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  • Elio de Pixar concourait pour le meilleur film d’animation aux Oscars 2026. Etre en lice pour ce trophée est déjà une belle récompense, mais celle-ci aurait pu avoir une saveur encore plus agréable si l’histoire de ce petit garçon orphelin à l’origine queer n’avait vu son identité rabotée sous des prétextes fallacieux. Revenons sur les faits.

    Alors que Disney tente de retrouver sa recette miracle au box-office, son fleuron de l’animation, Pixar, vient de trancher dans le vif : l’intrigue LGBTQ+ initialement prévue dans le film Elio a été purement et simplement gommée. Selon les informations révélées par Le Figaro, cette décision radicale fait suite à une phase de « réécriture intensive » visant à recentrer le récit. Le film, qui conte l’odyssée d’un garçon propulsé ambassadeur de la Terre auprès d’un conseil d’extraterrestres, ne s'encombre plus de cette thématique jugée « non essentielle » par la direction actuelle. « Le studio cherche à revenir à des histoires plus universelles et moins clivantes après les échecs relatifs de ces dernières années », précise une source interne citée par les observateurs de l'industrie. La censure et la bien-pensance, moteurs de rentabilité sont privilégiées au grand désarroi des fans de la firme pourvoyeuse de rêves.

    Money is money.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Depuis leurs débuts dans les années 80 - et le fabuleux West End Girls qui les a rendu célèbres - les Pet Shop Boys n’ont pas arrêté de marquer la pop au fer rouge, expérimentant et se renouvelant sans cesse, explorant toutes les facettes de la dance-music, du plus euphorique au plus mélancolique, et imposant leur empreinte avec une élégance rare.


    Mais les Pet Shop Boys, c’est bien plus que des hits : c’est un univers visuel d’une exigence remarquable. Photos officielles, pochettes d’albums, scénographies spectaculaires, costumes audacieux… chaque détail est pensé avec soin. Le duo s’entoure de collaborateurs prestigieux, de Wolfgang Tillmans à Derek Jarman, en passant par Zaha Hadid, entre autres, pour enrichir cet imaginaire singulier.


    Avec Volume, imposant ouvrage de près de 600 pages, c’est toute cette richesse visuelle qui est réunie, couvrant quarante ans de création, de 1984 à 2024. Un objet incontournable pour les fans - légions - mais aussi une véritable leçon de style, de design et d’esthétique camp.
    Pet Shop Boys : « Volume » - (Thames & Hudson) - 54€

    Patrick Thévenin
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  • Coup de tonnerre à Chicago : les Bulls ont annoncé le licenciement immédiat de leur arrière Jaden Ivey. Selon ESPN, la franchise a décidé de « couper » le joueur à la suite de propos anti-LGBTQ+ et des sorties polémiques sur la religion.

    Comme le souligne France Info, ces déclarations virulentes ont été jugées incompatibles avec les valeurs de l'équipe. « La haine n'est pas une opinion », a justifié la direction du club pour expliquer cette éviction. Ouest-France précise que ce dérapage a scellé son sort malgré son talent sportif. « Nous prônons l'inclusion totale », ont martelé les Bulls pour clore l'affaire. 
    Ce renvoi marque un tournant dans la politique de « tolérance zéro » de la ligue face aux discriminations. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le pouvoir politique s’apprête à porter un coup sévère aux droits des personnes trans et intersexes au Portugal. Plusieurs projets de loi portées par la droite et l’extrême droite visent à réintroduire une évaluation médicale obligatoire pour modifier l’état civil, tout en restreignant l’accès des mineurs aux traitements hormonaux.

    Rappelons que le pays lusitanien fait figure de pionnier en matière de droits LGBT : depuis 2018, il est possible, dès 16 ans, de changer de genre sur simple déclaration à l’état civil. 
    Pour les associations, il ne s’agit pas d’un simple ajustement législatif, mais d’un recul préoccupant, qui remet en cause l’autodétermination de genre et re-pathologise des parcours déjà fragilisés. « On ne protège pas les jeunes en les privant de leurs droits », résument les collectifs mobilisés. Longtemps cité en exemple, le Portugal semble ici s’inscrire dans une logique de contrôle plutôt que de protection.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Rien ne va plus dans l'Italie de Meloni : deux maires gay ont décidé de se marier. Giuseppe Spagnuolo et son compagnon, tous deux élus de droite en Campanie, ont officialisé leur union civile. Ce mariage crée un séisme au sein de la majorité au pouvoir, qui érige la « famille traditionnelle » en dogme absolu.

    Alors que le gouvernement durcit sa politique envers les droits LGBT, ce paradoxe au sein de ses propres rangs souligne une déconnexion flagrante entre l’idéologie officielle et la vie de ses cadres. La loi Cirinnà de 2016, pourtant combattue par la droite, protège désormais ceux qui la critiquaient. Un malaise politique qui fait jaser de Naples à Rome.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • 3 hommes ont été condamné en avril à des peines allant de 18 mois à 4 ans de prison (une partie de sursis) pour avoir agressé violemment plusieurs hommes. Ils sont même allé jusqu’à les filmer.

