
Du 13 avril au 1er juin, le Burlesque Klub de La Contrescarpe vous invite à découvrir Le Cabaret du Fruit Défendu. Inspiré par le mythe d’Adam et Eve, ce spectacle allie comédie, effeuillage, danse et chant, pour une exploration audacieuse de la sensualité. Dans un cadre où l’interdit devient célébration, les tabous sur le corps, le genre et le plaisir s’effacent. Selon la légende, Adam et Eve, punis pour leur curiosité, furent couverts de feuilles, héritant de la honte. Au Cabaret, Vicomte Harbourg renverse cette tradition : chaque numéro dévoile un peu plus de peau et de liberté. Les artistes, véritables fruits défendus de la scène parisienne, offrent des performances inédites, alliant humour et actualité. Laissez-vous tenter par ce voyage au cœur de l’innocence perdue.
Infos et billetterie : https://tpa.fr/salles-theatre-paris
Du 18 au 21 avril, la Cité de la Mode et du Design se transforme en un carrefour artistique et festif avec l’exposition photo de Mischa Fanghaenel, ancien videur du célèbre club berlinois Berghain. Fort de plus de 20 ans de carrière, ce photographe a passé 15 ans à capturer les visages et les âmes de la nuit. Sa série Nachts, présentée en noir et blanc sur aluminium, révèle une exploration documentaire de l’univers club et de ses transformations, mettant en lumière les fêtards anonymes et les artistes emblématiques de la scène techno.
C’est officiel et historique. Le 13 mars 2023, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a rendu un arrêt marquant dans l’affaire « Deldits », affirmant que la reconnaissance légale du genre ne peut être conditionnée à une intervention médicale. Cette décision, qui s’appuie sur le droit à l’autodétermination et le Règlement général sur la protection des données (RGPD), concerne un réfugié transgenre en Hongrie, VP, dont l’identité masculine n’était pas reconnue dans les registres administratifs. La CJUE a déclaré que « l’identité de genre vécue prime sur le sexe assigné à la naissance », soulignant que toute exigence d’une intervention médicale porte atteinte à l’intégrité physique et à la vie privée. « Désormais, une personne transgenre pourra modifier son état civil par courrier recommandé, sans avoir à justifier une transformation corporelle », explique Me Étienne Deshoulières, avocat en droits des personnes LGBT+ à Stop Homophobie. Terrence Khatchadourian, secrétaire de l’association conclut : « l’autodétermination de l’identité de genre est un droit fondamental, et non une faveur conditionnée à une validation médicale. » Une avancée cruciale pour les droits des personnes transgenres, intersexes et non binaires en Europe.
A l’occasion de la Journée Mondiale de lutte contre la LGBT+phobie, l’association Couleur Champenoise avait émis le souhait de voir créer un passage piétons aux couleurs de l’arc-en-ciel. Le projet a été retoqué par la mairie en raison de « contraintes techniques » et un problème de « sécurité routière ». Selon certaines sources, la municipalité d’Épernay aurait refusé l’initiative par crainte de vandalisation. Dommage, d’autant que l’équipe municipale soutient la Nocturne Pride prévue dans la ville le 14 juin prochain. Ca souffle quand même le chaud et le froid à l’hôtel-de-ville…
Jean-Sébastien Thirard, figure emblématique de la lutte pour les droits des personnes LGBT+, est décédé dans la nuit du 3 au 4 mars, à l'âge de 61 ans. Son parcours, marqué par un engagement indéfectible en faveur de l'égalité et de la visibilité des personnes queer, laisse une empreinte indélébile sur la communauté.
Le Kenya se trouve à un carrefour délicat avec l'introduction d'un projet de loi controversé, le « projet de loi de Protection de la famille », qui pourrait renforcer la répression des personnes LGBT+. Déposé en 2023, ce texte propose des peines pouvant aller jusqu'à 50 ans de prison pour les relations homosexuelles, aggravant une situation déjà difficile, puisque les lois coloniales existantes criminalisent déjà ces relations. Stop Homophobie revient sur le sujet : selon l’ONG britannique Open for Business, l'adoption de cette législation pourrait coûter au Kenya entre 2,7 et 7,8 milliards de dollars par an. Dominic Arnall, président de l'ONG, met en garde : « les lois anti-LGBTQ+ nuisent aux perspectives d’investissement d’un pays et à sa réputation mondiale. »
Le très attendu second opus devrait arriver sur grand écran en 2025, avec les 3 actrices iconiques qui ont fait le succès du film en 2006.
Alors que la mairie d’Epernay a refusé la mise en place de passages piétons pour « éviter les polémiques et dégradations », à Nantes, on rebaptise un escalier aux couleurs de l’arc-en-ciel. Cet escalier de la rue Beaurepaire, repeint l’année dernière pour symboliser les combats des personnes LGBTQIA+, a été dégradé 3 fois. Pour le marquer comme faisant partie intégrante du paysage urbain de la ville, le maire a décidé de le nommer « Marches des Fiertés », comme autant d’étapes vers plus de liberté, d’égalité et de fraternité.
Après un premier été couronné de succès, Chez Mano a réouvert le 1er avril 2025. Niché dans le jardin du cabaret-théâtre L’étoile bleue, ce restaurant-guinguette invite à profiter des beaux jours dans un cadre intime et verdoyant. Cette saison, l’atelier-boutique la Carterie célèbre la ville à travers ses emblèmes, ses vues et ses sculptures. De quoi prendre un verre à la fraîche avant d’aller voir la revue ou simplement passer un moment au calme (16h-22h lundi-vendredi)… 29 boulevard des Frères Godchot, 13005 Marseille.
Les puristes du film iront crier au blasphème sur les Champs Elysées, les autres se plieront en deux devant Titanique, cette comédie musicale off Broadway. Un décor de carton-pâte, des personnages haut en couleur et un humour décapant, une fausse Céline Dion raconte sur scène sa vraie version de l’histoire d’amour entre Rose et Jack. On est plus proche d’Eric Morena (« Oh mon bâteau oh oh oh…! ») que de la super production de James Cameron, alors pourquoi pas ?