
Le théâtre Clavel accueille encore pour quelques dates l’incontournable pièce Le Frigo du dramaturge argentin Copi, mise en scène par Nathalie Juvet avec Jérôme Léger.
L’univers surréaliste de l'auteur traverse lentement la membrane du temps et résonne aujourd'hui avec une humanité désespérée et une ironie mordante. Son œuvre phare, Le Frigo, qui explore la profonde faille entre la vie et la mort, se déploie comme un drapeau agité sur un champ de bataille où s'entrelacent rires et larmes.
La pièce présente L, personnage central et emblématique, dont l’errance intérieure est exacerbée par l’arrivée d’un frigo, accessoire aussi banal que inquiétant, devenu le symbole d'un ultime repos avant la mort. Dans cette métaphore froide et sans vie, se joue la dernière danse entre l’amour, la solitude et la mort, où chaque personnage appelé par L évoque non seulement son passé tumultueux, mais aussi un parcours migrant entre réalité et fantasmagorie. Prisonnier de ses pulsions, L mène une lutte schizophrénique qui fait écho aux tragédies de son temps.
Le sida, cette maladie étiquetée de « cancer gay » par une société ignare et homophobe, flotte dans l'air comme une menace omniprésente. Copi nous invite alors à réfléchir sur cette quête de liberté, sur les abîmes de la solitude, sur l’approche de la mort, mais également sur la résilience des âmes vivantes. Son message est intemporel : même si les mères restent abusives et que la solitude s’enracine, il nous rappelle que l’essence humaine demeure dans la capacité à rire, même au bord du gouffre. Une invitation à affronter l’inéluctable sans jamais renoncer à l’audace, au décalage et à la petite mort, celle de l’oubli.
Le Frigo de Copi au Théâtre Clavel, les 16, 23 et 30 octobre 2024 à 21h.
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Ryan Murphy avait, avec l’histoire romancée de Jeffrey Dahmer (l'un des tueurs en série les plus notoires de l'histoire américaine, surnommé le « monstre du Milwaukee »), inauguré Monstres, un cycle à la fois palpitant, dérangeant et percutant autour de tueurs avant tout homosexuels parmis les plus célèbres d’Amérique.





La nouvelle direction de ce cabaret transformiste mythique des nuits parisiennes avait dû mettre la clé sous la porte en juillet dernier. Nous venons d’apprendre que le comédien Gad Elmaleh a remporté le fonds de commerce en liquidation judiciaire. Cependant, il n’a pas racheté la marque Chez Michou. Catherine Catty-Jacquart, la nièce de Michou, se réjouit de la nouvelle : « on aurait été malheureux que le lieu devienne autre chose qu’un cabaret. Ça ne s’appellera plus Chez Michou, mais Gad va en faire un très bel endroit. C’est une très bonne chose de tourner la page, en prenant un virage. »
L’annonce a été aussi rapide que violente : ce haut lieu des noctambules LGBTQIA+ a fermé ses portes. Un visuel et une phrase sur les réseaux sociaux : « farewell merci - après de belles années de fête, nous annonçons la fermeture définitive de l’UC ». Resterons de nombreuses soirées de fête sur la presqu’île, des rencontres, des histoires d’amitié et d’amour…
Revenues sur le devant de la scène, en grande partie grâce à Drag Race, les drag queens se déclinent à toutes les sauces, telles des produits dérivés. Après le bingo drag, le drag quiz le lip sync battle, voici le drag catch ! Ce n’est pas une plaisanterie, mais bien le premier show de catch proposé par la première drag queen catcheuse de France, Jazze Parry.
Trois personnes, mineures au moment des faits, ont été condamnées pour des faits de violence en réunion, avec circonstances aggravantes à caractère homophobe. Par deux fois, ils ont tendu un guet-apens à leurs victimes, via une application de rencontre. Identifiés grâce à la vidéosurveillance urbaine et à leur ADN, ils ont été reconnus coupables et connaîtront leur peine en avril 2025. L’une des victimes a souhaité quitter l’île, déclarant : « je n'ai jamais caché mon homosexualité. Mais ici, j'ai le sentiment qu'il faut le faire. »
Saioa, Camille et Maïwenn recherchent toutes les bonnes volontés pour créer une émission de « culture queer, la culture avec un grand C : art, culture, littératures, sciences, actualité, sports, etc. » Monteur.euse, créateur.rice sonore, mais aussi chroniqueur.euses, l’envie vaut autant que l’expérience.
Le collectif dragnini soutient la scène drag et innove : après le barathon (tournée drag d’un soir dans une dizaine de bars), il propose de laisser la scène aux drag seniors de l’associations les Audacieux.ses. Les membres collectent des fonds afin de soutenir la création de résidences seniors LGBTQIA+. We are audragcieux.es, cette journée caritative aura lieu samedi 19 octobre. 
L’association a pris un très bon départ l’année dernière. Il faut dire que cette structure a répondu a de nombreuses attentes communautaires. Pour l’aider à continuer, adhérez ! Le montant est libre.