C’est pas l’Marais ici, non c’est pas la gay pride (…) J’aime pas les hommes qui sucent des hommes et qui volent le travail des femmes » : voici la teneur des propos de Tovaritch dans son clip 2CB, au plus de 1,5 millions de vues sur Youtube. Ces propos ont déclenché un lever de bouclier de nombreux politiques, mais aussi de l’association Stop Homophobie, qui a porté plainte. Il a répliqué en publiant une vidéo où on le voit se déplacer au Centre LGBTQI+ de Paris et d’un ton moqueur déclarer : « Comme vous faites du super travail, je me sentais redevable, je vous ai offert une petite tarte…». Le rappeur a ensuite publié une story Instagram, avec ce morceau choisi : « j’ai rien contre vous. De base, je jugeais l’acte en lui-même et non les personnes ». Tout ça pour faire le buz, affligeant.
Qui ne se souvient pas de ce film de Josiane Balasko qui avait fait bouger les lignes à sa sortie en 1995 ? Voici une adaptation théâtrale de cette histoire d’amour à 3, par de jeunes comédiens dynamiques, dans une mise en scène qui l’est tout autant. Entre rires et larmes, on se prend à comparer ce qui se passe sur scène à ce qu’on a vu sur grand écran. Et c’est plutôt une réussite.
En 2021 à Montgeron dans l’Essonne, Yanis, 17 ans était roué de coups par une bande d’adolescents. Un an plus tard, le verdict de la justice statue pour deux de ces agresseurs par 35 h de travaux d’intérêt général et un stage de citoyenneté. Le rendu de la cour laisse perplexe, nombre de personnes y voient une décision au rabais pour des actes d’ordre clairement identifiés comme homophobes. Le jeune homme avait subi violences et insultes homophobes qui avaient entraîné pour la victime une interruption totale de travail de plus de huit jours. Résultats des courses à minima pour les inculpés : L'un âgé de 17 ans au moment de l'agression, écope de 35 h de travaux d'intérêt général quant au second, plus jeune de deux ans, va suivre un stage de citoyenneté organisé par la protection de la jeunesse. Un rappel à l’ordre et à la responsabilité en guise d’exemple, plus que des peines franches. Espérons que cela mettra un peu de plomb dans le cerveau de ces jeunes crétins.
La campagne OneLove, lancée pour promouvoir l’inclusion et lutter contre les discriminations va se dérouler de la manière suivante : lors de la prochaine Coupe du monde de football (20 novembre-18 décembre), les capitaines de 10 équipes nationales porteront un brassard dont le logo se veut représentatif de tous les horizons. Lancé par la Fédération néerlandaise, le mouvement a été rejoint par la France, l’Angleterre, la Belgique, le Danemark, l’Allemagne, la Suède, la Norvège, la Suisse et le Pays de Galles. Rappelons que ce Mondial au Qatar apparait comme très controversé de par son manque total d’éco-responsabilité (stades climatisés), de par l’exploitation de l’homme par l’homme (esclavagisme lors de la construction des infrastructures), mais aussi par la politique plus que conservatrice du pays à l’égard des LGBTQIAP+.
La plus célèbre des soirées lyonnaises prend une résidence à la Machine du Moulin Rouge à compter du 12 novembre.
Khalid Salman, l'ambassadeur qatari du Mondial 2022 a déclaré que l’homosexualité est « haram » (interdite). « C’est Haram car c’est un dommage mental » selon lui, avant d’ajouter, à propos des supporters étrangers : « tout le monde acceptera qu'ils viennent ici mais ils devront accepter nos règles ». Quelles règles ? Se faire emprisonner ? Pourtant, dans un esprit d’ouverture (on va essayer de le croire…), l’émir du Qatar Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, avait assuré que tous les supporters seraient accueillis « sans discrimination » durant la compétition sportive. Quant à la FIFA, elle a réaffirmé que les drapeaux arc-en-ciel seraient autorisés autour des stades. En outre, dans le cadre d’une tiède campagne anti-discriminations, les capitaines de plusieurs équipes européennes (France comprise), ont prévu de porter des brassards multicolores avec le message « One love ».