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  • C’est un peu le Festival de Cannes de l’électro chaque année : du 16 au 18 août devant le Palais des Festivals, la plus grande beach party revient pour une 17ème édition. Au programme : 15 heures de musique, 6 scènes et des grands noms : Feder, Mosimann, Nico Moreno, la Darude, pour ne citer qu’eux. Cette année encore plus qu’avant, les organisateurs ont prévu un festival engagé avec une charte écolo et durable. Quand on peut concilier clubbing et respect de l’environnement, on fonce 

    www.plages-electroniques.com

    Bruno De
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  • Nino est bien seul. Dans son quartier de Santiago del Estero au nord de l’Argentine, il subit sans arrêt des brimades homophobes pour son côté efféminé. Pour le protéger sa mère très pieuse l’emmène avec sa sœur à la campagne le temps des vacances d’été. Mais leur maison est située en bordure d’une forêt qui est dite hantée par Almamula, un monstre qui, selon la légende, enlève tous ceux qui commettent des péchés charnels.

    Le réalisateur Juan Sebastian Torales est allé puiser dans son expérience personnelle pour exorciser en quelque sorte un souvenir d’enfance. Sous le poids de la religion catholique castratrice omniprésente dans ce film, il met en évidence la difficulté pour un jeune garçon en quête de lui-même de se trouver, de se définir, de s’assumer et de s’épanouir lorsque la pression sociale et le carcan de la foi qui oblige à renoncer à qui l’on est. Entre réalisme et univers fantastique, Almamula nous plonge dans le passage délicat de l’enfance à l’adolescence, là où l’envie de l’autre se matérialise. Envoûtant.

    Almamula de Juan Sebastian Torales en salle le 7 août.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Contre toute attente, la gauche a réussi à sortir victorieuse des élections législatives anticipées. Mais elle se retrouve loin de la majorité absolue qui lui permettrait de gouverner tranquillement. Une période d’incertitude s’ouvre. 

    La catastrophe a été évitée. Le Nouveau Front Populaire est arrivé en tête du deuxième tour des élections législatives le 7 juillet. Cela n’a été possible que grâce à une forte mobilisation de la société et de la gauche pour faire barrage à l’extrême droite, qui avait obtenu le plus grand nombre de voix lors du premier tour et que de nombreux sondeurs annonçaient victorieuse au second. On n’avait en effet pas vu un tel taux de participation à des législatives depuis 1997. 

    Dans ce mouvement de résistance, les associations LGBT ont pris leur part. On a pu le voir dans les prides, comme à celle de Paris, qui se tenait la veille du premier tour. Les pancartes et slogans anti-extrême droite y étaient légion. L’Inter-LGBT et SOS homophobie avaient d’ailleurs appelé à utiliser « cette marche festive, politique, et antifasciste comme étendard de nos identités ». Si nous ne voulons pas qu’en 2025, sous la répression et la haine réactionnaire, nos marches soient interdites et nos vies proscrites, LGBTQIA+ et allié.e.s : marchons ! » 

    Citons également l’appel de la Fédération LGBTI, qui rassemble la plupart des Centres LGBT+ français. Rappelant l’opposition constante du FN/RN aux droits LGBT, la Fédération LGBTI a exhorté les personnes LGBT à faire battre le parti fondé par Jean-Marie Le Pen. La Pride Marseille qui se tenait la veille du second tour avait également appelé à « faire barrage au Rassemblement National et à Reconquête ». Elle a attiré un nombre record de participant.es  : plus de 40 000 selon les organisateurs. Voix légèrement discordante, Gaylib a publié un communiqué le 2 juillet où elle reprenait les propos d’une partie de la droite en invitant « à voter pour les candidats de l’arc républicain : pas une voix pour LFI, pas une voix pour le RN ».

    Reste que l’Assemblée Nationale se retrouve désormais scindée entre trois grands blocs, le Nouveau Front Populaire (182 sièges), la mouvance macroniste Ensemble (168 sièges), et le RN et ses alliés (143 sièges). Aucun ne peut prétendre à la majorité absolue. Cela ne signifie pas que personne ne pourra gouverner. Comme le rappelait le politiste Etienne Ollion le soir du deuxième tour sur Mediapart, « Dans la Vème République, il n’y a pas besoin d’avoir une majorité absolue à l’Assemblée pour gouverner, il faut juste pas avoir une majorité contre soi et ne pas être sujet à une motion de censure. » Telle est l’équation que devront résoudre ceux qui gouverneront. 

