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  • Le théâtre Clavel accueille encore pour quelques dates l’incontournable pièce Le Frigo du dramaturge argentin Copi, mise en scène par Nathalie Juvet avec Jérôme Léger. 

    L’univers surréaliste de l'auteur traverse lentement la membrane du temps et résonne aujourd'hui avec une humanité désespérée et une ironie mordante. Son œuvre phare, Le Frigo, qui explore la profonde faille entre la vie et la mort, se déploie comme un drapeau agité sur un champ de bataille où s'entrelacent rires et larmes.

    La pièce présente L, personnage central et emblématique, dont l’errance intérieure est exacerbée par l’arrivée d’un frigo, accessoire aussi banal que inquiétant, devenu le symbole d'un ultime repos avant la mort. Dans cette métaphore froide et sans vie, se joue la dernière danse entre l’amour, la solitude et la mort, où chaque personnage appelé par L évoque non seulement son passé tumultueux, mais aussi un parcours migrant entre réalité et fantasmagorie. Prisonnier de ses pulsions, L mène une lutte schizophrénique qui fait écho aux tragédies de son temps.

    Le sida, cette maladie étiquetée de « cancer gay » par une société ignare et homophobe, flotte dans l'air comme une menace omniprésente. Copi nous invite alors à réfléchir sur cette quête de liberté, sur les abîmes de la solitude, sur l’approche de la mort, mais également sur la résilience des âmes vivantes. Son message est intemporel : même si les mères restent abusives et que la solitude s’enracine, il nous rappelle que l’essence humaine demeure dans la capacité à rire, même au bord du gouffre. Une invitation à affronter l’inéluctable sans jamais renoncer à l’audace, au décalage et à la petite mort, celle de l’oubli. 
    Le Frigo de Copi au Théâtre Clavel, les 16, 23 et 30 octobre 2024 à 21h.
    Infos ici.

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  • Le 8 octobre a marqué le coup d’envoi d’une initiative audacieuse : la campagne #RamèneTaGourde, lancée par le Club Zéro Plastique, en réponse à la crise environnementale croissante et à la problématique des déchets plastiques, notamment dans le secteur des événements festifs. Alors que la France s’illustre parmi les cinq plus grands consommateurs de plastique, cette campagne entend transformer les comportements au sein du milieu nocturne. Il y a un an et demi, ce club avait vu le jour avec l’ambition de bannir les bouteilles d’eau en plastique à usage unique d’ici la fin de l’année 2024. Une ambition qui prend tout son sens face aux révélations récentes de pratiques douteuses dans l’industrie de l’eau, rayonnant d’un climat de méfiance envers de grandes entreprises comme Nestlé Waters.

    En encourageant les festivaliers à apporter leurs propres gourdes, le Club Zéro Plastique, soutenu par le syndicat Culture Nuit, appelle à une mobilisation collective. L’objectif est de créer un élan responsable dans les lieux de fête et de promouvoir un modèle durable pour le secteur. Cette campagne, véritable pionnière à l’échelle mondiale, pourrait bien dessiner les contours d’une nouvelle culture festive, où le respect de l’environnement devient une priorité. Ainsi, alors que la pollution plastique menace notre planète, l'univers festif se montre solidaire et proactif, avec l'espoir de relayer un message fort : pour un avenir sans plastique, tous à nos gourdes !

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le nouveau local de l’association s’est fait attendre ! le 14 octobre, l’équipe a enfin inauguré ses nouveaux locaux, en présence d’élus de Paris Centre et de la mairie de Paris, notamment Jean-Luc Romero-Michel, en charge des droits humains, de l'intégration et de la lutte contre les discriminations. L’implantation dans le centre de Paris le place au plus près des besoins des populations ciblées.

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    Outre ses actions de prévention et de dépistages historiques, l’association a mis en place depuis mai 2023 le CeSaMe Paris IDF, un dispositif innovant de soutien psychologique et d’orientation communautaire. Ce projet combine santé sexuelle et santé mentale pour offrir un accompagnement spécifique aux personnes LGBTQIA+ et à leurs proches. Malgré son utilité évidente, les restrictions budgétaires ont conduit à une réduction drastique de l’activité.


    C’est pourquoi Enipse a lancé une cagnotte en ligne. Déductible des impôts à hauteur de 66%, chaque don permettra de continuer à offrir des rendez-vous psychologiques, à organiser des groupes de soutien pour les plus vulnérables, à faciliter des orientations vers le soin psychique et somatique et à sensibiliser les professionnels de santé mentale aux spécificités identitaires.
    Vous pouvez participer via le QR code ci-dessous.

    Bruno De
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  • Ryan Murphy avait, avec l’histoire romancée de Jeffrey Dahmer (l'un des tueurs en série les plus notoires de l'histoire américaine, surnommé le « monstre du Milwaukee »), inauguré Monstres, un cycle à la fois palpitant, dérangeant et percutant autour de tueurs avant tout homosexuels parmis les plus célèbres d’Amérique.

    Cette anthologie se poursuit donc actuellement avec un second volet parmi les plus intrigants de la violence contemporaine, l'histoire de Lyle et Erik Menéndez, deux frères qui ont été condamnés en 1996 pour le meurtre de leurs parents à Beverley Hills en 1989. Là où la lenteur faisait le charme morbide et pervers de Dahmer, le rythme est ici plus soutenu. Tout comme le premier opus, les choix de Murphy de mettre en avant ces histoires sordides ont alimenté le débat autant sur la véracité des faits que l’intérêt à proprement parler de mettre en scène ces histoires si choquantes. Ryan Murphy revient sur les faits, les épluches, fait rentrer le spectateur dans la tête de ces frères parricides, leur complicité, leur psychologie, leur homosexualité incestueuse. Rien n’est épargné. Le rendu est incroyable et ne vous laissera pas de marbre.

