer ensemble. On propose d’aborder les deux rôles en dehors des représentations sexistes : on ne fait pas l’homme, on ne fait pas la femme. A vous la sensualité argentine… https://centrelgbtqiamarseille.org/agenda.

La 26ème édition de Vues d'en face se met en marche ! Encore une année de découvertes cinématographiques, de rencontres humaines, de voix émergentes et de regards vers l'Histoire. Mais pour pouvoir continuer, ce festival humain et riche a besoin de votre aide. Entre la baisse des financements publics et les charges qui augmentent, il est de plus en plus coûteux à mettre en place. Les membres de l'équipe ont mis la main au portefeuille, mais cela ne suffit pas.
Alors que l’homophobie reste bien cramponnée dans les stades, sur le terrain comme dans les gradins, une proposition de loi a été déposée par deux députées de gauche. Danielle Simonnet et Sabrina Sebaihi souhaitent imposer aux clubs une obligation de sécurité de résultat pour prévenir l’homophobie. La sanction d’un club serait ainsi automatique lorsqu’un incident homophobe est constaté. Danielle Simonnet espère que le texte sera examiné dans les prochains mois et que le ministère des Sports reprendra la proposition dans son agenda législatif, ou qu’elle sera soumise à une niche parlementaire du groupe écologiste.
Plus de 80 villes ont vu défiler des cortèges festifs et revendicatifs en 2025, un record. 2026 s’annonce aussi comme un bon cru, avec pour commencer deux Marches d’hiver le 31 janvier, la première au pied des Pyrénées, à Oloron Sainte Marie, l’autre dans les Alpes (Queyras). Au programme, du ski, des animations, des stands, du clubbing et bien sûr des défilés, tout pour réchauffer l’hiver !
A Sarreguemines (Moselle), 6 hommes de 20 à 22 ans ont été arrêtés en flagrant délit de tentative d’extorsion violente. Les mis en cause utilisaient l’application de rencontre pour piéger leurs victimes et les rançonner. Après leur avoir donné rendez-vous dans des endroits discrets, ils menaçaient de révéler leur homosexualité ou leur infidélité, armés de tasers et couteaux. Interpellés en flagrant délit, ils ont été mis en examen pour extorsion aggravée et placés en détention provisoire. Selon le parquet, ce n'est pas l'homophobie qui guidait les auteurs des faits, mais la cupidité. 5 victimes ont porté plainte, la gendarmerie recherche d'autres potentielles victimes. Les enquêteurs peuvent être joints au 03 87 95 22 88.
Située en banlieue de Nantes, la mairie de Rézé a adopté un plan d’action visant à augmenter l’inclusion des personnes LGBT+. Prévu sur 3 ans, il contient 24 actions, concernant notamment l’adaptation de l’environnement de travail (choix de tenue femme, homme ou neutre, bloc de toilettes neutres à chaque nouvelle construction), un effort sur les droits et la confidentialité des personnels LGBT +, ainsi que divers mesures de visibilité et de communication.
Le cabaret Chéri Chéri n’est plus, vive le cabaret Loudiprey ! Deux shows se relaient en alternance du mercredi au dimanche, Nuit interdite, sensuel et scintillant, et Love Bazar, mené par des drag queens. On conserve le Brunch and queen du dimanche, le tout à des tarifs plus que raisonnables, quand on connait ceux de certains cabarets parisiens…
Cet acte de vandalisme n’est pas un cas isolé. Le 20 décembre dernier, les locaux d’Homogene le Centre LGBT de la Sarthe, ont été dégradés. Voici les faits rapporté par l'association sur les réseaux sociaux : « les agresseurs n'ont pas hésité à signer leur geste en collant des autocollants idéologiques d'extrême droite et fascistes. Ils ont tenté d'arracher les vinyles arc-en-ciel présents sur nos vitres. Plus grave, leurs autocollants avaient pour objectif de masquer nos affiches, à savoir les heures de nos permanences, nos actions et les affiches de prévention du suicide chez les adolescents. » Homogene, qui fête ses 30 ans cette année, veut rester positive : « nos adversaires autrefois majoritaires ne sont plus que minorités. La preuve en est du soutien total du quartier qui a été profondément choqué ».

Le parlement a voté en deuxième lecture pour une proposition de loi visant à réparer la persécution des homosexuels entre 1942 et 1982. Malgré l’opposition de l’extrême-droite, l’Assemblée a restauré un texte mieux-disant par rapport à la version du Sénat, qui avait en refusé d’instaurer un système de réparations financières pour les victimes encore vivantes.