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  • « Féminisme, diversité, inclusion, équité, immigration, avortement, environnementalisme, idéologie du genre » : tels sont les ennemis énumérés par le président argentin, Javier Milei, dans son discours au Forum économique mondial de Davos. Pour ce dirigeant d'extrême droite ce qu’il considère comme « le cancer de l'idéologie woke » vise maintenant à franchir une nouvelle étape : le gouvernement tentera d'éliminer le concept juridique de féminicide, les quotas d'emploi pour les minorités sexuelles, la parité hommes-femmes dans les listes électorales, les documents d'identité non binaires comme l’énumère le journal El Pais. Il compte aussi mettre fin à l’autodétermination des personnes trans. Pour y parvenir, il devra réunir une majorité de soutien au Congrès, ce qui ne semble pas être le cas pour l'instant. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Ce lieu culturel à partager vient d’être placé en redressement judiciaire. Il serait déplorable que Grenoble perde ce lieu alternatif qui accueille souvent des événements LGBTQIA+. Donc toutes les bonnes volontés sont les bienvenues, d’abord en allant y faire la fête, mais aussi en proposant des initiatives et projets ou même en donnant un coup de main bénévole, car la Bobine restera avant tout ce que chacun y apporte.

    42 boulevard Clémenceau. 

    cooperation@labobine.net

    instagram.com/labobinegrenoble

    Bruno De
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  • Un escalier arc-en-ciel de l’université Rennes 2 a été recouvert de peinture bleue, blanche et rouge dans la nuit du 24 janvier dernier. Résultat d'un vote du budget participatif de la faculté, ce symbole de tolérance et de lutte contre l’homophobie avait été mis en place en 2019. Les enquêteurs ont évoqué la piste de militants d’extrême-droite, sans la confirmer, mais l’inscription « fck LGBT » laisse peu de place au doute.

    L’université a remis en état, tenant à « réaffirmer son soutien à la communauté LGBTQIA+ et son engagement dans la promotion de l’égalité, l’inclusion et la diversité. Ces attaques montrent que la lutte contre les violences de genre, les messages de haine, les discriminations et les violences sexuelles et sexistes reste un combat à mener sans relâche ».

    Bruno De
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  • Il n’a que 21 ans lorsqu’il apprend qu’il est séropositif au VIH. De cette annonce, Nicolas Aragona ne se laisse pas engloutir par le désarroi, il en fait un atout. Il crée en 2021 l’association Superséro et investit les réseaux sociaux avec un rendez-vous destiné à tous ceux et celles qui vivent la même situation que lui et à tous ceux séronégatifs qui ont des craintes, des aprioris sur les personnes vivant avec le VIH. Il y dispense de l’aide, des informations, des coups de gueule souvent. De cette expérience, il en écrit un livre intitulé le Dico des Superséros aux éditions Améthyste qui vient juste de sortir en librairie. Loin d’être un recueil qui relate son parcours, il préfère en faire un guide qui sous forme d’abécédaire, explique tout ce qui a attrait à la vie de « tous.tes les courageux.ses vivant avec le VIH ; ces Superséros du quotidien et leurs allié.es. » Il aborde sans tabou les turpitudes qui accablent leur vie, il revient sur des termes qui sonnent et qui font mal comme « clean », « sidaïque »…, il parle de ces gestes et mots qui construisent la sérophobie, il parle de prévention, de drogues, de réduction des risques, d’IST, d’observance, de traitements.

    A base de clés d’entrée, il évoque ce que l’on vit en étant porteur.euse du VIH : « épée de Damoclès »,  de la réaction de sa « Maman », de ces « coming out » qu’il est demandé de faire, du choix de la « disance », de la fierté d’être, de cette force qu’il y à trouver pour lutter contre les préjugés, expliquer les avancées médicales, rabâcher sans cesse les informations pour que vivre comme tout le monde. Entre témoignages émouvants et conseils pratiques, il donne à tous.tes des conseils, il ose parler de ce que le silence assourdis. Il assène un flamboyant « n’ayez pas honte ! ». Une écriture incisive, décomplexée, un franc parler et le « Mot de Tata Sida » qui conclut chaque texte sous forme de petit clin d’œil plein d’espoir pour convaincre que cette infection chronique ne fait pas de nous des parias, mais des personnes comme les autres, « ni coupables, ni victimes, mais des héro.ines remarquables de cette épidémie ». Une œuvre sensible, fédératrice, simple et tellement encourageante. Il aurait vraiment été dommage que tous les efforts de visibilité, d’éducation des masses que s’évertue à distiller avec foi Nicolas, ne soient pas condensés dans un livre tel que celui-là.  A offrir sans modération.

    Le Dico des Superséros – Le guide des personnes vivant avec le VIH mais aussi les autres ! Ed. Améthyste, 19,90€, 224 pages.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le combattant de MMA Bryce Mitchell a récemment eu des propos qui ont en scotchés plus d’un, peut-être est-ce le double effet Trump/Musk qui explique ces flots d’absurdités. Dans une vidéo pour le podcast ArkanSanity, il explique qu’« Hitler était une bonne personne, en me basant sur mes propres recherches, pas sur la doctrine publique qu'on m'a imposée. Je pense qu'avant sa dérive, il était une personne avec laquelle on pourrait aller faire de la pêche. Il s'est battu pour son pays, il voulait le purifier en y extrayant les gens qui le détruisait et voulaient convertir tout le monde en gays ». Il renchérit sur les communautés LGBTQ+ : « Ils rendaient les enfants gay, les femmes devenaient queer. Vous savez ce qu'étaient les livres que Hitler brûlait à ses débuts ? Des livres queer ! Hitler brûlait les livres queer car il ne voulait pas d'une population qui ne pouvait pas lui donner des enfants » comme l’expose CNN. 

