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  • Il a tellement mouillé le maillot, faisant mouiller celui de certain.e.s, le p’tit british, notamment à Paris, où il a brillamment remporté l’argent des JO au plongeon. Sorti du placard en 2013, Tom Dailey n’a eu de cesse de porter haut et fort les couleurs arc-en-ciel, devenant le héraut de la communauté LGBTQIA+ dans le sport de haut niveau. 5 médailles olympiques et 14 ans de carrière plus tard, le plongeur raccroche son maillot au vestiaire. Nul doute que ce sera pour continuer à militer dans cette deuxième vie. Et on aura toujours plaisir à le voir tricoter et évoluer dans sa vie de couple et de père.

    Bruno De
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  • Le candidat républicain à la présidence américaine Donald Trump n’a que faire des droits musicaux et croit que l’utilisation de titres est possible sans demander l’accord des artistes apparemment. Par trois fois, des artistes de renommées internationales et leur maison de disques ont expressément demandé que leurs titres ne soient pas utilisés pour faire la promotion du postulant à la Maison Blanche. Le musicien français Woodkid a en début du mois d’août dénoncé l’usage de son morceau aux sonorités martial Run boy run dans un clip de campagne de 2 minutes où l’on des images de l'ancien président américain, de militaires ou encore de manifestants antivaccins, agrémentées de slogans comme «America first » comme le précise Francetvinfo. Le compositeur a appelé Universal Music France à «réagir» tout en précisant sur son compte X : « encore une fois, je n'ai jamais donné la permission d'utiliser ma musique dans cette vidéo de Donald Trump. Run Boy Run est un hymne LGBT+ écrit par moi-même, un musicien LGBT+ et fier de l'être ». 

    Le 9 août, c’est au tour de la chanteuse québécoise Céline Dion et de son équipe de déplorer l’emploi du titre My Heart will go on, lors d’un rassemblement dans le Montana de l’ancien président et de son colistier JD Vance. Céline Dion a précisé en anglais sur sa page X : « en aucun cas cette utilisation n'est autorisée, et Céline Dion n'approuve pas cette utilisation ou toute utilisation similaire …Et vraiment, cette chanson ? ». 

    Fin août, c’est Universal Music AB qui représente le groupe de pop suédois Abba qui embraye et réclame à ce que « ces morceaux soient retirés ». Plusieurs titres phares auraient été utilisés à maintes reprises par l’équipe de Trump lors de réunions publiques.

    D’autres artistes ont aussi fait la même démarche : les Rolling Stones, Bruce Springsteen, ou encore Neil Young.

    Trump doit être partisan du : « où y a de la gêne, y a pas de plaisir » ! 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Forte d’une première date le 22 septembre 2024 à L’Auguste Théâtre déjà «complète», un second rendez-vous a été fixé au 13 octobre, alors ne tardez pas pour aller voir une comédie musicale qui vous entraîne dans les recoins sombres d’un cimetière habité par de drôles de personnages.

    Derrière un titre aussi évocateur que Toujours pas morte, on retrouve la drag queen La Poutre qui tente de répondre à une question existentielle et essentielle : «à quoi bon vivre?». Un poil dépressif, La Poutre, non convaincue par les réponses que lui apportent les vivants, tente sa chance en se tournant vers les morts. Direction le Père Lachaise. En pénétrant dedans, elle déclenche un compte à rebours impitoyable: elle dispose d’une seule nuit pour trouver sa raison de vivre. Faute de quoi, au lever du soleil, elle sera condamnée à errer dans le cimetière pour toujours. Le temps presse pour trouver sa raison de vivre.

    Cette comédie musidrag avec un casting haut en couleur et co-écrit avec Pléiade est le premier événement d’une série de trois spectacles qui auront lieu sur l’année. Ça va envoyer du bois, vous êtes prévenu.e.x.s.

