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Articles | Brèves
  • Quel beau nom pour cette première compilation du label Warriorrecors. C’est un florilège aux couleurs du rainbow flag que cet album entièrement curatée par Rebeka Warrior, elle-même. Au menu, 15 morceaux originaux imaginés par 15 artistes provenant d’horizon multiples et toustes issues de la scène queer. L’occasion de se laisser emporter par un flow qui va vous booster. C’est enivrant, punchy et diablement bon. L’occasion aussi de retrouver toute l’ambiance de cet opus au plus près de chez vous avec le RainboWarriors Tour qui fera escale le 1er juin à la Laiterie de Strasbourg, le 7 au Warehouse de Nantes, le 22 au Slalom de Lille ou encore le 23 juin au Large Festival de Marseille. 

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  • Dis maman,...

    Single Mother, de et avec Muriel Habrard donne le tournis ! Celui que tout parent connaît parfaitement lorsque l’on s’occupe d’un enfant. Entre les lessives, les devoirs, les sorties, les baby-sitters à trouver fissa, la vie est une tornade permanente. Encore plus lorsque la mère est seule à élever sa fille et que celle-ci pose des questions pour comprendre pourquoi il manque quelqu’un à la maison. Là, la situation se complique autant pour l’une que pour l’autre. Que répondre ? C’est le cas de Maman Muriel qui se livre à nous avec poésie car c’est magique tout de même de s’occuper de son enfant, mais non sans humour quand la situation nous échappe et que des idées d’abandon notamment viennent frapper à la porte de votre caboche. C’est sans compter sur la notion de couple au féminin qui vient s’inviter dans cette tournoyante mise en scène. Là on l’on voudrait appuyer sur pause le temps de souffler, rien n’y fait. Délicieux et tonitruant, Single Mother titille nos limites, gratte là où ça fait mal et réveille en nous nos instincts les plus grégaires. Une heure de bonheur intense qui vous emporte avec brio. Derrière cette aventure, c’est aussi une équipe exclusivement féminine qui s’est attelée à faire résonner comme une évidence les affres de toutes familles monoparentales

    Infos ici.

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  • Guéret: Creuse : appel aux dons d’illustrations

    gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer

    L’association LGBTQIA+ a trouvé une façon originale de lever des fonds pour ses soutenir ses activités, mais aussi pour l’organisation de la Marche du 8 juin : mettre en vente des illustrations originales à prix libre.

    L’idée serait d’avoir des illustrations en rapport avec les thématiques LGBTQIA+, encore mieux en lien avec le thème de la Pride de Guéret (« les invisibilisations » le 8 juin). Si le projet vous parle et que vous souhaitez faire don d’une œuvre : lgbtqiacreuse@protonmail.com ou facebook.com/lgbtqiacreuse.

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  • Fou ou folle ?

    Tous les mercredis au théâtre de l'Essaïon à Paris, dans le Marais, jusqu'au 26 juin, Laurent Viel interprète L'Homme Femme.

    Après avoir chanté Brel et Barbara, il nous invite à un voyage émouvant en 14 morceaux qui parlent de son cheminement dans la vie. Ce tour de chant très personnel aborde des moments qui ont été constitutifs de la personne qu’il est aujourd’hui. Son enfance, sa sexualité, ses amours, il en fait un terreau fertile et touchant pour une quête autour de son identité et de son genre. Sa voix profonde donne à ces textes une teinte encore plus touchante. C'est du grand art que cette performance de Laurent Viel. Il met en exergue le parcours commun de nombre de personnes LGBTQIAP+ en quête de soi. Et avec magie et quelques pointes d’humour, une bonne dose de frissons et des larmes au fond des yeux, il offre un moment déchirant sur ce que cela signifie être homosexuel aujourd’hui en 2024.

    Infos ici.

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  • Après 5 ans de succès à Paris où il a attiré près de 5000 personnes l’été dernier, le concept s’exporte cette année dans la capitale des Gaules.

    Au programme : près de 30 d'exposant.e.s, des tables rondes, des ateliers, de l'art queer, de la musique, des cocktails et bien sûr des shows drags. D’ailleurs, si vous souhaitez monter sur scène, il suffit de le demander (marchedrag@gmail.com).

    18 & 19 mai à la Cité des Halles, 124 avenue Jean Jaurès, 69007 Lyon.

    Billetterie ici.

