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  • « Apple devrait mettre à la poubelle ses règles DEI, pas simplement réaliser des ajustements. Le DEI est un canular qui a fait beaucoup de mal à notre pays. Le DEI c'est terminé !!! ». C’est en ces termes que le Président américain Donald Trump s’en est pris à la marque à la pomme via son réseau social Truth. Il ne comprend pas pourquoi Apple s’entête à ne pas supprimer le DEI de sa politique interne.

    Bien que le magnat de la tech ait annoncé un investissement massif à travers tous les Etats-Unis à hauteur de 500 milliards de dollars, la direction et les actionnaires ont fait savoir qu’elle ne suivrait pas les recommandations expresses de l’administration Trump sur le programme « Diversité, équité et inclusion ». La demande présidentielle a tout simplement été refusée. Ce qui ne fait pas décolérer le premier intéressé. Alors que les géants américains font la courbette comme Méta, Accenture, Amazon, Starbucks ou encore Google, Apple fait de la résistance et le fait savoir haut et fort.

    BFM TV rappelle qu’à la tête de l’entreprise, Tim Cook, ouvertement gay a toujours défendu des valeurs d'inclusivité au sein d’Apple. Et d’avoir déclaré vouloir « pousser des gens à réclamer la parité des droits » lors de son coming out en 2014. Nous ne pouvons que saluer cette décision qui a le cran de repousser les idées rétrogrades de l’homme de la Maison Blanche.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • En 2025, sous les étoiles. Les deux grandes prêtresses belges de la techno, Charlotte de Witte et Amélie Lens, se sont unies pour une série de shows en B2B exceptionnels au Flanders Expo de Gand, les 31 janvier, 1er et 8 février. Ces concerts ont rapidement affiché complets avec près de 69 000 billets vendus.

    Mais cette collaboration va au-delà de la scène. Les deux artistes ont également dévoilé un EP commun, One Mind, sorti le 6 février. Composé des titres One Mind et Where do we go, cet EP marquera une nouvelle ère dans leurs carrières respectives, avec la voix d'Amélie sur le second morceau, une première pour elle. Pionnières de la techno moderne, Charlotte de Witte, couronnée DJ n°1 par DJ Mag en 2024, et Amélie, également acclamée à travers le monde, cassent la baraque avec cet EP événement ! 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La championne olympique française Gabriela Papadakis, qui a brillé à Pékin avec Guillaume Cizeron, s'apprête à marquer les esprits en formant un duo inédit avec l'Américaine Madison Hubbell, également médaillée d'or. Prévue pour 2025, cette collaboration féminine ne sera pas une compétition officielle, mais leurs performances se dérouleront lors d'exhibitions et de spectacles sur glace.

    Papadakis et Hubbell, anciennes rivales et amies de longue date, ont eu l'idée de patiner ensemble après un exercice d'entraînement. Elles souhaitent ainsi bousculer les stéréotypes traditionnels du patinage, où la force masculine et la délicatesse féminine sont souvent mises en avant. « On veut briser ces codes », affirme Papadakis, soulignant que les attentes de « genre » dans le sport ne reflètent plus la société actuelle. Leur première performance aura lieu au gala Art On Ice, en Suisse, début février. Une initiative qui pourrait bien redéfinir le paysage du patinage artistique. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Elles se sont dit « oui » ! Superbus a récemment frappé fort avec une annonce surprenante : un nouveau single en featuring avec Hoshi et Nicola Sirkis, révélé de manière originale via un faux faire-part de mariage. Dans une vidéo Instagram, Jenn Ayache, la chanteuse du groupe, a d’abord intrigué ses fans en annonçant ses fiançailles avant de lever le voile sur cette collaboration musicale.

    « Je vais me marier » a-t-elle lancé, suscitant des félicitations immédiates, avant de préciser qu'il s'agissait en réalité d'une union artistique. Depuis le 7 février, les fans peuvent découvrir la réinterprétation du titre culte Lola, avec Hoshi et le chanteur d’Indochine, Nicola Sirkis, qui joue le rôle du maître de cérémonie. « Hoshi est une amie et Nicola, une légende que j’admire », a déclaré Jenn, soulignant la complicité qui les unit. Ce trio promet de faire revivre un classique de Superbus, alliant nostalgie et fraîcheur. Un mariage musical qui s’annonce mémorable !

