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  • L’homophobie touche aussi les plus hautes sphères de l’Etat, jusqu’au Haut Conseil à l’Egalité. Sylvie Pierre-Brossolette, sa présidente, a été poussée vers la sortie après de nombreux signalements de propos sexistes, racistes, islamophobes et homophobes, rien que ça ! Pourtant, cette instance est chargée de produire des rapports d’expertise au Premier ministre, justement sur l’état des discriminations dans l’Hexagone. Il aura quand même fallu 7 mois pour la rendre démissionnaire, après de nombreux signalements syndicaux dès janvier 2024. Elle a été remplacée par Bérangère Couillard, ex-ministre de l’égalité femmes-hommes et de la lutte contre les discriminations. C’est ça l’égalité, camarade ! 

    Bruno De
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  • Dans la tradition des music-halls « d’avant », Charlène Duval lance une soirée mensuelle à partir du 19 septembre. La scène fera la part belle à  la variété, la fantaisie, des talents très confirmés et en devenir, du 100 % live. On commencera avec Tara Jackson, avant le grand retour de Madame Raymonde les 28 et 29 octobre.

    Le petit mot de Charlène Duval, directeur.rice général.e du Tango :

    "C’est un programme à l’ancienne en deux parties, avec de jeunes artistes en première partie et quelqu’un de plus aguerri qui assure 3/4h en deuxième partie, toujours en live. En octobre, nous accueillerons Madame Raymonde les 28 et 29 octobre, Denis d’Arcangelo qu’on n’a pas vu à Paris avec ce personnage de chanteuse réaliste flamboyante des années 20 depuis longtemps."

    www.tangoparis.com

    Bruno De
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  • La GPA en question

    Dans le quotidien Le Monde du 3 septembre, trois spécialistes de la reproduction s'expriment dans une tribune autour de la GPA. La Gestation Pour Autrui est un sujet qui divise en France alors que dans de nombreux pays, cette pratique est autorisée. Certains y voient un acte immoral à la limite de l’esclavagisme moderne quand d’autres y voient un nouveau moyen de faire famille. Nos politiques s’écharpent sur le concept même autour d’arguments moraux quand de plus en plus de nos concitoyens se disent favorables à une ouverture de cette nouvelle voie de procréation.

    Voilà pourquoi ces trois experts de la question exhortent à une réflexion sur la gestation pour autrui où les Français seraient associés.

    Rappelons comme précisé dans l’article que « le 5 octobre 2023, les parlementaires européens ont voté en faveur de l’amendement de l’eurodéputé LR François-Xavier Bellamy pour inclure la gestation pour autrui (GPA) dans la définition de la traite d’êtres humains. » C’est là que le problème subsiste, la vision que l’on a de cette méthode est rétrograde.

    L’encadrement éthique du processus permet d’y recourir sans souci dans des pays comme le Canada, les Etats-Unis, le Mexique, la Colombie… Les trois auteurs déclarent qu’ « il faut dépasser le débat binaire, entre idéologie et symbolisme » pour faire évoluer un énième débat sclérosé.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Il a tellement mouillé le maillot, faisant mouiller celui de certain.e.s, le p’tit british, notamment à Paris, où il a brillamment remporté l’argent des JO au plongeon. Sorti du placard en 2013, Tom Dailey n’a eu de cesse de porter haut et fort les couleurs arc-en-ciel, devenant le héraut de la communauté LGBTQIA+ dans le sport de haut niveau. 5 médailles olympiques et 14 ans de carrière plus tard, le plongeur raccroche son maillot au vestiaire. Nul doute que ce sera pour continuer à militer dans cette deuxième vie. Et on aura toujours plaisir à le voir tricoter et évoluer dans sa vie de couple et de père.

    Bruno De
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  • Le candidat républicain à la présidence américaine Donald Trump n’a que faire des droits musicaux et croit que l’utilisation de titres est possible sans demander l’accord des artistes apparemment. Par trois fois, des artistes de renommées internationales et leur maison de disques ont expressément demandé que leurs titres ne soient pas utilisés pour faire la promotion du postulant à la Maison Blanche. Le musicien français Woodkid a en début du mois d’août dénoncé l’usage de son morceau aux sonorités martial Run boy run dans un clip de campagne de 2 minutes où l’on des images de l'ancien président américain, de militaires ou encore de manifestants antivaccins, agrémentées de slogans comme «America first » comme le précise Francetvinfo. Le compositeur a appelé Universal Music France à «réagir» tout en précisant sur son compte X : « encore une fois, je n'ai jamais donné la permission d'utiliser ma musique dans cette vidéo de Donald Trump. Run Boy Run est un hymne LGBT+ écrit par moi-même, un musicien LGBT+ et fier de l'être ». 

    Le 9 août, c’est au tour de la chanteuse québécoise Céline Dion et de son équipe de déplorer l’emploi du titre My Heart will go on, lors d’un rassemblement dans le Montana de l’ancien président et de son colistier JD Vance. Céline Dion a précisé en anglais sur sa page X : « en aucun cas cette utilisation n'est autorisée, et Céline Dion n'approuve pas cette utilisation ou toute utilisation similaire …Et vraiment, cette chanson ? ». 

    Fin août, c’est Universal Music AB qui représente le groupe de pop suédois Abba qui embraye et réclame à ce que « ces morceaux soient retirés ». Plusieurs titres phares auraient été utilisés à maintes reprises par l’équipe de Trump lors de réunions publiques.