    Réservations ici.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Burlesque Freaky Follies recherche activement de nouveaux talents qui se produiront notamment sur la scène ouverte du Montecito. Paillettes, strass, make up, émotion, burlesque, etc. Bien sûr, qui dit scène ouverte dit modestie du cachet (au chapeau), mais l’ambiance du bar est toujours au top.
    Pour postuler, envoyez un e mail à burlesquefreakyfollies@gmail.com, on vous renverra la Google form pour vous inscrire.

    Bruno De
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  • A noter l’ouverture de ce bar LGBTQIA+ dans cette belle Bretagne qui manque de lieux de convivialité communautaires : l’Antrebande à Lorient, propose une programmation de soirées très diverse, du karaoké aux shows drag en passant même par du cruising 100% mecs (vendredi 14-19h et dimanche 14h-1h). 38 rue Jules le Grand, 56100 Lorient.

    Infos ici.

    Bruno De
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  • L’adaptation d’un roman en version graphique n’est pas une mince affaire. Coller au récit, être juste dans la transposition des personnages, de l'enchaînement des scènes, toucher le lecteur. Un pari que Quentin Zuttion a relevé après la lecture du court roman de l’auteur mexicain Mario Bellatin Salon de beauté, finaliste du prix Médicis étranger en 2000. D’une intensité dévorante et d’une délicatesse poignante, il nous projette dans la vie de Jeshua, propriétaire de Beauty Fish !, un salon qui propose des soins de coiffure, maquillage, manucure à sa clientèle. Il s’y affaire avec ses deux collègues et amis Isai et Alex, travestis comme lui. Leur quotidien est empreint de désinvolture et d’une folie douce. Quand la nuit arrive, ces joyeux drilles se laissent porter par la danse et par une sexualité libre dans les bains publics comme dans les sous-bois.

    Mais voilà qu’une épidémie s’abat sans crier gare emportant jour après jour de plus en plus de monde et avant tout des hommes ayant une sexualité avec d’autres hommes. C’est alors que Jeshua décide de fermer boutique et de le transformer en refuge pour les malades qui se multiplient face à une société qui stigmatise et ostracise.

    Le traitement choisi par Quentin Zuttion pour relater cette histoire autour du VIH est une prouesse. En se l’appropriant, il s’est débarrassé de la vision mortifère, préférant user d’une imagerie métaphorique autour des poissons pour évoquer les débuts de l’épidémie sans jamais nommer le sida. S’en dégage un onirisme prégnant qui traduit le crescendo de la tragédie en train de se dérouler sans que l’on ne sache ce qu’il en est véritablement. Plus qu’un simple témoin silencieux, Jeshua devient alors l’accompagnateur des derniers instants. Alors qu’une grande partie des œuvres de Quentin Zuttion traite de l’homosexualité, cet album est assurément le plus dramatique. En mettant en scène Salon de beauté de Mario Bellatin, son dessin prend une dimension militante et participe à un devoir de mémoire. Un acte de « pédérité » revendiqué. Sublimement bouleversant.

    Salon de beauté, de Quentin Zuttion, d’après le romain de Mario Bellatin, Ed. Dupuis, 184 pages, 24,50€.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Les écrans et scènes célèbrent les thèmes gays, mais où est passée la poésie ? Trop souvent cachée, censurée, elle mérite sa place. Avec 16 auteurs audacieux, de Verlaine à Lamartine), ce spectacle célèbre le désir des hommes pour les hommes. Un duo de comédiens explosifs et des vers aussi drôles qu’impudiques. Jeudi 19 septembre à 20h Chez Olympe, 37 rue Hoche, Pantin.

