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  • Dérapage policier

    Tout va bien dans le meilleur des mondes. Au lendemain des résultats des élections européennes, Mediapart relate que Camille, un jeune homme de 31 a été mis en garde à vue pour un tag « Bardella meurt ». Soit ! On ne vandalise pas le bien public. Mais là où le bât blesse, c’est la manière dont les choses se sont ensuite déroulées. 

    Il a été reçu au commissariat sous des injures de la part des policiers aussi fleuries que « ta casquette de pédé qui se fait enculer par des migrants ! » explique-t-il. Le tout accompagné par un « comité d’accueil » qui reprenait en chœur une chanson en l’honneur du candidat RN. La préfecture de police de Paris a ouvert une enquête administrative. Où est la déontologie et le serment prêté par ces membres des forces de l’ordre ?

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Imaginez ce que peut provoquer la collaboration entre « l’enfant terrible de la mode » Jean Paul Gaultier et le chausseur de talent romanais connu pour son fameux tressé cuir Stéphane Kélian ! Le musée de la Chaussure à Romans-sur-Isère propose jusqu’au 3  novembre de vous glisser dans la magie des réalisations nées de l’imagination de ces deux génies français. 

    Quand l’audace rencontre l’excentricité. C’est bien cela qu’Olivier Jault, designer de chaussure et collectionneur, co-commissaire de l’exposition Jean Paul Gaultier pour Stéphane Kélian « Roman d’une rencontre » a voulu mettre en scène au cœur d’une chapelle. Un lieu unique, tel un écrin pour la rétrospective d’une aventure créative faite de confiance, d’insolence, de savoir-faire et de désinvolture. Olivier Jault, le passionné d’histoire et des techniques de confection autour du monde de la chaussure, qui a longtemps travaillé aux côtés de Jean Paul Gaultier s’est pris de passion à l’idée de mettre en lumière les trésors qui sur plus d’une vingtaine de défilés prêt-à-porter du créateur ont vu naître des chaussures qui accompagnaient les tenues.

    Une rencontre, un partage

    De 1984 à 1996, ce qui va émerger de « l’union » de ces deux artistes va dépasser l’entendement. Bien plus que de simples réalisations, ces chaussures sont de véritables œuvres d’art. Fusion fantastique et détonante entre l’univers atypique et tourbillonnant du jeune créateur et la capacité presque renversante de l’expert à concrétiser tout concept même les plus impensables en réalité. Pour rendre hommage à ce mariage de déraison consenti entre deux esprits loin des stéréotypes, qui de mieux que ceux qui ont été les acteurs historiques des deux maisons, les amis, les férus de mode ?

    Tout tenté, tout créé

    Il en ressort, une scénographie qui invite à explorer l’anticonformisme du duo, la technicité dans chaque réalisation, les détails, l’exécution, le rendu, l’âme de chaque pièce qui ne fait pas qu’habiller une paire de pieds, mais surtout les sublime et leur donne une visibilité toute nouvelle, dans un ensemble esthétique. Car de la fantaisie, il y en a eu en plus de 10 ans de collaboration parsemés de projets originaux. L’un inspirant l’autre, c’est la mutualisation de leur liberté d’imaginer un produit fini, de qualité, beau et souvent très complexe à élaborer qui les excitait. Rien n’était impossible, rien. De la paire de boots pour homme à talons haut avec le talon transparent avec un flash lumineux au derby évidé d’une partie de son cuir, en passant par les bottines à talon mi-mollet issues de la collection Les rap’pieuses ou encore les sneakers montants avec bout et broche métal de la collection French gigolo, l’humour flirte avec les références culturelles quand le sportswear et le streetwear envahissent les podiums.

    Une aventure hors pair qui laissera à jamais ses empreintes au fil des paires qui ont été imaginés et foulé les défilés comme autant d’accessoires de mode à part entière. En répondant aux « désirs les plus fous » de Jean Paul Gaultier, chaque innovation de Stéphane Kélian « laisse place à une chaussure « tendance», adaptée à chaque silhouette, devançant chaque nouvelle mode, donnant naissance à de nouvelles identités », comme l’explique si joliment le journaliste Patrick Cabasset, un proche de jean Paul Gaultier.

