
Dans son premier roman Possibles, publié en 2019, Valérie Baud, porte-parole de l’association Bi’Cause, abordait sous forme de récit initiatique autour de l’identité d’Aurore, bi et pansexuelle.
Dans ce nouvel ouvrage intitulé Partir, nous suivons Afia, une jeune lesbienne sous les bombes d’Alep en 2015, qui ne rêve que de quitter sa vie pour une autre existence loin des tourments de la guerre. Éprise de liberté, l'inconnu est aussi au carrefour de ce périple personnel. Plus qu’une fuite en avant pleine d'espoir et d’envie, l’autrice interroge la notion de frontières, de liberté. Si les chemins qu’elle s’apprête à traverser remettent en cause son vécu, c’est surtout une quête de soi qui est amorcée. S’affranchir des diktats, des limites, dépasser les limites, remettre en question les normes et repenser sa vie. C’est un cri intérieur qui rugit dans la nuit pour laisser la lumière prendre le dessus. Un texte d’une captivante puissance, un rythme haletant et un élan magique qui révèle qui est véritablement Afia. Palpitant !
Partir, de Valérie baud, Vent Solars Editions, 248 pages, 20€

La sensation du moment. Le tant attendu Becoming Karl Lagerfeld qui retrace la vie du créateur de mode vient de débouler depuis le 7 juin sur Disney+.
Simon Frankart, l’illustrateur et auteur du compte Instagram « petites luxures », récidive. Après le sujet de ces précédents titres, il revient avec en premier Lieu. Ce recueil illustre 50 témoignages de femmes et d’hommes qui se sont confiés sur les lieux de leurs premiers ébats. Pour ce faire, il est allé demander à ses lecteur.trices de se prêter au jeu en relatant en quelques lignes, ce moment qui marque la naissance de nos vies sensuelles et sexuelles. Il a pris ensuite le temps et la liberté de les illustrer en couleur, ce qui est aussi une grande première pour ce graphiste au trait minimaliste, filant et précis.
Ils ont fait ce que le XV de France n’a pas réussi. Ce club amateur s’est imposé à Rome en mai, en battant en finale les Australiens, 5 fois champions du monde. Les Gaillards Parisiens, première équipe inclusive de rugby créée en France il y a 20 ans, ont pu soulever la Bingham Cup. À l’origine, ce tournoi était organisé avec des équipes gay. Aujourd’hui, le terme est « inclusif » car hétérosexuels, homosexuels, personnes trans et lesbiennes font partie des équipes… Toutes ont signé une charte de lutte contre l’homophobie et les discriminations dans le milieu sportif amateur. Le titre sera remis en jeu en 2026. 
Le parlement cantonal du Valais en Suisse a approuvé une nouvelle loi sur la santé qui comprend une interdiction des thérapies visant à modifier l'orientation sexuelle ou l'identité de genre. Le projet de loi a été adopté par 106 voix contre 21. Les thérapies de conversion sont considérées comme « discriminatoires, cruelles, inhumaines et dégradantes par les Nations unies », a déclaré Mathias Reynard, chef du département de la santé du canton du Valais, relate le site s
Alors que les instances dirigeantes du monde du football essaient de faire évoluer les choses, certains joueurs campent sur leur position et refusent toujours de s’y associer. Réfractaires déjà l’année dernière, le nantais Mostafa Mohamed a précisé ne pas vouloir se rendre au match contre AS Monaco en cette journée où il aurait dû porter un simple badge neutre de toute référence aux LGBT. « L’objectif de la LFP, lorsqu’elle a décidé de retirer le flocage arc-en-ciel, c’était de ne plus faire de vagues et d’emporter tous les joueurs dans cette campagne, y compris ceux qui refusaient de porter le flocage l’an dernier », explique Bertrand Lambert, président des PanamPride Football Club à nos confrères de Eurosport sur le sujet. « Ceux qui ne voulaient pas le porter estimaient que ce flocage faisait la promotion de l’homosexualité, ce qui n’était pas évidemment pas le cas : c’était un flocage contre l’homophobie. C’est suite à ces refus que la LFP en est arrivé imaginer ce badge noir sans aucune référence LGBT et censé être accepté par tout le monde. On voit visiblement bien que c’est encore trop pour certains, preuve s’il en est qu’il ne fallait rien céder. Ce n’est pas faute de les avoir alertés. »
Le ministère de la Santé péruvien a publié un décret le 10 mai mettant à jour la liste des prestations minimales auxquelles un assuré a droit. Y figurait depuis 2021, les maladies mentales. Mais désormais, il a décidé d’y inclure les traitements liés à l'identité de genre, incluant les thérapies de réaffirmation ou les opérations de réassignation sexuelle. Maladresse ou faute volontaire ? En fait, le Pérou exploite ici une classification obsolète depuis 2022 de l’Organisation mondiale de la santé. Et cela laisse planer l'idée que la transsexualité est toujours considérée comme un « trouble mental » dans ce pays, ce qui n’est pas le cas a réaffirmé le ministre de la Santé et les défenseurs LGBTQIA+. Ces derniers ont demandé l’abrogation de ce texte stigmatisant et discriminatoire.
Le MUCEM pro-pose du 3 juillet au 9 décembre la première exposition au monde consacrée au naturis-me. Alors que l’engouement pour cet art de vivre en nudité en accord avec la nature tente de plus en plus de personnes et que la France en est la première destination touristique, le Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée vous invite à explorer ce phénomène singulier et fédérateur qu’est le naturisme, ou plutôt les naturismes, car ils sont pluriels.
Le président de la République a déclaré vouloir améliorer l’accès à la procréation médicalement assistée et a précisé plan contre l’infertilité (notamment un bilan complet pour chacun autour de 20 ans).
Maho Bah-Villemagne, athlète transgenre de 30 ans a été officiellement autorisé à combattre dans la catégorie amateur élite hommes par le Comité directeur de la Fédération française de boxe. C’est une première en Europe et dans ce sport. Les membres se sont basés sur le palmarès en boxe amateur chez les femmes pour accéder à sa demande et il conserve ses titres de champion de France militaire et de vice-champion civil. Le sportif originaire de Hyères dans le Var a salué sur Francetvinfo « une grande victoire pour le sport en général, la cause transgenre et pour l’évolution des mentalités ».