

Le parlement italien a voté le 15 octobre une loi qui qualifie la gestation pour autrui (GPA) de « crime universel », s'appliquant à quiconque participe à cette pratique, qu'il soit en Italie ou à l'étranger. Cette décision marque un tournant majeur dans la politique italienne concernant les droits reproductifs. La présidente du Conseil, Giorgia Meloni, s’est réjouie de l’entrée en vigueur « d’une règle de bon sens contre la marchandisation du corps féminin et des enfants ». Même son de cloches côté de la ministre pour la Famille, Eugenia Roccella, pour qui les enfants ne viennent au monde que d’une seule manière. « Ils se font de manière classique, avec un homme et une femme vivant ensemble et décidant de fonder une famille ». La nouvelle législation, proposée par un groupement de partis de droite et du centre, vise à interdire totalement la GPA, en considérant que toute forme de cette pratique, même lorsque réalisée dans des pays où elle est légale, porte atteinte à la dignité humaine et aux droits des femmes. Les sanctions pour les individus et les agences impliquées dans des arrangements de GPA pourraient inclure des amendes lourdes et des peines de prison allant jusqu’à deux ans d’incarcération en Italie et jusqu’à 1 million d’euros d’amende. Les partisans de la loi soutiennent qu'elle protège les droits des femmes, particulièrement celles qui pourraient être vulnérables à l'exploitation à travers la GPA. "Nous devons défendre la dignité de chaque femme et garantir qu'aucune vie ne soit commercialisée", a déclaré l'un des principaux auteurs du projet de loi lors de son introduction au parlement.
Les enfants, fruits d’un crime universel
Cependant, cette décision est fortement critiquée par les défenseurs des droits LGBT qui y voient une discrimination et un recul des droits individuels déjà fortement attaquées depuis l’arrivée de Mme Meloni au pouvoir. Des organisations non gouvernementales et des militants ont dénoncé cette loi comme une atteinte à la liberté de choix et une ingérence dans les décisions personnelles des couples qui souhaitent fonder une famille. Au niveau européen, des députés ont exprimé leurs préoccupations quant à l'impact de cette loi sur la libre circulation des personnes et des droits fondamentaux au sein de l'Union européenne. Des appels à des discussions sur la législation italienne sont attendus lors des prochaines sessions du Parlement européen.
Avec cette réforme, l'Italie rejoint un petit nombre de pays dans le monde qui criminalisent la GPA, mais elle pourrait également être confrontée à des conséquences juridiques et diplomatiques, en cas de poursuites contre des citoyens ou des agences opérant dans les pays où la GPA est légale.
(© Giorgia Meloni par le Gouvernement Italien)

Ce concept de soirée clubbing pop/R n’B se décline désormais en afterwork, histoire de profiter sans compter le lendemain. 2 salles, 2 ambiances : 20h-22h : en mode afterwork avec jeux, shows drag et DJ set 100% pop, 22h-2h : ouverture de la seconde salle avec un DJ set « brat » (entendez « sale gosse », « bitch »).
Du rire qui fait réfléchir : Tahnee invite à rediscuter de tout. Dans un stand-up festif, elle porte un regard décalé sur le monde d'aujourd'hui, un monde riche de diversités, culturelles, de genres, de sexualités. Le 25 octobre à la Cigale.
« Je suis petit, métis, unijambiste, et pour en remettre une couche, gay ! » : suite 
30 ans après le film coup de poing de Mathieu Kasovitz, La Haine revient en format musical à La Seine Musicale. Le réalisateur avait fait sensation à l’époque et cette histoire reste un brillant regard sur une facette de la France. Il nous plongeait dans la vie des banlieues. Après deux ans de travail et plus de 3000 personnes auditionnées pour trouver ceux qui interpréteront les nouveaux Vinz, Saïd et Hubert, historiquement campés à l’écran par Vincent Cassel, Saïd Taghmaouï et Hubert Koundé, les jeux sont faits et le titre un peu arrangé en « La haine, jusqu’ici rien n’a changé » déboule sur scène depuis le 10 octobre. 
Une vidéo circule montrant un couple gay obligé de défiler dans les rues de Rumuewhara, au Nigéria, sous les coups et les propos homophobes d’une foule qui se délecte de la violence qu’elle fait subir à ces deux garçons. Dans ce pays qui condamne l’homosexualité avec de la prison, ce genre d’exaction est courant.
Le duo de garçons le plus connu de l’écriture française prend vie dans le spectacle Rimbaud-Verlaine : Violences à la Comédie Saint Michel tous les dimanches à 18h. Il offre une réflexion poétique sur les luttes sociales et politiques d'hier et d'aujourd'hui à travers la tumultueuse relation entre les célèbres poètes Arthur Rimbaud et Paul Verlaine.
Dans le Caucase russe, la persécution des homosexuels s’apparente à une virée vers une mort selon l’organisation SK SOS qui aide la communauté LGBTQIAP+ à quitter la région. D’après ce qui nous est rapporté, trois possibilités sont données aux personnes arrêtées : l’exécution, la détention ou l’engagement armé en Ukraine.
La police russe a fait une descente dans des boîtes de nuit et a arrêté plus de 50 personnes LGBT+ en une seule nuit. Sous couvert que le mouvement LGBT+ est depuis cette année aux yeux de la loi russe « un mouvement extrémiste terroriste », les autorités n’ont de cesse de traquer la communauté partout où elle se trouve. En visionnant les images qui circulent sur les réseaux sociaux, on assiste à des raids armés dans deux discothèques de Moscou. Les soirées ont été interrompues à l’improviste et dans une violence verbale et physique, les clients ont été mis à terre, à plat ventre au sol. La peur est palpable, l’incompréhension visible sur les visages pétrifiés de toutes ces personnes venues juste s’amuser. Mais tout ce qui est estampillé LGBT+ n’a plus le droit de citer en Russie. C’est la première fois qu’autant d’individus sont arrêtés en une seule fois. Dans le même temps, un propriétaire d’établissement de nuit fait aussi les frais de cette répression liberticide, puisqu’il vient d’être arrêté et son entreprise fermée puisque LGBT. 
Alors que Salomé Zourabichvili, la présidente géorgienne avait exprimé son désaccord sur une loi controversée qui vise à restreindre les droits des personnes LGBT+ en refusant de la signer, le président du parlement en a décidé autrement. Pour ce pays qui emboite le pas à la Russie en adoptant des lois LGBTophobes toujours plus drastiques pour soi-disant renforcer les « valeurs familiales », cette nouvelle décision complique encore un peu plus son entrée dans l’Union européenne. En effet, le texte promulgué un large champ de liberté puisqu’il interdit le drapeau LGBT+ en public, les prides, le fait d’évoquer l’existence des LGBTQ+ dans les livres et les films et les transitions médicales. Dans la foulée, le parlement européen a voté la mise en place de sanctions ciblées et précise que si la législation n'est pas abrogée, les relations entre la Géorgie et l'UE ne pourront pas progresser. L’intégration du pays dans l'UE est donc à ce jour suspendue.