
« Ce recueil est un autoportrait poétique d’une fidélité absolue », écrit Amélie Nothomb en commentaire de Chimères de Samuel Uson-Mazaudier. Quelle belle surprise que ces 50 poèmes qui sont autant de nuances de vie que ce jeune auteur de 25 ans, ancien doctorant en histoire culturelle, ayant planché sur Sheila, nous offre à travers des mots élégants et fluides. Une mise en abîmes autour de thèmes universels et intimes aussi disparates que nos peurs, nos amours, nos errances, nos mémoires, la liberté, nos engagements, la mort…
Par la force stylistique du « je » qu’il utilise, l’écrivain disparaît pour faire de chaque lecteur, le porteur de ses phrases. Émouvant et précieux, ce petit ouvrage de 126 pages est un hymne à la liberté d’être, à la multiplicité de ce que nous sommes. Un joli cadeau à faire et à se faire.
Chimères de Samuel Uson-Mazaudier, Ed. Clin d’œil, 126 pages, 15€.

Dans son premier roman Possibles, publié en 2019, Valérie Baud, porte-parole de l’association Bi’Cause, abordait sous forme de récit initiatique autour de l’identité d’Aurore, bi et pansexuelle.
Il est de ces photographes qui savent capturer dans l’expression du corps de l’homme, une part de douceur, de vulnérabilité, de fragilité. Dans le cadre du mois des Fiertés, l’artiste photographe Jérôme Sussiau présente chez Olympe à Pantin, du 13 juin au 14 juillet, une série de photos de nus masculins qui nous amène à regarder les hommes autrement. Plein de tendresse et de douceur, les poses « légères et paisibles » de ces modèles sont une invitation à interroger et repenser une masculinité désengagée de la virilité toxique dans laquelle on la cantonne pour mieux déchiffrer un langage universel. Une exposition poétique et humaniste.
Il serait facile de résumer the Summer with Carmen à la plastique et au charme indolent de l’acteur Yorgos Tsiantoulas, que l’on peut voir sous toutes les coutures pendant plus d’une heure trente. Mais le film de Zacharias Mavroeidis a tellement d’autres atouts… A commencer par l’histoire d’amitié entre deux hommes gays aussi différents que possible, la montagne de muscles placide Demosthenes (Yorgos Tsiantoulas) et la crevette flamboyante Nikitas (Andreas Lampropoulos). Les deux compères se retrouvent régulièrement sur une plage pour travailler au projet du second, un scénario sur la vie amoureuse du premier et en particulier sur le fameux été où il s’est retrouvé à garder la chienne de son ex, Carmen.
Radical ! La réalisatrice britannique Rose Glass signe un second film coup de poing avec Love lies bleeding sorti en salle le 12 juin.
Le club La Nuit, situé au 8 Boulevard de la Madeleine, devient à compter de la soirée de la Marche des Fiertés de Paris, le 29 juin 2024 un club hétéro friendly. Oui, vous avez bien lu. Désormais toutes les soirées seront en majorité LGBTQIA+ ou au moins ouvertes à cette clientèle tout le temps. Et bien entendu, vous y retrouverez toujours l’incroyable soirée Lolita et une programmation variée et tendance.
Vous vous souvenez forcément d’Isaak Dessaux ! Vous l’aviez rencontré dans les pages de Strobo en qualité de doorman des soirées Lolita au club La Nuit.
Alors que les instances dirigeantes du monde du football essaient de faire évoluer les choses, certains joueurs campent sur leur position et refusent toujours de s’y associer. Réfractaires déjà l’année dernière, le nantais Mostafa Mohamed a précisé ne pas vouloir se rendre au match contre AS Monaco en cette journée où il aurait dû porter un simple badge neutre de toute référence aux LGBT. « L’objectif de la LFP, lorsqu’elle a décidé de retirer le flocage arc-en-ciel, c’était de ne plus faire de vagues et d’emporter tous les joueurs dans cette campagne, y compris ceux qui refusaient de porter le flocage l’an dernier », explique Bertrand Lambert, président des PanamPride Football Club à nos confrères de Eurosport sur le sujet. « Ceux qui ne voulaient pas le porter estimaient que ce flocage faisait la promotion de l’homosexualité, ce qui n’était pas évidemment pas le cas : c’était un flocage contre l’homophobie. C’est suite à ces refus que la LFP en est arrivé imaginer ce badge noir sans aucune référence LGBT et censé être accepté par tout le monde. On voit visiblement bien que c’est encore trop pour certains, preuve s’il en est qu’il ne fallait rien céder. Ce n’est pas faute de les avoir alertés. »
Ils ont fait ce que le XV de France n’a pas réussi. Ce club amateur s’est imposé à Rome en mai, en battant en finale les Australiens, 5 fois champions du monde. Les Gaillards Parisiens, première équipe inclusive de rugby créée en France il y a 20 ans, ont pu soulever la Bingham Cup. À l’origine, ce tournoi était organisé avec des équipes gay. Aujourd’hui, le terme est « inclusif » car hétérosexuels, homosexuels, personnes trans et lesbiennes font partie des équipes… Toutes ont signé une charte de lutte contre l’homophobie et les discriminations dans le milieu sportif amateur. Le titre sera remis en jeu en 2026. 
Le département d'État américain émet rarement des alertes de sécurité « mondiale » à l'occasion de la Pride. Mais les États-Unis ont mis en garde contre un « risque accru » de terrorisme et de violence à l'encontre des LGBTQ pendant la saison des Fiertés. La montée des violences, les prises de positions gouvernementales et la recrudescence des actes lgbtphobes laissent à penser sans mentionner évènements spécifiques que la communauté peut être directement visées autant par les groupuscules néo-nazis que les djihadistes, selon le magazine Attitude.