    Jean Paul Gaultier pour Stéphane Kélian « Roman d’une rencontre », jusqu’au 3 nov. 2024 au musée de la Chaussures, 26100 Romans-sur-Isère.

    Infos ici.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Depuis quelques jours vous pouvez visionner sur Netflix un documentaire très bien monté entièrement consacré à l’histoire de l’humour queer. Outstanding : a comedy revolution, comme son nom l’indique, va bien plus loin qu’une compilation des bons jeux de mots et sketchs par des grands noms du stand up LGBTQIAP+, c’est une magistrale rétrospective historique de cette visibilité que la scène à pu apporter à la communauté par le biais de l’humour. En effet, lorsqu'on sait qu’on ne peut pas forcément rire de tout, montrer que ceux qui sont les premiers intéressés peuvent une fois de plus retourner le sujet pour en faire une arme est juste génial. Adossé à Stand Out, un spectacle organisé en mai 2022 et dans lequel de 22 artistes queer ont performé, ce documentaire parsemé d’une sélection d’images d’archives, de spectacles et de témoignages démontre comment la scène est devenue une tribune de revendications à chaque époque pour réclamer l’égalité des droits.

    Julien Claudé-Pénégry
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    Plus d’un français sur deux (53% exactement) dit ne pas se protéger systématiquement avec un nouveau partenaire. Et la tendance n’est pas bonne puisque cela représente 4% supplémentaires en 4 ans, selon une étude commandée par le laboratoire Gilead. L’étude démontre aussi que les jeunes manquent cruellement d’information : ainsi presque la moitié (48%) des 15-24 ans interrogés ne savent pas qu’il est possible de trouver des préservatifs gratuits en pharmacie.

    Autre point inquiétant de l’étude : 30% des personnes interrogées disent ne pas se faire dépister après un rapport sexuel non protégé. Ce chiffre grimpe à 44% chez les 15-24 ans qui ne se sentent pas concernés ou trouvent cela « trop compliqué » par méconnaissance des différents dispositifs en place. Dans cette étude aussi, 12% des français.e.s interrogé.e.s ne se dépistent pas pour le VIH, par peur du résultat. 

    Parmi les raisons évoquées pour expliquer ce relâchement : la confiance envers le.la partenaire sexuel.le, l’envie de sensations plus intenses, le fait d’avoir bu de l’alcool ou consommé d’autres substances, et le fait de ne pas avoir de préservatifs sur soi. Cette nouvelle étude met notamment en évidence le manque cruel d’information et de pédagogie auprès des 15-24 ans, et le besoin de campagnes de prévention répétées à l’heure où, en France, 200 000 personnes vivent avec le VIH, dont 15% qui ignorent être séropositives, ce qui explique les 5 000 nouvelles découvertes de séropositivité chaque année.

    Franck Desbordes
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  • Savez-vous comment Hollywood a usé de stratagèmes pour déjouer la censure et parler d’homosexualité à l’écran ? The Celluloid Closet, actuellement disponible sur le portail France.tv, propose un passionnant voyage à travers les subterfuges mis en place par les scénaristes. Plus de 120 extraits de films sont passés à la moulinette et commentés par les plus grands noms du 7e art américain pour expliquer de Ben Hur à My Beautiful Laundrette en passant par Basic Instinct ou encore Philadelphia. Inspiré du livre éponyme, The Celluloid Closet de Vito Russo, ce documentaire sorti en 1995 démontre comment des acteurs tels que Tom Hanks, Sharon Stone, Susan Sarandon ou encore Whoopi Goldberg se sont joués des interdits avec ces désirs défendus à l’image. Avec la complicité des scénaristes, ils confient un florilège aussi inédit qu’époustouflant d’anecdotes retraçant plus de 100 ans de tournage. Malicieux et contestataire.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Quand on est un couple homosexuel au féminin et que l’on souhaite faire famille, on doit slalomer plus que de raison entre les injonctions sociétales et les diktats d’un monde hétéronormé. Patience mon amour est une série publiée depuis le 24 juin sur le compte Instagram arte_asuivre, le site d’Arte et leur chaîne Youtube. Après une première saison - diffusée sur Instagram et récompensée au festival de La Rochelle par le prix de la meilleure série de format court, ces 31 épisodes de 2 à 4 minutes qui composent cette seconde saison, nous propulsent dans l’intimité de la parentalité à proprement parler. 

