
Radical ! La réalisatrice britannique Rose Glass signe un second film coup de poing avec Love lies bleeding sorti en salle le 12 juin.
On assiste à l’histoire d’amour musclée entre deux femmes aux caractères bien trempés. Lou (Kristen Stewart) gérante d’une salle de sport et Jackie (Katy O’Brian), une culturiste, tombent follement amoureuses dans une bourgade paumée des Etats-Unis dans les années 80. Leur romance va vite vriller et se transformer en un Bonnie & Clyde au féminin. On ne peut pas décrocher un seul instant tellement le rythme imposé est soutenu. La mise en scène nous précipite dans une surenchère de séquences qui s'enchaînent comme autant de micro-histoires toutes liées les unes aux autres. Ne pouvant pas anticiper ce qui va arriver, on suppute ce que Rose Glass a bien pu imaginer d’encore plus dingue. Et l’on se laisse porter et surprendre sans arrêt. Entre des scènes de sexe torrides, des canardages en règles, des pétages de plombs hallucinants et une perversité savamment dosée, on en redemande encore et encore. A la croisée de Cronenberg, Tarantino et Wenders, ce film est une quête éperdue pour un amour sans concessions. Violent, touchant, angoissant et tendre, Love Lies Bleeding démonte avec virtuosité les clichés des femmes faibles et du patriarcat au cinéma. Mortellement hypnotique.

La sensation du moment. Le tant attendu Becoming Karl Lagerfeld qui retrace la vie du créateur de mode vient de débouler depuis le 7 juin sur Disney+.
Il serait facile de résumer the Summer with Carmen à la plastique et au charme indolent de l’acteur Yorgos Tsiantoulas, que l’on peut voir sous toutes les coutures pendant plus d’une heure trente. Mais le film de Zacharias Mavroeidis a tellement d’autres atouts… A commencer par l’histoire d’amitié entre deux hommes gays aussi différents que possible, la montagne de muscles placide Demosthenes (Yorgos Tsiantoulas) et la crevette flamboyante Nikitas (Andreas Lampropoulos). Les deux compères se retrouvent régulièrement sur une plage pour travailler au projet du second, un scénario sur la vie amoureuse du premier et en particulier sur le fameux été où il s’est retrouvé à garder la chienne de son ex, Carmen.
Alors que les instances dirigeantes du monde du football essaient de faire évoluer les choses, certains joueurs campent sur leur position et refusent toujours de s’y associer. Réfractaires déjà l’année dernière, le nantais Mostafa Mohamed a précisé ne pas vouloir se rendre au match contre AS Monaco en cette journée où il aurait dû porter un simple badge neutre de toute référence aux LGBT. « L’objectif de la LFP, lorsqu’elle a décidé de retirer le flocage arc-en-ciel, c’était de ne plus faire de vagues et d’emporter tous les joueurs dans cette campagne, y compris ceux qui refusaient de porter le flocage l’an dernier », explique Bertrand Lambert, président des PanamPride Football Club à nos confrères de Eurosport sur le sujet. « Ceux qui ne voulaient pas le porter estimaient que ce flocage faisait la promotion de l’homosexualité, ce qui n’était pas évidemment pas le cas : c’était un flocage contre l’homophobie. C’est suite à ces refus que la LFP en est arrivé imaginer ce badge noir sans aucune référence LGBT et censé être accepté par tout le monde. On voit visiblement bien que c’est encore trop pour certains, preuve s’il en est qu’il ne fallait rien céder. Ce n’est pas faute de les avoir alertés. »
La belle saison des Fiertés a commencé en métropole le 18 mai à Angers et continue jusqu’en septembre avec le mois de juin en point d’orgue. Plus de 80 manifestations sont organisées sur tout le territoire en 2024, avec villages associatifs, concerts, débats, conférences.
Le président de la République a déclaré vouloir améliorer l’accès à la procréation médicalement assistée et a précisé plan contre l’infertilité (notamment un bilan complet pour chacun autour de 20 ans).
S'il remporte les élections, le Premier ministre anglais Rishi Sunak a déclaré qu'il souhaitait modifier « la confusion actuelle autour des définitions du sexe et du genre » pour « la sécurité des femmes et des jeunes filles ». Ces propositions pourraient empêcher les personnes transgenres d'entrer dans des espaces non mixtes tels que les services hospitaliers, les toilettes et les prisons pour femmes, qu'elles soient ou non titulaires d'un certificat de reconnaissance de genre (CRG).
Maho Bah-Villemagne, athlète transgenre de 30 ans a été officiellement autorisé à combattre dans la catégorie amateur élite hommes par le Comité directeur de la Fédération française de boxe. C’est une première en Europe et dans ce sport. Les membres se sont basés sur le palmarès en boxe amateur chez les femmes pour accéder à sa demande et il conserve ses titres de champion de France militaire et de vice-champion civil. Le sportif originaire de Hyères dans le Var a salué sur Francetvinfo « une grande victoire pour le sport en général, la cause transgenre et pour l’évolution des mentalités ».
Le ministère de la Santé péruvien a publié un décret le 10 mai mettant à jour la liste des prestations minimales auxquelles un assuré a droit. Y figurait depuis 2021, les maladies mentales. Mais désormais, il a décidé d’y inclure les traitements liés à l'identité de genre, incluant les thérapies de réaffirmation ou les opérations de réassignation sexuelle. Maladresse ou faute volontaire ? En fait, le Pérou exploite ici une classification obsolète depuis 2022 de l’Organisation mondiale de la santé. Et cela laisse planer l'idée que la transsexualité est toujours considérée comme un « trouble mental » dans ce pays, ce qui n’est pas le cas a réaffirmé le ministre de la Santé et les défenseurs LGBTQIA+. Ces derniers ont demandé l’abrogation de ce texte stigmatisant et discriminatoire.
Un geste courageux. Afin de manifester contre la loi n’autorisant pas le mariage des personnes de mêmes sexes, contre la religion qui impose ses diktats sur la société et afin de bousculer une tradition trop pesante, deux femmes lesbiennes ont eu l’audace de se marier. Les faits se sont déroulés le dimanche 19 mai sur le parvis de la mairie de Tirana relate, Le Courrier des Balkans. Une union symbolique vous l’aurez bien compris, mais qui exprime l’impatience des homosexuel.les d’accéder aux droits du reste de la population.