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  • La Ligue de Football Professionnel a décidé de coupler les 17 et 18 mai ses campagnes de lutte contre l’homophobie et le racisme. Dans la tempête suite au refus de certains joueurs de porter un maillot arc-en-ciel, la LFP a décidé de botter en touche : un logo discret sur les maillots et une bâche déployé avant les rencontres de ce week-end. Le menu paraît bien maigre… L’association Panamboyz and Girls s’est dissociée de la campagne : « nous sommes reconnaissants à la Ligue d'agir contre l'homophobie, mais invisibiliser les couleurs LGBT à ce point, c'est donner raison à ceux qui ont refusé de porter le maillot » regrette son porte parole. Même chose pour les sanctions contre les supporters et joueurs malveillants, anecdotiques jusqu’ici, alors que certains pays voisins font beaucoup mieux.

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  • Nommée au ministère chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations en janvier 2024, Aurore Bergé se retrouve régulièrement prise à partie sur les réseaux sociaux pour d’anciennes prises de position problématiques sur les questions LGBT.

    Nous sommes à la soirée officielle des 30 ans de SOS homophobie, le 11 avril dernier. Après le discours des co-présidents Joël Deumier et Véronique Godet, Aurore Bergé prend la parole. En préambule de son discours, la ministre se plaint d’être en permanence ramenée à tweet de novembre 2012 contre le mariage pour tous et souhaite réaffirmer son soutien de longue date à l’égalité des droits. De quoi s’agit-il ? En novembre 2012, la militante, alors membre de l’UMP, a 26 ans. Le débat autour du mariage pour tous commence à monter en puissance. Dans un tweet, elle dénonce les propos homophobes d’un des membres de son parti, Nicolas Dhuicq. Un autre élu l’interpelle alors : « dans un précédent tweet vous vous disiez contre l'adoption par les homosexuels. Qu'en est il du mariage ? », la questionne-t-il. Elle fait cette réponse : « je suis contre le mariage et l'adoption par les couples homos et contre la bêtise crasse et l'homophobie. » Or, Aurore Bergé affirme ensuite avoir manifesté en faveur du mariage pour tous, le 27 janvier 2013, à peine deux mois après. Un article du Journal du dimanche atteste en effet de sa présence ce jour-là. « Si elle bat le pavé ce dimanche, c’est parce qu’elle dit constater « une vraie libération de la parole homophobe », écrit le journal. Son tweet de novembre ressort le 23 avril dernier, jour anniversaire du dernier vote à l’Assemblée pour l’ouverture du mariage. Elle se félicite : « je suis fière d'avoir été de ceux qui avaient marché pour le #mariagepourtous ! Fière de m'être engagée pour cette liberté. »Le compte Le coin des LGBT+ lui rappelle son tweet de novembre. Elle y répond : « vous résumez mon engagement à un tweet, daté de 2012 dont la première vocation était de dénoncer l'homophobie. La vérité est différente. Elle est documentée. En 1 minute sur internet vous retrouvez tribune, interview, article de presse qui expliquent mon engagement EN FAVEUR du mariage pour tous dès janvier 2013. A un moment où à droite, nous étions si peu nombreux à nous engager. A un moment où je n'avais rien à y gagner mais tout à y perdre puisqu'on me menaçait d'exclusion, moi qui était candidate aux municipales. Je l'ai fait par conviction, sincère. J'ai écouté les auditions à l'Assemblée nationale. J'ai écouté mes proches. Et j'ai vite compris l'importance du mariage pour tous, de cette reconnaissance par la République de l'amour, de l'égalité et de fraternité. J'ai donc milité et marché pour le mariage pour tous. Un engagement et une conviction ancrés en moi et qui n’ont pas bougé depuis. » Dont acte.

