Voici déjà 2 ans que cette revue trimestrielle consacrée aux féminismes et au genre met les pieds dans le plat. L’actualité s’y raconte à coups d’enquêtes, de reportages, de portfolio, de portraits, de récits, de BD d’une très grande qualité. La part belle est faite à une mise en page soignée. Côté plume, la parole est donnée aux femmes et aux minorités de genre qui relate leurs vécus. Format révolutionnaire et militant, ce projet rédactionnel ose mettre les mains dans le cambouis, déconstruire les normes du genre, interroger là où le bât blesse. Créée par une rédaction exclusivement composée de femmes, La Déferlante s'adresse à toustes sans distinction des luttes qui agitent nos vies, toujours avec intelligence et sagacité. Bel anniversaire ! revueladeferlante.fr
Dernières occasions pour vivre la fameuse et si sulfureuse histoire du musical Cabaret. Le célèbre musical en version original cartonne depuis le 1er décembre 2022. Dynamique, tonitruant, queer à souhait, cet amour entre Sally Bowles, la meneuse de revue du Kit Kat Klub et Clifford Bradshaw, un jeune étudiant américain dans le Berlin des années 30 en proie à la montée du nazisme, nous est compté par un.e Maître.sse de cérémonie qui casse les codes. Devant vous un personnage haut en couleur, non genrée, arborant une boule à zéro, un corps qui en impose et une prestance détonante.
L’association Enipse vient de mettre en ligne un guide de 80 pages, qui existe aussi en version papier. Il a été conçu avec la volonté d’offrir aux HSH des informations vérifiées, du soutien, des conseils. Une première partie est consacrée au corps et à l’anatomie, une deuxième partie au plaisir, une troisième à la prévention. Une manière utile de fêter les 32 ans de l’association de santé communautaire. BD
Jusqu’au 5 février, le théâtre de la Tempête - La Cartoucherie dans le Bois de Vincennes, accueille l’adaptation sur les planches du livre de Philippe Besson « Arrête avec tes mensonges ». Cette autofiction met en lumière une relation amoureuse cachée, celle de Philippe et de Thomas dans les années 80. 20 ans plus tard, l’auteur raconte cette liaison et expose la difficulté d’être soi dans certains contextes sociaux et familiaux. Le constat est âpre, finement amené. Les mots de Philippe Besson résonnent avec la mise en scène d’Angélique Clairand et Eric Massé comme des cris face à l’invisibilité que le déterminisme social impose. Puissant et obsédant, on fait face à des deux destins que presque tout oppose.