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  • Les centres antipoisons français tirent la sonnette d'alarme face à une augmentation inquiétante des intoxications aiguës liées à une drogue synthétique de plus en plus vapotée par les jeunes : le « Pète ton crâne » (PTC) aussi connue sous le nom de « Buddha Blue ». En 2023 et 2024, près de 200 cas ont été recensés, marquant une forte progression par rapport aux quelques dizaines observées entre 2019 et 2022.

    Cette substance, inodore et incolore, se consomme via des cigarettes électroniques et peut être achetée en quelques minutes via les réseaux sociaux, sans aucune vérification d'âge. Les effets de ce produit peuvent être jusqu'à 200 fois plus puissants que ceux du cannabis selon le site drogues-info-service, provoquant des hallucinations, des crises de paranoïa et des comportements autodestructeurs.

    Face à cette montée des cas, Véronique Massin, médecin conseiller technique du recteur de Paris, appelle sur BFMTV à la vigilance dans les établissements scolaires.

    « C'est difficile de détecter la consommation de PTC, car il n'y a pas d'odeur ni de couleur », souligne-t-elle. Les établissements sont encouragés à renforcer la prévention auprès des jeunes et du personnel éducatif pour identifier ces comportements à risque. Les effets secondaires graves, tels que des convulsions et des troubles de la conscience, soulignent l'urgence de la situation. Il est important de rappeler que toute possession de cette drogue constitue un délit, passible d'un an de prison.

    Les autorités appellent à une mobilisation collective pour sensibiliser et protéger les jeunes face à ce fléau grandissant.

    Franck Desbordes
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  • Le 24 novembre, la justice espagnole a rendu son verdict dans l'affaire du meurtre homophobe de Samuel Luiz, un aide-infirmier de 24 ans tué à La Corogne en juillet 2021. Quatre hommes ont été reconnus coupables, encourant des peines allant de 13 à 27 ans de prison. Leur agression a été déclenchée croyant qu’ils les filmait, alors qu'il était en vidéoconférence. Le procès a révélé la brutalité de l'attaque, qui a suscité une indignation nationale et des manifestations pour réclamer justice.

    Cette affaire montre la réalité des crimes homophobes en Espagne, où 364 actes haineux ont été signalés en 2023. Les associations LGBTQI+ saluent le verdict comme un progrès, tout en appelant à des mesures renforcées contre la haine. Samuel Luiz demeure un symbole de la lutte contre l'intolérance.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Istanbul : un festival trop queer

    Queer, cinema

    La plateforme de streaming MUBI a annulé son festival de cinéma à Istanbul, prévu pour le 7 novembre, en raison de l'interdiction par les autorités locales de projeter le film Queer de Luca Guadagnino, mettant en vedette Daniel Craig dans un rôle gay. Le nouveau film du réalisateur de Call me by your name, qui a été présenté en avant-première au festival de Venise, aborde une relation amoureuse entre deux hommes et contient des scènes explicites.

    Les organisateurs ont été informés peu avant l'ouverture que cette décision était justifiée par un contenu jugé provocateur, menaçant l'ordre public. MUBI a dénoncé cette mesure comme une atteinte à la liberté d'expression, affirmant que les festivals doivent célébrer l'art et la diversité.

    Malgré la décriminalisation de l'homosexualité en 1858, l'homophobie d'État se renforce en Turquie, sous le régime de Recep Tayyip Erdoğan, qui stigmatise régulièrement la communauté LGBT+. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le chanteur américain de R'n'B Khalid qui a sorti son dernier album Sincere en août, a annoncé son homosexualité le 23 novembre sur X. Cela fait suite à un outing orchestré par l'influenceur dominicain Hugo D Almonte. Après que ce dernier ait critiqué leur relation dans une série de tweets, Khalid a réagi avec humour en postant l'émoji du drapeau arc-en-ciel, déclarant : « eh voilà. On passe au sujet suivant s'il vous plaît lol ».

    Dans une déclaration au magazine culturel numérique Vulture, Almonte a affirmé que son intention n'était pas d'outer Khalid, mais de partager sa propre expérience. L’artiste de 26 ans, Khalid qui a exprimé son soutien à sa communauté de fans, a également affirmé : « soyons clairs, je n’ai pas honte de ma sexualité ! En réalité, ça ne regarde personne. Mais je suis O.K. avec moi-même ».

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Lors de la projection d'un film au Festival international du film de Marrakech, une scène représentant une relation homosexuelle a provoqué un tollé. Des spectateurs, visiblement choqués, ont quitté la salle alors que deux hommes s'embrassaient dans un moment d'intimité. Cette réaction, filmée et relayée sur les réseaux sociaux, a enflammé les débats, suscitant des critiques virulentes. Des internautes marocains ont exprimé leur désapprobation, certains allant jusqu'à suggérer que la scène méritait une réaction plus violente.

    Au Maroc, l'homosexualité est illégale en vertu de l'article 489 du Code pénal, qui sanctionne les actes « contre nature », il est stipulé « qu’est puni de l’emprisonnement de six mois à trois ans et d’une amende de 120 à 1000 dirhams, à moins que le fait constitue une infraction plus grave, quiconque commet un acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe ». Pour l'instant, les organisateurs du festival n'ont pas réagi à cette polémique. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Mont-de-Marsan: ouverture du centre LGBT+

    lesbiennes, gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer

    Sur la côte basque, il y avait un gros trou dans le maillage des centres LGBT+. Mont-de-Marsan vient le combler avec l’ouverture fin novembre de son centre.

