Jean-Sébastien Thirard, figure emblématique de la lutte pour les droits des personnes LGBT+, est décédé dans la nuit du 3 au 4 mars, à l'âge de 61 ans. Son parcours, marqué par un engagement indéfectible en faveur de l'égalité et de la visibilité des personnes queer, laisse une empreinte indélébile sur la communauté.
Président de la Gay Pride, puis de la Lesbian & Gay Pride de Paris de 1991 à 2000, Thirard a été un acteur clé dans la lutte pour la reconnaissance des droits des homosexuels en France. Denis Quinqueton, ami et codirecteur de l'Observatoire LGBTI+ de la Fondation Jean-Jaurès, a salué sa personnalité dans les pages de Têtu : « humble militant pénétré d'idéal ».
Cette formule résume bien l'esprit de Jean-Sébastien, un homme cultivé, au sens de l'humour aiguisé, qui a su rassembler et fédérer autour de causes essentielles. Il a joué un rôle crucial dans l'élaboration du PACS, un combat qui a duré huit ans et qui a permis de sensibiliser le grand public. Sous son impulsion, des milliers de personnes ont défilé, portant des revendications qui ont fait bouger les lignes politiques de l’époque.
Son héritage réside dans la force de son engagement et l’exemple qu’il a donné, prouvant que l’amour et la tolérance sont les clés d’une société épanouie.
Jean-Sébastien Thirard demeurera une référence pour ceux qui continuent de lutter pour la pleine reconnaissance de leurs droits.
Crédit photo Denis Quinqueton

Le Kenya se trouve à un carrefour délicat avec l'introduction d'un projet de loi controversé, le « projet de loi de Protection de la famille », qui pourrait renforcer la répression des personnes LGBT+. Déposé en 2023, ce texte propose des peines pouvant aller jusqu'à 50 ans de prison pour les relations homosexuelles, aggravant une situation déjà difficile, puisque les lois coloniales existantes criminalisent déjà ces relations. Stop Homophobie revient sur le sujet : selon l’ONG britannique Open for Business, l'adoption de cette législation pourrait coûter au Kenya entre 2,7 et 7,8 milliards de dollars par an. Dominic Arnall, président de l'ONG, met en garde : « les lois anti-LGBTQ+ nuisent aux perspectives d’investissement d’un pays et à sa réputation mondiale. »
C’est officiel et historique. Le 13 mars 2023, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a rendu un arrêt marquant dans l’affaire « Deldits », affirmant que la reconnaissance légale du genre ne peut être conditionnée à une intervention médicale. Cette décision, qui s’appuie sur le droit à l’autodétermination et le Règlement général sur la protection des données (RGPD), concerne un réfugié transgenre en Hongrie, VP, dont l’identité masculine n’était pas reconnue dans les registres administratifs. La CJUE a déclaré que « l’identité de genre vécue prime sur le sexe assigné à la naissance », soulignant que toute exigence d’une intervention médicale porte atteinte à l’intégrité physique et à la vie privée. « Désormais, une personne transgenre pourra modifier son état civil par courrier recommandé, sans avoir à justifier une transformation corporelle », explique Me Étienne Deshoulières, avocat en droits des personnes LGBT+ à Stop Homophobie. Terrence Khatchadourian, secrétaire de l’association conclut : « l’autodétermination de l’identité de genre est un droit fondamental, et non une faveur conditionnée à une validation médicale. » Une avancée cruciale pour les droits des personnes transgenres, intersexes et non binaires en Europe.
Du 18 au 21 avril, la Cité de la Mode et du Design se transforme en un carrefour artistique et festif avec l’exposition photo de Mischa Fanghaenel, ancien videur du célèbre club berlinois Berghain. Fort de plus de 20 ans de carrière, ce photographe a passé 15 ans à capturer les visages et les âmes de la nuit. Sa série Nachts, présentée en noir et blanc sur aluminium, révèle une exploration documentaire de l’univers club et de ses transformations, mettant en lumière les fêtards anonymes et les artistes emblématiques de la scène techno.
Alors que la mairie d’Epernay a refusé la mise en place de passages piétons pour « éviter les polémiques et dégradations », à Nantes, on rebaptise un escalier aux couleurs de l’arc-en-ciel. Cet escalier de la rue Beaurepaire, repeint l’année dernière pour symboliser les combats des personnes LGBTQIA+, a été dégradé 3 fois. Pour le marquer comme faisant partie intégrante du paysage urbain de la ville, le maire a décidé de le nommer « Marches des Fiertés », comme autant d’étapes vers plus de liberté, d’égalité et de fraternité.
Le très attendu second opus devrait arriver sur grand écran en 2025, avec les 3 actrices iconiques qui ont fait le succès du film en 2006.
Après un premier été couronné de succès, Chez Mano a réouvert le 1er avril 2025. Niché dans le jardin du cabaret-théâtre L’étoile bleue, ce restaurant-guinguette invite à profiter des beaux jours dans un cadre intime et verdoyant. Cette saison, l’atelier-boutique la Carterie célèbre la ville à travers ses emblèmes, ses vues et ses sculptures. De quoi prendre un verre à la fraîche avant d’aller voir la revue ou simplement passer un moment au calme (16h-22h lundi-vendredi)… 29 boulevard des Frères Godchot, 13005 Marseille.
Sorti en 1994, ce film australien représente la marque d’une époque pour toute une génération LGBTQIA+ et bien sûr pour l’art du drag, sans oublier une bande originale très recherchée. On s’attend donc à un message d’inclusion et de diversité avec des thèmes actualisés pour la version 2025.
Les puristes du film iront crier au blasphème sur les Champs Elysées, les autres se plieront en deux devant Titanique, cette comédie musicale off Broadway. Un décor de carton-pâte, des personnages haut en couleur et un humour décapant, une fausse Céline Dion raconte sur scène sa vraie version de l’histoire d’amour entre Rose et Jack. On est plus proche d’Eric Morena (« Oh mon bâteau oh oh oh…! ») que de la super production de James Cameron, alors pourquoi pas ?
Depuis 2023, le Bunker permettait de passer chaque soirée de dimanche dans un lieu safe du centre de la capitale, réservé pour l’occasion aux identités queers et leurs allié.es. Dès le 18 avril, Rio et Mya ouvrent un local du mercredi au dimanche (16h-2h), avec de la street food de cuisines du monde. On leu souhaite bonne chance et bien sûr on va les soutenir en allant goûter et s’amuser !