Dix jours déjà. Dix jours sans soleil, mais sans l’ombre d’un regret. Dix jours que j’ai quitté Marseille pour Paris où je savais avoir rendez-vous avec mon destin. Dix jours que j’ai dit au revoir à mon enfance, que j’ai quitté définitivement ce déguisement de garçon dont on m’avait affublée. Dix jours que j’ai abandonné l’idée de marcher dans les chaussures d’un autre.
Née garçon à Marseille, Galia Salimo narre les débuts exaltants et truculents de sa vie de reine des nuits parisiennes. De la capitale festive des années 1970 aux scènes du monde entier - Singapour, Hong Kong, Sydney, Hiroshima... -, elle raconte tout : les quartiers chauds d’Anvers, les palaces de Djakarta, la concurrence entre artistes transformistes, ses amitiés et ses amours, les shows et leurs coulisses chez Madame Arthur, au Carrousel et à l’Alcazar... On s’amuse, on sourit, on s’émeut aussi lorsqu’elle évoque la difficile recherche de sa véritable identité. Le rire au bord des larmes, l’humour en bandoulière, bravant les tabous et les diktats de la société post soixante-huitarde, en dix ans, la chenille s’est transformée en un papillon persuadé... que rien n’est impossible.
Quelque chose en moins… ou en plus de Galia Salimo, Ed. Robert Laffont. 19€
Six épisodes pour Escort Boys, une série signée Ruben Alves, voilà ce qui a été annoncé chez Amazon Prime Vidéo. Avec un tel titre, difficile de ne pas s’y intéresser, avouons-le. Librement adaptée d’une série israélienne intitulée Johnny and the Knights of Galilee, quatre garçons se lancent dans l’escorting en mode business. Déboires en pagaille seront le lot de cette aventure qui sortira, on l’espère en 2023.
Une fois constaté que l’hétérosexualité figeait les individus en hommes et femmes, et qu’elle faisait souvent peser une contrainte sexiste sur ces dernières, comment passer à l’étape suivante ?
Comment vivre concrètement ce lesbianisme politique dont on parle si souvent ?
Certes, personne ne décide de son orientation sexuelle. Et certain.es n’en changeront jamais.
Mais il est possible pour certain.es d’entre nous d’ouvrir son désir et d’explorer d’autres vécus.
Si Sortir de l’hétérosexualité de Juliet Drouar explorait la théorie, Comment devenir lesbienne propose de passer à la pratique. Jesuisgouine, autrice d’un compte Instagram sur ce sujet, elle-même passée de l’hétérosexualité à l’homosexualité, propose dix étapes concrètes et faciles à franchir.
La nomination de Karine Jean-Pierre est un heureux séisme. Elle devient la première femme noire et ouvertement lesbienne à occuper ce poste prestigieux et exposé. Née en Martinique de parents haïtiens ayant émigré aux Etats-Unis, elle a travaillé sur les deux campagnes de Barack Obama et celle de Joe Biden. Karine Jean-Pierre a souvent expliqué que le parcours de sa famille, emblématique du rêve américain, avait été déterminant pour sa carrière. « Je suis tout ce que Donald Trump déteste », a-t-elle déclaré. Avant elle, seule une autre femme noire, Judy Smith, avait déjà été porte-parole adjointe de la Maison Blanche, sous la présidence de George Bush en 1991. La nouvelle porte-parole de la Maison Blanche milite notamment pour faire tomber les préjugés en matière de santé mentale.
Trou Noir ? Une proposition d´expérience politique et charnelle du monde qui, dans ce premier volume, explore les antagonismes internes à notre société : le fascisme de Renaud Camus de sa littérature homosexuelle du Tricks à son Grand Remplacement , la violence transphobe jugée dans le théâtre d´une justice d´État , la remontée à la surface des écrits subversifs de Guillaume Dustan, la psychanalyse dans le viseur d´une politique du Monstre chez Preciado, et l´affirmation d´un gai communisme avec Mario Mieli. En renouvelant la critique du passé, du présent, et futur à l´aune de nos sexualités, Trou Noir s´inscrit d´ores et déjà dans l´histoire fiévreuse des revues sur la dissidence sexuelle.
A Cuba, la communauté LGBTQI+ pourrait profiter d’une évolution de la loi. Un futur référendum englobant de nombreuses propositions de réformes pourrait intégrer un projet qui remplacera le Code en vigueur depuis 47 ans. S’il est accepté, le mariage des couples de même sexe, la possibilité de reconnaître plusieurs pères et mères, outre les parents biologiques, ou encore la gestation pour autrui entreraient en vigueur dans le pays.
119 hommes ont été condamnés à la prison en Norvège entre 1902 et 1950 pour avoir eu des rapports sexuels avec d’autres hommes. En vertu d’un paragraphe du code pénal finalement supprimé le 21 avril 1972, l’homosexualité était traquée et les homosexuel.le.s systématiquement stigmatisé.e.s dans la société. A l’occasion des 50 ans de la dépénalisation de l’homosexualité, le gouvernement norvégien vient de présenter ses excuses à travers les mots le Premier ministre travailliste, Jonas Gahr Støre : « Je tiens au nom du gouvernement norvégien à demander pardon parce que des personnes homosexuelles ont été traitées comme des criminels et poursuivies par les autorités norvégiennes » et de poursuivre « Criminaliser et poursuivre des gens pour leur vie amoureuse, traiter (médicalement) des gens en bonne santé, priver ces gens d’opportunités de carrière et de travail sont des violations graves de nos valeurs ».