    Lors de l’enquête, les mis en cause ont affirmé vouloir « traquer des pédophiles », reprenant un amalgame souvent utilisé pour justifier des violences visant des personnes homosexuelles. Le tribunal a retenu la circonstance aggravante de l’orientation sexuelle des victimes.

    Bruno De
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  • Jen Cardini aime les petits monstres

    L’icône de l’électro Jen Cardini signe un nouvel EP chez le label de Chloé Caillet, en hommage aux classiques house des années 90. Dans un entretien accordé au média Dure Vie, il revient sur la naissance de ce projet : entre refus d’un remix et erreurs heureuses en studio. En ressort, trois versions rythmées directement inspirés de la house new yorkaise. Il revient aussi sur différents aspects de sa vision d’une scène club plus ouverte et généreuse.

     

    Pour le patron des labels Correspondant et Dischi Autunno, une évidence s'impose : « la musique doit être accessible à tous ». Cette quête d’inclusion guide sa carrière depuis ses débuts marquants au mythique club le Pulp. Au-delà de la virtuosité technique, l’artiste souligne l'importance de l’émotion immédiate, refusant l'élitisme qui fragmente parfois le monde de la nuit.

     

    Il rappelle que le clubbing est avant tout un acte politique et social, essentiel pour les communautés queer. Selon Jen, le partage prime sur la complexité : « il ne faut pas avoir besoin d’un manuel pour comprendre un morceau ». Jen Cardini prône pour une fête démocratique, où la bienveillance et la transmission restent les piliers de l’expérience collective.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • 300 ans de poésies érotiques

    Vilains gaillards, ce fut d’abord un spectacle, initié et mise en scène par notre confrère journaliste Luc Biecq et mis en bouche par les comédiens Vincent Gaillard et Vincent Vilain. Une lecture gourmande, drôle et émouvante de poèmes érotiques gays du XIXe et XXe siècles, qui a enchanté les nuits d’Olympe, le restaurant-cabaret inclusif de Pantin. C’est désormais un recueil érudit, édité par La Musardine. On y retrouve des auteurs connus comme Rimbaud, Verlaine ou Apollinaire et son troublant VoyouSa queue éclatait sous mes lèvres. Comme une prune de juillet »), mais aussi des pépites oubliées comme le magnifique Sonnet pour l’Androgyne de Francis Latouche (mort à 28 ans !) ou la frondeuse Pipe au bois d’Albert Glatigny (« Je suis celui qui suce ! Au détour des sentiers… »). Le trio aux manettes voulait « une représentation vive, un hommage explosif et pétaradant aux orgasmes, aux plaisirs, au charme furtif – ou durable – des rencontres rapides, ratées ou délicieusement joyeuses ». Mission réussie.

    On se délecte de ces « coïts de lascars » et autres « ébats passionnés », souvent très crus, jouant avec les interdits et le mélange des classes sociales. Grâce à ce projet, ils ont une seconde vie salutaire, loin de la censure et de la morale bourgeoise.


    Vilains gaillards, de Luc Biecq, éditions La Musardine, 18€. En librairie depuis le 13 mai. 
    Signature aux Mots à la Bouche (Paris) le 28 mai  avec lecture des poèmes par Vincent Gaillard et Vincent Vilain 
    et reprise de la lecture- spectacle chez Olympe (Pantin) le 11 juin.

    Yannick Barbe
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  • Deux coming out côté football

    Et deux de plus…. Christian Dobrick, entraîneur de 29 ans de la Bundesliga, a fait son coming out fin mars quand Ignacio « Nacho » Lago, l’attaquant de 26 ans du Club Atlético Colón à Santa Fe en Argentine, l’annonce via une vidéo depuis devenue virale début avril.  L’un est soutenu par le président du U19 de Sankt-Pauli qu’il chapeaute, l’autre révèle son couple après la victoire de son équipe et devient, dans la foulée, le premier joueur pro argentin en activité à faire son coming out gay.

    Deux sorties du placard pour une même réalité, « être soi » aux yeux de tous. Un doublé qui, espérons-le, permettra à d’autres d’en faire tout autant.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le vendredi 20 mars est à marquer d’une pierre blanche. Le Cour administrative suprême de Pologne a brisé un tabou institutionnel. En annulant le refus de transcrire un acte de mariage entre conjoints de même sexe célébré dans l’Union européenne, elle impose à l'administration de garantir les droits concrets au séjour et à la vie familiale.


    Ce verdict s’aligne sur la jurisprudence de la CJUE de novembre 2023 : la libre circulation des citoyens prime sur les blocages nationaux. Une avancée qui permet aux institutions de prendre note de ce mot d’ordre et ainsi adapter leurs pratiques comme le précise Stop.Homophobie. Même si la définition du mariage reste inchangée en Pologne, l'État ne peut plus ignorer les droits fondamentaux européens. Une victoire du pragmatisme juridique sur l'idéologie.

    Julien Claudé-Pénégry
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