    On y suit Alice et Gabrielle qui élèvent leur fils né après un long parcours de PMA. C’est incisif, tendre, non dénué d’humour, parfois grinçant mais surtout pointant du doigt le chemin qui reste à ce duo pour se définir, se construire en tant que parents dans les méandres d’une administration alambiquée. S’inspirant de sa propre expérience de la maternité, la réalisatrice Camille Duvelleroy fait de l’irruption du confinement de 2020 un ressort narratif qui, en menaçant de dynamiter le couple, souligne la difficulté d’élever un enfant en vase clos. Mais surtout le traitement du sujet se veut avant tout ouvertement politique et montre les luttes et les difficultés d’être une famille lorsque l’on est hors cadre.

    arte.tv/digitalproductions/fr/patience-mon-amour/

    Crédit photo Bachibouzouk

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La capitale belge compte déjà deux cabarets (Mademoiselle et Chez Maman) et des bars avec drag shows. Un petit nouveau pointe le bout de son nez : Potiche. Les drags Lara Fullcamp et LaDiva Live rendent un hommage à la Maillan (qui a joué la pièce éponyme) et souhaitent en faire un lieu inclusif. Le mercredi est consacré au karaoké, tandis que vendredi et samedi, les shows font la part belle aux talents scéniques multiples. 10 Petite Rue au Beurre.

    facebook.com/PoticheCabaret

    instagram.com/PoticheCabaret

    Bruno De
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  • Dans le cadre de l’exposition Paradis naturistes qui se déroule actuel-lement au MUCEM, la villa Noailles vous invite à de nombreux rendez-vous artistiques annexes.  On y retrouve notamment à la Ruche K,  Les cas érotiques en association avec la Galerie Kokanas, au 61 rue Belle de Mai (13003 Marseille), une exposition collective avec la présence de l’artiste Lazarus Lazare. Il nous entraîne à travers ses créations dans les garrigues profondes, où les corps en émois se libèrent pour vivre des histoires d’amours en pleine nature. Laissez-vous porter par ces moments orgasmiques. Une exploration audacieuse et délicate de l’érotisme à nu sans retenue.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le 30 juin, Brenda Biya, fille du président du Cameroun, a publié sur Instagram une photo d’elle en train d’embrasser une autre fille, la mannequin brésilienne Layyons Valença. Un coming out visuel dans un pays qui pénalise l’homosexualité comme un délit de droit commun. En guise de légende, la jeune rappeuse de 26 ans aussi connu sous son nom de scène King Nasty déclare : « je suis folle de toi, et je veux que tout le monde le sache ». Le cliché a bien évidemment provoqué une polémique au sein du pays alors que de nombreuses personnalités se sont empressées de la remercier pour un tel courage et de la féliciter en espérant que cet acte puisse faire bouger les lignes dans le pays dirigé depuis quatre décennies par Paul Biya, son père. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Dissolution du GUD

    Le GUD (Groupe union défense), syndicat d’étudiants d’ultradroite a été dissous le mercredi 27 juin en Conseil des Ministres par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Cela fait suite à l’annonce de la proposition du Ministre de l’intérieur Gérald Darmanin, la semaine précédant la décision de sou-mettre au Président de la République Emmanuel Macron, la dissolution du GUD, qu'il avait accusé d'être « ami » de « gens » du Rassemblement national. Il s’avère que des nombreuses incitations à la violence et à la haine ont été déversées sur les réseaux sociaux par les membres de ce groupuscule au lendemain des résultats plaçant le RN en tête des votes aux Européennes. 

    S’en est suivi la dissolution de l’Assemblée nationale et dans la précipitation le retour aux urnes pour deux tours de législatives. L’un des membres de ce groupuscule, Gabriel Loustau, 23 ans, a d'ailleurs été condamné à six mois de prison avec sursis le 12 juin pour son implication, avec trois autres personnes, dans une agression homophobe à Paris pour « fêter » la victoire du RN aux élections européennes. 

    Julien Claudé-Pénégry
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