Chroniqueuse à Quotidien, Ambre Chalumeau signe un premier roman nerveux, porté par une écriture incisive. Les Vivants raconte l’histoire d’une bande d’amis confrontée aux épreuves de la vie, entre illusions perdues et liens indéfectibles. Dans ce portrait générationnel, les émotions valsent et le regard affûté de l’autrice donne à ce texte un vrai charme.
Autant le dire tout de suite : ce n’est ni un simple livre de chroniqueuse télé ni le roman attendu d’une ex-étudiante brillante passée par les classes préparatoires. Ou du moins, pas seulement. Car ce texte possède deux qualités rares dans la production française contemporaine : du rythme et un sens de la formule qui tue. Lors des premières pages, on croit lire un roman d’initiation classique : une bande de jeunes qui se connaissent depuis l’enfance arrivent au seuil de l’âge adulte avec leur lot de doutes et de rêves écorchés. Très vite, ça change de braquet : l’autrice frôle parfois la satire, notamment dans la peinture des parents, figures tiraillées entre oubli de soi et égocentrisme.
Au centre du récit, un personnage gay, plongé dans le coma, devient malgré lui objet d’étude, de soins, d’attentions prodigués par la bande. Les fragilités, les blessures mal refermées sont mises à nu. Chacun se redécouvre et tente de donner un sens au tumulte.
C’est émouvant, parfois amusant. On se laisse emporter, surprendre et l’on referme le livre avec l’envie de lire… le second roman de l’autrice.
Les Vivants de Ambre Chalumeau, Ed. Stock, 20,90€.
Crédit photo Dorian Prost.
Comme une comédie qui joue le pari de déconstruire les préjugés en abordant les réalités complexes de la parentalité moderne. Cette pièce, co-écrite et mise en scène par Jérémy Boutier et Nicolas Huan, plonge les spectateurs dans les mésaventures de Gabriel et Léo, un couple homosexuel désireux de fonder une famille. Face à des obstacles administratifs et sociaux, ils se tournent vers une mère porteuse, Clara, leur dernier espoir. Mais la situation se complique avec l’arrivée inattendue de Catherine, la mère de Gabriel, ignorant l’homosexualité de son fils.
Dès les premières pages, le lecteur est plongé dans un récit où l'honnêteté et l'irrévérence sont les maîtres mots. White se remémore ses escapades, passant des années 50 dans le Midwest aux nuits effrénées de New York. « Bien que j'aie un petit pénis… », écrit-il, inaugurant chaque souvenir par une confession aussi touchante que drôle. Le ton léger contraste avec la mélancolie qui imprègne ses réflexions sur une vie d'amours souvent éphémères et de désirs inassouvis. Les critiques anglophones s'accordent à saluer l'œuvre. John Irving décrit les mémoires comme un roman émouvant et drôle, tandis que Robert Jones, Jr. évoque un témoignage brut débordant de sagesse transgressive. À travers ces pages, White ne se contente pas de relater des anecdotes, il brosse un portrait indélébile de l'histoire queer américaine, naviguant entre le sexe transactionnel, les relations ouvertes et les combats de l'époque de Stonewall.
La soirée, animée par son créateur Zakaria El Haddany, marocain queer né à Casablanca et vivant à Bruxelles, est une première. Constatant le manque d’initiatives arabes LGBTQIA+ dans la capitale européenne qui respire la diversité, l’objectif de « Corne de Gazelle » est de créer un nouveau pôle artistique et culturel mettant en lumière et célébrant toutes les formes de queerness au sein de la culture arabe. En invitant des artistes arabes queer et en leur offrant une plateforme où ils peuvent être vus, valorisés et en confiance, « Corne de Gazelle » permet de partager leur art live et de se produire devant un public large et diversifié.
A l’occasion de la journée mondiale contre l’homophobie, la transphobie, la lesbophobie et la biphobie le 17 mai, les associations et collectivités locales se mobilisent. Mercredi 14 mai (14h-17h) sera l’occasion de discuter des résultats de la recherche sur les besoins de santé des personnes LGBTI+.
La seconde édition de ce festival se déroulera les 9 et 10 mai (14h-minuit). Le très actif collectif House of Marley promet un événement « flamboyant, audacieux et inclusif ». Plus que des shows, elle proposera aussi des stands, débats et conférences. A l’Espace K, 10 rue du Hohwald.
La rencontre qui vous attend va autant faire chavirer vos âmes que toucher vos cœurs. Écrit par Lili Miller et illustré par Zoé Crevette, Prelude of a Queen, est un conte musical qui résonne comme une libération. Abordant avec délicatesse des thèmes essentiels tels que l'identité, la diversité et l'acceptation de soi, cette œuvre offre une lecture riche en émotions et en couleurs préfacé par la célèbre drag queen Lova Ladiva.
Les 28 et 29 juin 2025, le Bazaar St So de Lille accueillera la prochaine édition du Teapot & Donut Queer Festival, un événement incontournable célébrant la culture queer à travers des performances artistiques, des concerts, des DJ sets et bien plus encore.
Il y a des esprits inspirants. Ian McKellen, l’interprète de Gandalf dans l’adaptation au grand écran de l’ouvrage de Tolkien, Le Seigneur des Anneaux invite les acteurs hollywoodiens à faire leur coming out en expliquant sur BFMTV qu’« être dans le placard, c’est stupide. Il n’y a aucun besoin d’y rester ». La carrière de ce comédien britannique montre qu’il est tout à fait possible d’être ouvertement gay et d’être dans de belles productions. La preuve, il a été annoncé au casting du prochain Avengers : Doomsday, des frères Russe où il reprendra du service en Magneto aux côtés de Patrick Steewart, qui sera quant à lui Charles Xavier.
Le Lavoir Moderne Parisien a accueilli en mai 2024 un spectacle audacieux et poignant, Amours chimiques, qui a captivé le public avec son exploration du phénomène du chemsex. Portée par les talents de Corentin Hennebert et Joseph Wolfsohn, cette création, qui a suscité un vif intérêt, revient à Paris pour une nouvelle série de représentations au Théâtre de la Reine Blanche, du 17 au 22 juin 2025.