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    Julien Claudé-Pénégry
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  • Avec High energies, sa nouvelle exposition, l’artiste s’empare de la Hi-NRG, ce courant musical des années 80 plus queer que jamais, pour mieux le projeter dans l’avenir des luttes.

    Queer jusqu’au bout des ongles, Tony Regazzoni a fait de la culture club, et notamment des discothèques, le cœur de son œuvre. Pour High energies, celui qui est aussi membre du remuant et radical collectif Les Inverti.e.s s’est penché sur la Hi-NRG, un dérivé 100 % électronique et résolument gay du disco, né à San Francisco à la fin des années 1970. Ce genre musical s’est rapidement imposé comme la bande-son des immenses clubs gays de l’époque : le Trocadero Transfer à San Francisco, le Saint à New York, le Palace à Paris ou encore le Heaven à Londres. Avec son rythme machinique, ses paroles invitant à la débauche sexuelle et son irrésistible pouvoir d’entraînement sur la piste de danse, la Hi-NRG a marqué l’histoire de la musique par de nombreux hits, du Do you wanna funk de Sylvester à Menergy de Patrick Cowley, en passant par High energy d’Evelyn Thomas et You spin me round de Dead Or Alive – et bien d’autres encore. L’intelligence de l’exposition de Tony Regazzoni réside dans l’entrelacement de la Hi-NRG et des luttes communautaires, tout en jouant avec les époques et les techniques. Il cite aussi bien le FHAR (Front homosexuel d’action révolutionnaire), association turbulente des années 1970, que le jeune collectif Les Inverti.e.s, et reprend leurs slogans mordants et ironiques tels que « Prolétaires de tous les pays, caressez-vous » ou « Prolétaires de tous les pays, invertissez-vous ».

    En trois espaces – Le Musée des slogans, La Chapelle et Bande Organisée – Tony déploie un univers foisonnant : drapeaux réinventés, t-shirt à slogans, coussins ornés de paroles piquées à l’icône Divine (égérie des films de John Waters et chanteuse de Hi-NRG), hommages pyrogravés aux figures du genre que sont Patrick Cowley ou Sylvester, tandis que des bandes jaunes fluorescentes quadrillent la galerie, rappelant le design des flacons de poppers. L’artiste nous entraîne aussi dans un périple ultra-émouvant à la recherche des discothèques italiennes des années 1970, ces gigantesques temples de la danse qui brillaient par leurs audaces architecturales et technologiques, aujourd’hui réduites à l’état de ruines. Chevauchant des mobylettes customisées – ces véhicules populaires qui permettaient aux jeunes queer de province, dès 14 ans, d’accéder à leur liberté et surtout de sortir en boîte –, il est ainsi possible de se sevrer des récits fantasques de virées nocturnes, imaginés par des artistes queer comme Naelle Dariya, Gorge Bataille ou Aurélie Faure. Sur ce dancefloor réinventé, à travers ses salles et ses ambiances, Tony Regazzoni nous invite à réfléchir sur la notion de communauté, sur l’ancrage activiste, mais surtout sur la manière dont la mémoire LGBTQ+ et ses archives circulent, nourrissant ainsi les luttes à venir. n

    Tony Regazzoni, High energies, Galerie Eric Mouchet, Paris. 

    Jusqu’au 22 mars 2025.

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  • L'administration Trump a mis en place une censure alarmante au sein des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), suspendant la diffusion de recherches en attente pour réviser des termes jugés « inappropriés ». Selon l'association Stop Homophobie, des mots tels que « genre », « LGBT » et « non binaire » ont été ciblés, forçant les chercheurs à retirer leur nom des études si ces termes n'étaient pas éliminés. Ce phénomène d'« obéissance préventive » vise à éviter des sanctions, comme l’indique l’organisation.