    Genèse du projet par l’auteur : « les thématiques gay sont abordées sur les écrans et les scènes, dans tous types de fictions, avec des romans, des films et des pièces de théâtre. Mais où est donc passée la poésie ? Reconnaissons-le, sa place n’est pas assez grande. Plus grivoise, plus coquine, aussi impudique qu’amorale, la poésie qui célèbre le désir des hommes pour les hommes ne manque pas d’éloquence. Nombre d’auteurs français du XIXème siècle ont bousculé les codes et les dogmes, à tel point que de véritables petits bijoux restent inconnus du public. C’est parce qu’ils ont été censurés, cachés ou ignorés que nous souhaitons les présenter très vite à un large auditoire. »

    Bruno De
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  • Commercialisé sous le nom Sunlenca, ce traitement révolutionnaire qui ne nécessite que deux injections par an chez les personnes infectées par le VIH et qui serait être utile en prévention PrEP, pourrait « changer la donne », si son prix n’était pas si exorbitant.

    Voilà pourquoi, des personnalités telles que d’anciens chefs d’États, des acteurs et des chercheurs telle que Françoise Barré-Sinoussi, co-découvreuse de ce virus dans les années 1980, demandent expressément au groupe pharmaceutique Gilead de rendre cette nouvelle théraphie plus accessible.

    En France, son prix dépasse les 21 000 €. Un montant si élevé que ce traitement qui pourrait endiguer l’épidémie est juste incompatible avec l’objectif 2030 de fin de l’épidémie à VIH.

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  • « Je veux du temps, de l’argent, une liberté de mouvement et une liberté de création. Le travail du sexe est une réponse. Le travail du sexe peut être délibérément choisi », écrit Déborah Costes dans son premier roman intitulé Reprendre corps, aux éditions Globe. Rentrer dans ce livre, c’est accepter d’emblée de se prendre à pleine volée une gifle monumentale. Racontée à la première personne, on file la vie de Déborah, une jeune adulte pas encore la trentaine, qui raconte son parcours dans la « puterie », comprenez la prostitution.

    Fatigué d’une lutte permanente contre une maladie qui tait ses origines, elle décide d’arrêter ses études. De retour chez son père, elle se confronte à une précarité si grande que le seul moyen qu’elle trouve pour s’en sortir est de vendre son corps. Elle use de ses charmes pour commencer derrière un écran en mode Camgirl, puis en tant qu’escorte et enfin en dominatrice. De cette évolution dans le milieu du sexe monnayable, ce récit tonne comme une nécessité absolue, celle d’un déballage public pour se libérer d’un poids, assumer ses choix, les expliquer et reprendre enfin possession de son corps.

    176 pages écrites qui défilent à toute vitesse dans un style haletant, rempli de fureur et d’urgence qui au fil du temps, gagne en confiance, en estime de soi et en maturité. Ce chemin introspectif permet à l’autrice de prendre toujours plus de recul sur sa situation et d’analyser le statut de prostituée. Elle déconstruit sa manière d’être, ainsi que celle de ses proches, des clients, des anonymes. Elle déchiquette sans gêne tous les pans de son métier, dans les moindres détails, de la honte aux clichés, du tabou au silence en passant par les fantasmes et l’âpreté de la réalité qui se donne. On l’accompagne à chaque instant. Ce romain nous tient en haleine grâce une présentation poignante et cabossée, martelée de fêlures et lacérée d’interrogations sur la parole des travailleuses du sexe au cœur d’une société patriarcale anxiogène. Sans concession, lucide, sincère de bout en bout et à la fois intimidant et glaçant, la vérité tombe avec violence.

    Reprendre corps de Déborah Costes, Ed. Globe 176 pages, 17€

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Depuis le 1er septembre, les personnes de moins de 26 ans peuvent désormais se faire dépister gratuitement sans ordonnance dans les laboratoires d'analyses médicales, pour quatre infections sexuellement transmissibles.

    Le gouvernement a annoncé que le dépistage de l'hépatite B, la syphilis, l'infection à chlamydia et la gonorrhée seront dès lors remboursé à 100% par l'Assurance maladie sans ordonnance pour ce public, en plus du VIH qui l’était déjà.

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