    D’autres artistes ont aussi fait la même démarche : les Rolling Stones, Bruce Springsteen, ou encore Neil Young.

    Trump doit être partisan du : « où y a de la gêne, y a pas de plaisir » ! 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Deux hommes et une femme ont écopé de prison ferme et avec sursis pour une agression envers un couple de femmes dans la rue en juin dernier. Le tribunal a retenu la circonstance aggravante, malgré les arguments de l’un des prévenus qui a accusé sa complice d’avoir seule tenu les propos incriminés. La victime avait aussi mis en cause la police qui, au lieu de l’aider, a menacé de la placer en garde à vue si elle ne quittait pas les lieux. Le préfet de l’Hérault avait saisi le procureur de la République et demandé l’ouverture d’une enquête interne, sans suite à ce jour.

    Bruno De
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  • La Chatonnerie invite à célébrer les derniers rayons du soleil d’été avec cet happening qui mêlera DJ sets, drags, danse, barbecue, ateliers pour enfants et adultes, marche d’artistes locaux. Rendez-vous 4 rue Achard, samedi 21 septembre (15h-22h).

    Bruno De
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  • Avis aux gourmands. On vous parle rarement de nourriture dans les pages de Strobo, mais le livre Tellement Yummy ! nous a terriblement donné l’eau à la bouche que nous voulions le partager avec vous. Carl et Isaac, le couple d’influenceurs fines et belles gueules montréalaises qui a testé sur les réseaux sociaux tout un tas de recettes plus alléchantes les unes que les autres, a compilé ses coups de cœur culinaires dans un ouvrage qui est une véritable invitation gastronomique au voyage.

    Du petit déj à l’apéro, des salades aux desserts, pâtes et autres délices, on a envie de tout dévorer. Mais au-delà des créations qu’ils nous invitent à reproduire tout simplement, ils incarnent cette génération qui met en scène sa vie sur le web. Carl Arsenault, finaliste de Le meilleur pâtissier sur M6 a lancé sa chaîne Youtube qui cartonne, « Carl is cooking ». Tandis que son mari, Isaac Hub, ancien mannequin met une touche d’élégance dans leur quotidien qu’il partage individuellement et ensemble sur leurs pages. Leurs contenus sont variés, bienveillants et mettent en avant de manière divertissante leur vie en cuisine avec leurs chiens Bobby et Snow et leurs deux petites filles Cléa et Stella. Un régal.

    Tellement yummy !, de Carl Arsenault et Isaac Hub, Ed. de l’Homme, 192 pages, 22€

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Burlesque Freaky Follies recherche activement de nouveaux talents qui se produiront notamment sur la scène ouverte du Montecito. Paillettes, strass, make up, émotion, burlesque, etc. Bien sûr, qui dit scène ouverte dit modestie du cachet (au chapeau), mais l’ambiance du bar est toujours au top.
    Pour postuler, envoyez un e mail à burlesquefreakyfollies@gmail.com, on vous renverra la Google form pour vous inscrire.

    Bruno De
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  • « Je veux du temps, de l’argent, une liberté de mouvement et une liberté de création. Le travail du sexe est une réponse. Le travail du sexe peut être délibérément choisi », écrit Déborah Costes dans son premier roman intitulé Reprendre corps, aux éditions Globe. Rentrer dans ce livre, c’est accepter d’emblée de se prendre à pleine volée une gifle monumentale. Racontée à la première personne, on file la vie de Déborah, une jeune adulte pas encore la trentaine, qui raconte son parcours dans la « puterie », comprenez la prostitution.

    Fatigué d’une lutte permanente contre une maladie qui tait ses origines, elle décide d’arrêter ses études. De retour chez son père, elle se confronte à une précarité si grande que le seul moyen qu’elle trouve pour s’en sortir est de vendre son corps. Elle use de ses charmes pour commencer derrière un écran en mode Camgirl, puis en tant qu’escorte et enfin en dominatrice. De cette évolution dans le milieu du sexe monnayable, ce récit tonne comme une nécessité absolue, celle d’un déballage public pour se libérer d’un poids, assumer ses choix, les expliquer et reprendre enfin possession de son corps.

    176 pages écrites qui défilent à toute vitesse dans un style haletant, rempli de fureur et d’urgence qui au fil du temps, gagne en confiance, en estime de soi et en maturité. Ce chemin introspectif permet à l’autrice de prendre toujours plus de recul sur sa situation et d’analyser le statut de prostituée. Elle déconstruit sa manière d’être, ainsi que celle de ses proches, des clients, des anonymes. Elle déchiquette sans gêne tous les pans de son métier, dans les moindres détails, de la honte aux clichés, du tabou au silence en passant par les fantasmes et l’âpreté de la réalité qui se donne. On l’accompagne à chaque instant. Ce romain nous tient en haleine grâce une présentation poignante et cabossée, martelée de fêlures et lacérée d’interrogations sur la parole des travailleuses du sexe au cœur d’une société patriarcale anxiogène. Sans concession, lucide, sincère de bout en bout et à la fois intimidant et glaçant, la vérité tombe avec violence.

    Reprendre corps de Déborah Costes, Ed. Globe 176 pages, 17€

    Julien Claudé-Pénégry
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