    Il vient rejoindre ceux de Bayonne, Pau et Saint-Vincent-de-Tyrosse. L’antenne landaise des Bascos se veut notamment un lieu d’écoute, de prévention, d’accompagnement et de sensibilisation aux discriminations.

    Ainsi, deux permanences mensuelles vont être mises en place au 3 rue Maréchal Bosquet, en attendant d’autres activités culturelles, festives et sportives. Bon vent !

    facebook.com/CouleursLGBTQILandes

    Bruno De
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  • Pour cette période de fêtes de fin d'année, la boutique de marque française Alice Délice (centre commercial Nice Etoile) propose aux bénévoles du Centre LGBTQIA+ Côte d'Azur de tenir un stand d'emballage de cadeaux et ainsi de récolter des fonds  pour le dispositif d'hébergement et d'accompagnement la Maïoun de Cathy, dédié aux jeunes LGBT+ à la rue et rejetés par leur famille.

    Deux créneaux par jour sont prévus : 10h-14h et 14h-18h, et chaque créneau se faisant en duo. Pour s’inscrire et donner un coup de main : framadate.org/Wk6nrN4ssx7Li8Cn et au 04 83 32 81 84.

    N’hésitez pas à faire emballer vos cadeaux par les bénévoles, une bonne action.

    Bruno De
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  • Marseille : 1 an du centre, le bilan

    lesbiennes, gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer

    Le centre LGBTQIA+ avait été ouvert en fanfare il y a déjà un an. Le moment est venu de faire un point sur les activités de ce lieu qui manquait à la cité phocéenne.

    En résumé et en chiffres, les résultats sont éloquents : 300 bénévoles, 100 activités par mois dans 3 espaces espaces et 50 permanences mensuelles pour accompagner et améliorer les conditions de vie de la communauté. Il suffit d’aller faire un tour sur l’agenda du site internet pour s’en apercevoir.

    https://centrelgbtqiamarseille.org

    Bruno De
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  • On signale un bar communautaire sympa qui organise de plus en plus d’événements dans le quartier du Palais Royal. Entre autres, le Coq à l’âne propose des drags shows, dédicaces d’ouvrages et de calendriers (celui de l’équipe de rugby les Gaillards à voir dans les pages photos de Strobo), blind tests et bingos. On court donc 28 rue Croix des Petits Champs (Paris 1er), dans ce quartier qui semble se réveiller avec aussi l’arrivée du bar-backroom le Red Zone.

    Bruno De
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  • Après le succès de Tomber des nu(e)s au printemps, le photographe Marc Martin et le comédien Mathis Chevalier en remettent une couche pour les fêtes : Deuxième round ! Un nouveau livre et une exposition à Paris (jusqu’au 25 janvier à la Galerie Obsession). Dans leur combat contre le puritanisme ambiant, aujourd’hui les deux compères vont plus loin. Ils ont décidé de lâcher les chiens. Pisse-froids et pudibonds, ne franchissez pas la porte de cet opus-là.

    Effronté et résolument camp, Deuxième round est une invitation à poursuivre les aventures débridées de ces deux irréguliers haut en couleurs. Si le travail de Marc Martin est bien connu par les amateurs d’audaces en tout genre, la personnalité du jeune Mathis Chevalier (Lire notre interview), d’abord identifié comme hétéro, semble de plus en plus s’acoquiner avec l’underground. Plus léger que le premier (en termes de poids), ce second ouvrage n’est pas moins fourni de références subversives. Il se lit comme une suite logique à Tomber des nu(e)s et s’en détache totalement. L’expo, elle, grouille d’inédits (notamment des polaroids uniques de Mathis à poil proposés à la vente). Parmi les nouveaux clichés, ceux avec Yassin Chekkouh (Drag Race France, Emily in Paris) qui forme avec Mathis un duo aussi sexy que militant puisque Yassin Chekkouh qui s’engage contre la sérophobie en parlant publiquement de sa séropositivité s’affiche aujourd’hui dans les bras de Mathis Chevalier, plus queer et débridé que jamais. Ensemble ils font front pour faire bouger les lignes. Cette nouvelle exposition de Marc Martin à Paris va donc nous réchauffer (elle dure jusqu’au 25 janvier). Allez vous rincer les mirettes et y faire vos emplettes pour les fêtes. 

    Marc Martin/Mathis Chevalier - Deuxième round !

    L’exposition (gratuite) à la galerie Obsession du 11 décembre au 25 janvier 2025, du mardi au samedi de 14h à 19h.
    5, passage Charles Dallery 75011 Paris, tél :  01 48 06 00 22/06 75 91 54 13
    Attention ! La galerie Obsession ferme du 22 décembre au 2 janvier ! www.galerie-obsession.com

    Le livre (39€) aux éditions Agua (www.elagua.eu), sur le site de Marc Martin (www.marcmartin.paris) et à la librairie les Mots à la Bouche, à Paris.

    Franck Desbordes
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