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  • Le 21 février 2022, le tribunal judiciaire de Lille a condamné la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de Roubaix-Tourcoing, dans les Hauts-de-France, pour discrimination à l’égard d’une patiente trans. La sécurité sociale avait refusé à Capucine H. la prise en charge d’une opération d’affirmation de genre. La justice a finalement déterminé que l’organisme devra prendre en charge le coût de l’intervention, mais également verser des dommages et intérêts à la plaignante selon le communiqué de presse de l’association Trans Santé France qui avait attendu le délai d’appel pour annoncer la bonne nouvelle.

    Début 2021, la victime, qui est également présidente de l’association lilloise En-Trans et administratrice de Trans Santé France, avait porté plainte après avoir essuyé trois refus concernant la prise en charge de sa mammoplastie, alors même qu’elle disposait de tous les documents et avis favorables des médecins nécessaires à une prise en charge. « En refusant le remboursement d’une opération mammaire à une femme trans, la caisse primaire a appliqué une différence de traitement avec une femme cisgenre », a tranché la Cour. Pour Trans Santé France, cette décision doit jurisprudence.

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  • A seulement 23 ans le jeune chanteur promet de faire sensation dans la section des Inouïs au prochain Printemps de Bourges. Pop, moderne, mais aussi pleins de références à la chanson françaises, ses titres ne sont pas sans rappeler ceux de Clara Luciani. Autodidacte, le jeune homme n’a appris la guitare qu’à 17 ans grâce à des tutos YouTube, puis le piano… pourtant lorsqu’il chante on peine à croire que sa formation n’est pas lyrique mais circassienne. Défense, son nouveau single, sent bon le non-binaire et le queer : « C'est quelque chose que j'applique dans ma vie de tous les jours. Je porte du vernis, je me maquille, je peux porter des chaussures à talons... J'ai envie de jouer avec ce côté genderless et androgyne. Je veux jouer avec les codes de la mode et pouvoir en faire une vraie proposition artistique. ». Oete n’est pourtant pas un chanteur militant (hormis peut-être pour son titre HPV) : « Pour moi, ma sexualité a la même importance que la couleur de mes yeux, ma taille ou ma pointure. Est-ce que le fait de faire 1m72 influence ma musique ? Non. Mais c'est certain que mon vécu en tant qu'homosexuel a pu me faire intérioriser des névroses, des carences, des souffrances qui vont ressortir en musique. ».

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  • Avouons qu’à la rédaction, les esprits se sont fortement échauffés à l’annonce de la rumeur : Thor ferait son coming out dans le prochain Marvel… Attention, pas le comédien Chris Hemsworth, ni son frère Liam, tout aussi avantagé par la nature, mais bien le demi-dieu-roi d’Asgard bodybuildé à outrance. Une scène du teaser éveille la curiosité (voir sur Youtube à 1’10’’). Est ce du second degré, de l’humour ou bien…? Pour le savoir, il faudra attendre la sortie en salle de « Love and thunder » le 13 juillet 2022.

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  • La célèbre gagnante de la neuvième saison de RuPaul's Drag Race fait son coming out trans et non-binaire sur Instagram le 31 mars à l’occasion de la journée de la visibilité trans : « Il y a des années, après avoir commencé le drag, j'ai sérieusement remis en question ce que je pensais être mon identité de genre. C'est pourquoi j'ai apporté des modifications à mon corps dès l'âge de 21 ans pour que mon apparence soit plus féminine et j'ai également suivi un traitement hormonal pendant une courte période. Personnellement, je ne savais pas si je me serais sentie à l'aise de vivre en tant que femme avec le physique que j'aurais eu. Chacun suit son propre parcours, je suppose. J'ai parlé avec beaucoup de mes ami·es transgenres pour connaître leur avis et leur point de vue au fil des ans. Je ne sais toujours pas où mon voyage me mènera, mais je suis trans-NB. Je voulais partager mes sentiments dans l'espoir que d'autres personnes qui se sentent comme moi sachent qu'elles ne sont pas seules. Je vous envoie de l'amour ! J'espère qu'il vous trouvera. ».

    Voilà un coming-out plein de sincérité, sans tabou sur les hésitations et questionnements, qui fera du bien à toute une communauté, mais aussi à de nombreuses personnes en pleine réflexion… et qui on l’espère conduira à plus d’inclusivité dans les concours Drag, qu’ils soient médiatiques ou non !