    Pour donner suite à la diffusion depuis le 29 septembre, Netflix vient de mettre en ligne un documentaire de deux heures qui donne la parole à Erik et Lyle Menéndez, incarcérés depuis plus de 30 ans. Force est de constater que cette mise en lumière a un effet inattendu puisque la série a amené la justice californienne à vouloir réentendre les frères le 29 novembre. Imaginez donc le troisième récit que Ryan Murphy s’apprête à livrer sur le personnage d’Ed Gein, le tueur en série et voleur et dépeceur de cadavres, à l’origine du personnage du meurtrier Norman Bates du Psychose d’Alfred Hitchcock ou encore de « Leatherface » dans Massacre à la tronçonneuse.
    La série Monstres, L'histoire de Lyle et Erik Menéndez et le documentaire Les Frères Menéndez, disponibles sur Netflix.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Revenues sur le devant de la scène, en grande partie grâce à Drag Race, les drag queens se déclinent à toutes les sauces, telles des produits dérivés. Après le bingo drag, le drag quiz le lip sync battle, voici le drag catch ! Ce n’est pas une plaisanterie, mais bien le premier show de catch proposé par la première drag queen catcheuse de France, Jazze Parry.
    Drag Attack Wrestling s'associe avec l'association Paris Lutte dans le cadre des 25 ans de l’association le 19 octobre au Virage. Insolite !
    Le Virage, 26 rue Hélène et François Miron, 75017 Paris.

    Bruno De
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  • Trois personnes, mineures au moment des faits, ont été condamnées pour des faits de violence en réunion, avec circonstances aggravantes à caractère homophobe. Par deux fois, ils ont tendu un guet-apens à leurs victimes, via une application de rencontre. Identifiés grâce à la vidéosurveillance urbaine et à leur ADN, ils ont été reconnus coupables et connaîtront leur peine en avril 2025. L’une des victimes a souhaité quitter l’île, déclarant : « je n'ai jamais caché mon homosexualité. Mais ici, j'ai le sentiment qu'il faut le faire. »

    Bruno De
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  • Insensé. Le samedi 21 septembre 2024, Paul, 17 ans, s’est fait lyncher à Mazamet dans le Tarn. La raison est simple : il est homosexuel. Le quotidien régional La Dépêche du Midi relate dans ses pages au lendemain de cette agression, le calvaire du jeune homme passé à tabac. Cet après-midi, il le passe avec Emma, une de ses amies. Ils croisent une fille, « vague connaissance » qui s’enquiert de savoir s’ils sont en couple. Paul dit non et argumente en expliquant qu’il « aime les garçons ». 
    La réponse va provoquer ce déferlement de violence. La fille appelle « des cousins » selon le récit du journal et une dizaine de jeunes gens de 13 à 20 ans s’en prennent à Paul. Sa meilleure amie qui s’interpose va prendre aussi des coups. L’intervention d’un trentenaire va faire fuir les assaillants. Ils se réfugient dans la gare de la ville. La police les prend en charge et les emmène au commissariat. Mais la pression continue. Des membres du groupe les ont suivis. Trois filles et un garçon sont mis en garde à vue. Mais ça ne s’arrête pas pour autant puisque lorsque Emma et Paul sont conduits aux urgence de l’hôpital de Castres, une femme issue de l’une des familles des agresseurs pénètre dans l’établissement médical et approche Emma pour lui poser des questions et leur préparer un comité d’accueil. L’équipe médicale alertée prévient la police pour sécuriser les lieux. Depuis une enquête a été ouverte et les élus comme les habitants de la ville se sont réunis samedi 28 septembre pour soutenir les victimes et dire « non » à l’homophobie.

    Bruno De, Julien Claudé-Pénégry
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  • Rares sont ses événements publics où les personnalités politiques de premier plan montrent de l’intérêt pour la scène fetiche gay. C’est le cas de Madame Catherine Trautmann, Maire de Strasbourg qui était présente au rendez-vous organisé en étroite concertation avec le collectif Fetish Social Strasbourg, le vendredi 20 septembre 2024 autour de la vie et les combats du dessinateur finlandais Tom of Finland dans le cadre des Bibliothèques idéales de Strasbourg.

    Un moment certes festif, mais avant tout instructif et militant. A quand un tel engagement de la part d’autres figures politiques pour défendre le milieu fetiche à Paris et dans les autres villes de France ? Merci Madame Trautmann de votre soutien indéfectible.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Marseille: Le Centre LGBTQIA+ a besoin de vous !

    lesbiennes, gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer

    L’association a pris un très bon départ l’année dernière. Il faut dire que cette structure a répondu a de nombreuses attentes communautaires. Pour l’aider à continuer, adhérez ! Le montant est libre. 
    Et surtout, comme toutes les bonnes volontés sont bonne à prendre, n’hésitez pas à proposer un peu de votre temps, de vos connaissances et de votre énergie…
    Adhésion ici.
    Agenda du Centre ici.

    Bruno De
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  • Le collectif dragnini soutient la scène drag et innove : après le barathon (tournée drag  d’un soir dans une dizaine de bars), il propose de laisser la scène aux drag seniors de l’associations les Audacieux.ses. Les membres collectent des fonds afin de soutenir la création de résidences seniors LGBTQIA+. We are audragcieux.es, cette journée caritative aura lieu samedi 19 octobre.
    Infos et lieux ici.

    Bruno De
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