    Cette directive s'inscrit dans un cadre plus large de restrictions fédérales. Le CDC a déjà modifié son site internet pour effacer des mentions d'identités de genre, conformément à un décret interdisant l’usage de fonds publics pour des programmes liés à la diversité de genre. « De nombreux travaux scientifiques pourraient être affectés », souligne Inside Medicine, confirmée par Reuters, précisant que ces termes sont cruciaux pour l'analyse démographique et la santé publique. Avec une seule cadre nommée par l'administration, la directrice par intérim Susan Monarez, des questions se posent sur l'influence politique au sein du CDC et les répercussions sur une recherche scientifique fondée sur l'inclusivité.

    Véritable menace pour la recherche en santé publique, cette nouvelle décision met en suspens nombre d’études majeures, retardant les analyses et résultats et mettant en danger les intéressés.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • A l’occasion de la sortie d’une œuvre fascinante intitulée La Bourette 2, préparez-vous à une rencontre unique le 14 mars à la librairie Les Mots à la Bouche, où le photographe Paul Herman et La Bourette, présente un fanzine photographique entièrement dédié à cette figure emblématique de l’art performatif.

    Ce projet offre un portrait saisissant d’un personnage qui transcende les normes de genre et célèbre la créativité sans limites. Retrouvez dans le prochain Strobo, une interview haute en couleur. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • À la demande du ministère de la Santé, le Conseil National du Sida et des hépatites virales (CNS) et l’ANRS MIE ont sollicité la Haute Autorité de santé (HAS) pour formuler des recommandations sur l’utilisation de la doxycycline en prévention des infections sexuellement transmissibles (IST) bactériennes.

    Cette initiative vise à fournir aux professionnels de santé des recommandations pratiques, afin d'améliorer la prise en charge des patients et d’assurer une cohérence des pratiques sur le territoire. Ces recommandations s’adressent à un large éventail de professionnels : dermatologues, infectiologues, médecins généralistes, gynécologues, et bien d'autres, ainsi qu’aux patients à haut risque de contracter des IST. Les questions essentielles abordées concernent notamment les indications du traitement post-exposition communément appelé DoxyPep.

    Chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) et les femmes trans multipartenaires, mais aussi pour d'autres populations, il faut deux comprimés soit 200 mg à prendre dans les 72 h après l’acte. A ceci s’ajoute la DoxyPrEP où il s’agit ici de prendre l’antibiotique à raison d’un comprimé de 100 mg par jour, tous les jours avant un rapport sexuel non protégé par un préservatif. Cette reconnaissance officielle de l’utilité de la Doxycycline dans le traitement préventif des IST permet de stopper le caractère « sauvage » de la prise de ces antibiotiques en vogue actuellement.

    Ces protocoles viennent compléter l’ensemble d’outils visant à  faire rempart à l’augmentation des IST, notamment leur dépistage trimestriel. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a récemment accusé la communauté LGBTQ+ d'être responsable de la baisse du taux de natalité en Turquie, qu'il qualifie de crise alarmante. Lors d'un événement à Ankara, il a lancé une initiative intitulée « Année de la famille », affirmant qu'une « famille forte ouvre la voie à un État fort », tout en décrivant les LGBTQ+ comme des acteurs d'une conspiration visant à saper les valeurs familiales. Erdoğan a qualifié les droits des LGBTQ+ de « néolibéraux » et a exprimé son inquiétude face à une culture qu'il considère « perverse ».

    Pour contrer cette tendance, il a proposé des mesures telles que des prêts sans intérêt pour les jeunes mariés et des aides financières pour les familles. Les critiques de la communauté LGBTQ+ demeurent une cible privilégiée de son autoritarisme, exacerbée par des interdictions et des répressions violentes des événements liés à la Fierté.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Bears & Cie lance les Bears games. Pas de lancer de poids ni de concours d’arrachage de poils avec les dents, ici, on se trouve plutôt dans les jeux de société et le buffet campagnard pour tenir le coup ! La prochaine édition se déroulera au Nosig (centre LGBTIA+ de Nantes). 

    Les dates à suivre sur www.facebook.com/Bears.Cie.Nantes

    7 rue Magdeleine, 44000 Nantes.

    Bruno De
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