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  • Avec son Buzz l’éclair, Pixar revient au cinéma plutôt que de sortir directement sur Disney+. On pouvait s’y attendre puisque les studios Disney font de plus en plus polémiques, cela a été l’occasion d’un nouveau débat. Bien loin de Toy Story, ce film laisse toute la place à Buzz et à de nouveaux personnages, dont certains n’ont pas plut à Disney qui a censuré un baiser entre l’une des co-équipières de Buzz et sa petite-amie, avant de le rétablir dans le montage final. Pourquoi ce rétablissement ?

    En Floride, une loi a été votée en début de mois pour interdire l’enseignement de problématiques liées à l’identité de genre et d’orientation sexuelle dans les écoles primaires publiques. Cette dernière censure tous les questionnements LGBTQUIA+ à l'école. Surnommée la loi « Don't Say Gay », elle a même été critiquée par Joe Biden qui l’a qualifié de « loi haineuse ». Bob Chapek, PDG de Disney, a déclaré qu’il hésitait à s’opposer à cette loi, subissant instantanément un appel au Boycott de la part des associations qui ont en outre révélé que certains élus républicains favorables à cette loi auraient reçu des dons directs des studios. Buzz l'éclair a ainsi cristallisé les tensions entre les deux studios et des employés Pixar, qui appartient à Disney depuis 2006, ont décidé d’écrire une lettre ouverte pour dénoncer les censures dont sont victimes leurs films : « Presque tous les passages ouvertement gays sont coupés à la demande de Disney, sans prendre en considération les protestations des équipes créatives et exécutives de Pixar ». Seuls deux films ont en effet pu évoquer le sujet :  En Avant, où un personnage parle de son homosexualité, et OUT, centré sur le coming out d’un homme à ses parents.

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  • Retour de la Love Parade à Berlin

    Show, Manifestation, musique

    Strobo vous l’avait déjà annoncé il y a quelques mois : après 12 ans de disette, la Love Parade revient le 9 juillet à Berlin. Devenue le 2ème plus grand rassemblement musical mondial après le Carnaval de Rio, 2010 l’avait marquée au sang lors d’un mouvement de foule mortel. Les organisateurs ont récemment lancé le « Fundraving », une collecte de fonds ouverte aux ravers du monde entier qui a récolté 400 000 euros. 1 million de personnes sont attendues dans les rues de la capitale allemande. Infos ici.

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  • Kiddy Smile à Tropisme

    musique

    Alors que le nouveau titre de Kiddy Spread it met le feu aux dancefloors et que le monsieur offre une leçon de voguing dans les pages du Vogue Paris, c’est à Montpellier qu’il réserve l’une de ces premières dates de concerts. Entouré de ces danseurs, il va ambiancer la Halle Tropisme, une ancienne friche militaire transformée en espace culturel. Cloakroom invite Kiddy le 7 mai à un DJ set de folie… A ne manquer sous aucun prétexte. Infos ici.

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  • Less is more

    Les Beautiful Skin Parties reviennent avec un nouveau format. Le seul clubbing électro et naturiste se pose le 24 avril au Sand Fabrik à Pantin en mode Tea dance, bien entendu en nudité complète, les pieds dans le sable de 19h à 1h du matin. Parfait pour se détendre à la sortie du second tour des élections présidentielles. Pour ceux.celles qui sont plus dans l’esprit club, il faudra patienter jusqu’au samedi 7 mai pour vous déhancher au Klub de minuit jusqu'au petit matin. Infos ici.

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  • Avec Extra Large, court-métrage de Marina Ziolkowski, la DJ militante Barbara Butch se bat une nouvelle fois contre la grossophobie… et ça fait du bien ! « Raconter que tous les corps sont beaux », voilà l’objectif affiché de cette coproduction de Manny Films et de la société réunionnaise Tik Tak. Tourné à la Réunion, le film offre un univers fictif où les femmes grosses doivent toutes se promener nues pour avoir honte de leur corps et qu’elles soient rejetées par la société. Un film qui fait réfléchir et qui prend aux tripes. D’abord on voit la nudité, ensuite… ensuite on réfléchit car, hormis cela, on se rend vite compte de la réalité de la situation. Une fois n’est pas coutume, si l’on doit en passer par le nu pour faire évoluer les mentalités et provoquer l’introspection, alors le nu est beau, quel qu’il soit ! A voir absolument !

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  • Un apéro au micro chez les garçons du Bears’den : chaque jeudi, vendredi et samedi soir à partir de 19h30, on peut accompagner sa pinte avec des casseroles, des crécelles ou des voix cristallines. Comme on n’est pas à l’Opéra et que c’est convivial, il suffit d’ouvrir la bouche pour satisfaire tout le monde ! 6 rue des Lombards, 75004 Paris.

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