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ee Tao signe une pépite homo vibrante aux éditions Kinky. Une célébration de l’amour entre garçons qui croque la vie à pleines dents avec une audace rafraîchissante. Lee Tao bouscule les codes de la BD avec Juicy Peach, la vie est gay !. Son trait, moderne et acidulé, insuffle une vitalité folle à ce récit initiatique.
L’écriture est vive, ponctuée d’un humour percutant qui désamorce les tabous sans jamais perdre en intensité émotionnelle. L’auteur excelle à capturer l’intimité des « petits riens », de Da-tao et Tao-Dee, un couple comme tous les autres rendant sa chronique aussi touchante que riche de sens. La force majeure de cet ouvrage réside dans sa lumière : on s’écarte des clichés sombres pour embrasser une joie de vivre communicative dans une succession de strips d’une page aux accents tantôt comiques, tantôt coquins, mais jamais éloignés de nos quotidiens, qui vous fera assurément sourire. C’est vif, incisif, attachant, et juste.
L’énergie graphique et l’authenticité du propos emportent tout sur leur passage. L’artiste taiwanais Lee Tao livre une œuvre solaire où aucun sujet n’est mis au placard ici. Un miroir nécessaire pour une jeunesse en quête de représentations positives.
C’est une lecture qui pulse, rafraîchit et émeut, est méne d’une main de chef par l’un des premiers artistes asiatiques à représenter l’homosexualité dans l’espace public. Un acte politique autant qu’artistique qui est à dévorer sans modération.
Juicy Peach, la vie est gay ! de Lee Tao, Ed. Kinky, 15€.
À partir du 2 avril, la Philharmonie de Paris consacre une vaste exposition à la musique de jeux vidéo, de Pong à League of legends. Video Games et music, c’est plus de vingt installations interactives invitent le visiteur à traverser un demi-siècle d’innovations sonores, des bips 8-bit aux grandes fresques orchestrales.
C’est la collaboration que personne n’avait vue venir, et pourtant, elle sonne comme une évidence. Angèle signe son grand retour avec « What you want », un titre produit par l’emblématique duo électro Justice. Entre pop acidulée et « malaise synthétique », le morceau explore une sensualité brute et une liberté farouchement assumée.
Bear d'azur lance pour la troisième année consécutive les festivités bear gays du sud-est de la France (9-12 avril). 
L’industrie de l’électro traverse un séisme sans précédent. Sous le hashtag #MeTooDJ, une vague d'accusations de violences sexistes et sexuelles secoue la scène hard techno, entraînant la déprogrammation de cinq têtes d'affiche de festivals majeurs comme Tomorrowland ou Dour.
Trente ans après avoir fait scintiller le désert australien, The Adventures of Priscilla, Queen of the Desert (2026) rallume les néons d’un mythe queer. Hugo Weaving et Guy Pearce y reprennent leurs rôles cultes, entre paillettes, mélancolie et éclats de rire. Le road trip garde son humour ravageur, mais explore désormais le temps qui passe, la fierté intacte et les liens choisis. Sous les perruques et les talons, c’est la tendresse qui domine : celle d’être restés flamboyants malgré les années. Entre nostalgie et audace, Priscilla prouve que la liberté, elle aussi, ne vieillit jamais. Un retour haut en couleur à ne surtout pas manquer !
Du 1er au 8 avril, cette édition se place au cœur des commémorations autour des 40 ans de la lutte contre le sida et les 30 ans de la Pride bordelaise. Des voix trop souvent minorées, mais essentielles, telles que Hélène Hazéra, Nathalie Magnan, Lionel Soukaz, Didier Lestrade... Leurs trajectoires dessinent une cartographie vivante des résistances lesbiennes, gays, trans et féministes.
L’artiste queer maroco-canadien El Mehdi marque un tournant avec la sortie de son EP Salam. Véritable pont entre héritage maghrébin et pop mondiale, ce projet multilingue (arabe, français, anglais) s'accompagne d’un court-métrage visuel saisissant : « El Film ». Entièrement conçu par l'artiste — de la réalisation aux costumes — ce film chorégraphié au cœur d’un riad sublime la cérémonie du thé, symbolisant un passage de l'ombre vers la lumière. Musicalement, l’exigence est au rendez-vous avec une production signée Sūn Jùn et un mixage assuré par Wez Clarke (Sam Smith).

Les beaux jours reviennent, et avec eux le tournoi annuel de Marseille United Sport pour Tous.tes. Du 3 au 6 avril, 1500 sportifs LGBTQIA+ et leurs alliés s’affronteront dans une douzaine de disciplines dans toute la ville pour ce GSM 2026. Pour les moins endurants, un village réunira des shows, initiations sportives, DJ sets et tables rondes, sans oublier la soirée de clôture aux Docks du Sud le 5 avril.
Une méta-analyse brésilienne publiée dans le British Journal of Sports Medicine confirme que les femmes trans n’ont aucun avantage physique significatif sur les athlètes cisgenres après hormonothérapie. Sur 52 études et 6 485 participants, les chercheuses n’ont relevé aucune différence en force (haut/bas du corps) ni en VO2 max comme l’écrit le site SOSTansphobie.org. « Cela réfute la logique des interdictions générales visant les femmes transgenres dans le sport », déclare Bruno Gualano, co-auteur de l’Université de São Paulo. Bien que présentant une masse maigre supérieure, leur capacité aérobie et musculaire s’aligne sur celle des femmes cis. Les opposants invoquent la puberté masculine, mais « les preuves empiriques remettent en question les craintes d’une domination », notent les auteurs, appelant à des politiques individualisées. Ce débat, ravivé par les JO, oppose inclusion et équité. Notons une avancée scientifique majeure pour l’accès des femmes trans au sport féminin.