    Dana White, l’actuel président de l'UFC, a dénoncé ces propos comme étant « au-delà du dégoût », mais a précisé qu'aucune sanction ne serait prise, invoquant la liberté d'expression. « Hitler est responsable de la mort de 6 millions de Juifs », a-t-il rappelé. Face à la controverse, Mitchell a tenté de se distancier de ses commentaires, affirmant qu'il n'était « définitivement pas un nazi » et reconnaissant le mal causé par Hitler. Le mal est fait !

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La soirée queer par excellence se déplace hors les murs du Klub, son établissement attitré. Vendredi 21 février, on se retrouve à la Cité Fertile de Pantin (19h30-1h30) avec de la pop un peu pouf, des drag hôtesses, de quoi manger, de quoi boire, de quoi jouer. Et en plus, l’entrée de cette ancienne friche SNCF est gratuite alors on se looke années 90-2000, un petit tour dans une friperie pour trouver de quoi…

    14 Avenue Edouard Vaillant, 93500 Pantin.

    facebook.com/powerpoufparty

    Bruno De
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  • La 67e cérémonie des Grammy Awards, qui s'est tenue le 2 février à Los Angeles, a été marquée par un discours poignant de Lady Gaga, récompensée pour sa collaboration avec Bruno Mars sur le tube Die with a smile. En recevant le prix de la meilleure prestation pop par un duo, la chanteuse a exprimé son soutien indéfectible à la communauté trans. Dans un message fort, elle a déclaré : « les personnes trans ne sont pas invisibles. Elles méritent d’être aimées. La communauté queer mérite d’être soutenue. La musique, c’est l’amour. » Ses mots ont résonné dans la Crypto.com Arena, suscitant une standing ovation du public.

    Cette prise de parole s'inscrit dans un contexte sociopolitique préoccupant aux États-Unis. À peine quelques jours après son investiture, le président Donald Trump a signé des décrets limitant les droits des personnes transgenres, notamment en interdisant leur service dans l’armée et en ne reconnaissant que deux sexes. Ce climat d'intolérance a également été dénoncé par Chappell Roan sur le tapis rouge, affirmant que les personnes trans « ne seront jamais privées de leur joie ». 

    Madonna, icône de la pop et fervente défenseuse des droits LGBTQ+, a également réagi aux décisions de Trump, appelant à la résistance face à ce qu'elle considère comme une régression des libertés.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Depuis plusieurs semaines, la disponibilité de la PrEP en pharmacie est compromise. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a confirmé que cette situation est due à un problème d’approvisionnement en matières premières.

    Actuellement, la demande française repose sur un nombre réduit de fabricants, entraînant des difficultés pour les officines. Bien qu’aucun risque de rupture totale ne soit signalé, les tensions devraient perdurer jusqu’à fin février. Le TRT-5 CHV conseille aux usagers de ne pas faire de stock de comprimés et d’utiliser leurs traitements jusqu’à épuisement. Une semaine avant la fin de leur boîte, il est recommandé d’anticiper le renouvellement en contactant leur pharmacie. En cas d’indisponibilité, il est conseillé de vérifier auprès d’autres pharmacies ou d'hôpitaux locaux.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le Spot Beaumarchais donne la parole à toutes les sexualités le 2ème et le 4ème mercredi de chaque mois. A partir de 19h, la soirée est ouverte pour parler librement sur un thème prédéfini. En février et mars : couple(s), 1001 façons de le(s) vivre, mes premiers kiffes, bisexualité, pansexualité et polyamour, ce que GrindR a fait de nous.

    On ajoute le Chemsex club, la soirée pour les personnes qui pratiquent le chemsex, qui vont bien et qui veulent que ça continue comme ça. Chaque semaine, un thème est proposé pour parler de conso, plaisir et de comment réduire les risques, toujours dans la bienveillance et le non-jugement.

    51 boulevard Beaumarchais, 75003 Paris

    instagram.com/lespotbeaumarchais

    Bruno De
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  • Le G-A-Y Bar, emblématique de la vie nocturne londonienne et de la communauté LGBTQ+, est désormais à vendre. Son propriétaire, Jeremy Joseph, a exprimé son ras-le-bol face aux réfractaires/opposants et aux restrictions de licence qui, selon lui, « ruinent Soho » comme il l’explique dans le quotidien Metro London.

    Ce lieu, qui a perdu de son dynamisme, est devenu un fardeau financier, notamment après la fermeture temporaire de son autre établissement, le Heaven Nightclub, suite à des accusations graves.

    Malgré ses efforts pour maintenir le G-A-Y Bar ouvert, notamment en envisageant de prolonger les horaires d'ouverture, Jeremy fait face à une opposition systématique de la Soho Society et des autorités locales. Il déplore un manque de soutien pour l'hôtellerie et les espaces LGBTQ+, affirmant qu'Old Compton Street a perdu son identité queer. Le bar, qui s'étend sur trois étages, offre une atmosphère conviviale avec un rez-de-chaussée élégant, une boîte de nuit au sous-sol et des espaces de détente au premier étage. Malheureusement, la fermeture du G-A-Y Late en novembre 2023 avait déjà annoncé une tendance inquiétante pour les lieux LGBT de Soho. La vente du G-A-Y Bar soulève des questions sur l'avenir de la culture nocturne queer de Londres. 

    Julien Claudé-Pénégry
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