    Rencontre avec les TERFS

    Autre sujet, les droits des personnes trans. En novembre 2022, Aurore Bergé, alors présidente du groupe Renaissance à l’Assemblée reçoit Dora Moutot et Marguerite Stern, militantes transphobes (ou TERF, pour Trans Exclusionary Radical Feminist), qui viennent de commettre l’horrible livre Transmania. La future ministre pose alors tout sourire avec les deux femmes. Et se justifie ensuite sur Twitter : « oui je reçois des militantes des droits des femmes et de leurs libertés », Puis reprenant le vocable TERF : « l’égalité des droits ne passe pas par l’invisibilisation des femmes ». Peu après, elle propose un amendement à la loi de constitutionnalisation de l’IVG qui a été compris comme une exclusion des hommes trans. Pour l’égalité des droits, on a vu mieux. Sur ce point on attend toujours une explication. Joël Deumier a bien tenté d’en obtenir une lors de la soirée des 30 ans de SOS homophobie. A la fin de son discours, il demande à la ministre de se prononcer sur la proposition de loi de la sénatrice Mélanie Vogel, qui permettrait un changement d’état civil libre, gratuit et déjudiciarisé (voir Strobo n°30). Quelques minutes plus tard, la ministre répond, mais à côté. Le gouvernement s’opposera à une autre proposition de loi, celle des sénateurs LR, qui veulent interdire les transitions pour les mineurs, explique-t-elle. Silence sur la proposition de loi Vogel. Et pas un mot cette fois-ci pour remettre en cause le tweet concernant Dora Moutot et Marguerite Stern. Qui lui est pourtant autant reproché que son tweet contre le mariage pour tous, et qui va vraisemblablement continuer à l’être, à juste titre.  Si elle veut que cessent les tweets hostiles à son encontre, la ministre a encore un peu de chemin à faire. Sur la question du mariage pour tous, même si son revirement en peu de temps interpelle, elle a commencé à clarifier les choses. En revanche, pourquoi avoir reçu deux militantes violemment anti-trans et n’avoir jamais condamné leurs propos et leurs agissements ensuite ? Pourquoi s’opposer à une proposition de loi transphobe, mais garder le silence sur une proposition de loi progressiste pour les personnes trans ? Pour l’instant, on est dans le flou le plus complet. Et pour citer la grand-mère de Martine Aubry, « quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup. » Un peu gênant pour une ministre justement chargée de lutter contre les discriminations.

    Xavier Héraud
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  • Nice Rainbow Festival #2

    gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer

    Du 16 au 19 mai, le Nice Rainbow Festival revient pour sa deuxième édition. A l’occasion de la journée internationale contre les LGBTphobies qui a lieu le 17 mai, ce rendez-vous sur la côte d’Azur est une volonté forte de faire de la deuxième ville LGBT de France, un espace d’Amour porteur de valeur d’égalité. Ainsi associatifs, institutionnels et commerçants se mobilisent pour un moment convivial, ludique et familial de partage et d’inclusion. Projections, one man et woman show, tables rondes sur l’avancée de nos droits, grande marche et le fameux Nice Rainbow Village en plein cœur de la ville, dans le Jardin Albert 1er avec une multitudes de stands, d’ateliers, de débats s’expos, une course en talons, de show de drag-queens niçoises donnera une saveur arc-en-ciel à la Cité des anges. 4 jours d'animations, d’échanges pour sensibiliser, expliquer, écouter, soutenir, faire vivre notre communauté.  

    Infos : programme complet sur www.nicerainbowfestival.com

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  • Un week-end très queer se profile en Aquitaine : les 17 et 18 mai, l’Entrepôt devient Club Queer. Des DJ sets (EBM/techno/house) et des/shows vont rythmer ces 2 jours placés sous le signe de la célébration des diversités. Club Queer invite au lâcher prise, à l’extravagance et la libération des corps. En prélude, on pourra aller faire un tour le vendredi 17 mai à la brasserie du Port pour l’European Queer Night, avec quiz et bingo (1 rue du Moulin). L’Entrepôt, 36 Avenue du Docteur Schinazi, www.instagram.com/entrepot.bordeaux/

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  • Les coquettes sont de retour avec leur monde culotté du 14 et 15 mai à Bobino et le 18 juin à l’Olympia. Souvenez-vous, le trio s’est fait connaître avec La petite fessée du dimanche , une chanson tendre et coquine sur ce petit plaisir coupable qui réchauffe les derrières en fin de semaine. Succès viral sur les réseaux sociaux, ce groupe féminin composé de Marie Facundo, Lola Cès et Juliette Faucon a depuis montré que l'humour et la musique font bon ménage.

    Dans leur spectacle tonique et plein de malice, leur registre est sans tabou puisqu’elles n’hésitent pas à aborder dans les textes qu’elles composent des thématiques aussi diverses que la sexualité, le suicide, l’épilation ou l’excision. Elles s’amusent à dézinguer les idées reçues et libèrent les esprits étriqués. Autant dire que les grands écarts font de leur spectacle un bon entraînement pour muscler vos zygomatiques. C’est pétillant, élégant, ébouriffant et désarçonnant.

    Infos et réservations :

    https://bobino.fr

    www.olympiahall.com

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