    Au moment où nous bouclons cet article, Emmanuel Macron n’a pas encore nommé de Premier ministre. En attendant, Gabriel Attal expédiera « les affaires courantes », comme on dit. Du côté de l’Assemblée, les tractations entre groupes parlementaires vont sans doute aller bon train pendant plusieurs jours.  

    En revanche, dès le lendemain du 7 juillet les élu.es européen.ne.s RN ont rejoint le groupe de Viktor Orban, le Premier ministre Hongrois au Parlement européen. Orban, l’ami de Poutine, qui a fait passer dans son pays une loi inspirée de celle sur la « propagande gay » du leader russe. En France ou en Europe, le RN continue de placer ses pions. Sa semi-défaite aux élections législatives ne doit pas masquer cette réalité: le parti lepéniste progresse encore et toujours. Et ce n’est un bon signe pour personne. Marine Le Pen parle elle-même de « victoire différée ». On est prévenus.

    Photo: Marche des fiertés LGBT+ de Paris, 2024. Xavier Héraud.

    Cet article a été publié dans Strobo n°33

    Xavier Héraud
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  • Bonne nouvelle : les Jeux Olympiques ne sont pas qu’un grand raout sportif mondial qui va métamorphoser Paris en une forteresse pour ses habitants. Cela va aussi avoir du bon pour tous les touristes et les Parisiens. Du 1er juillet au 8 septembre, fin des Jeux Paralympiques, les terrasses estivales voient leur autorisation d’ouverture de deux heures supplémentaires au-delà des 22 heures habituelles pour se prolonger jusqu’à minuit. De quoi savourer plus longtemps les apéros et les dîners estivaux sous le soleil de Paname.

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  • Un tea dance sur les flots de la Garonne aura lieu le dimanche 21 juillet (14h30-20h). Ca secoue moins qu’en pleine mer, donc on ne renverse pas son verre sur la jolie marinière qui sera la dresscode.

    Ponton Croisières Burdigala, face au 7 quai des Queyries.

    croisieresburdigala.fr/fiche-croisiere/9

    Bruno De
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  • Après un défilé si triste en 2023, la Marche des fiertés a renoué cette année avec son côté festif. C’était encore un peu timide pour créer de belles ambiances festives au-delà des 10 premiers mètres derrière chaque char car les sonos étaient souvent trop faibles du fait de leur petitesse.

    Bon, dans l’ensemble, on est sur la bonne voie. Encore un petit effort sur le volume sonore, une taxe carbone pour les chars non-électriques, une autre taxe pour les entreprises LGBTQ+ qui voudraient défiler et qui seraient si fières de contribuer au succès de la marche et des actions écolo de l’Inter-LGBT avec cette taxe, on n’enlève rien du caractère politique et militant de la marche, on ajoute un soupçon de fête, et on y sera. En tous cas, bravo, malgré cela, c’était une belle marche. 

    Franck Desbordes
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  • Dissolution du GUD

    Le GUD (Groupe union défense), syndicat d’étudiants d’ultradroite a été dissous le mercredi 27 juin en Conseil des Ministres par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Cela fait suite à l’annonce de la proposition du Ministre de l’intérieur Gérald Darmanin, la semaine précédant la décision de sou-mettre au Président de la République Emmanuel Macron, la dissolution du GUD, qu'il avait accusé d'être « ami » de « gens » du Rassemblement national. Il s’avère que des nombreuses incitations à la violence et à la haine ont été déversées sur les réseaux sociaux par les membres de ce groupuscule au lendemain des résultats plaçant le RN en tête des votes aux Européennes. 

    S’en est suivi la dissolution de l’Assemblée nationale et dans la précipitation le retour aux urnes pour deux tours de législatives. L’un des membres de ce groupuscule, Gabriel Loustau, 23 ans, a d'ailleurs été condamné à six mois de prison avec sursis le 12 juin pour son implication, avec trois autres personnes, dans une agression homophobe à Paris pour « fêter » la victoire du RN aux élections européennes. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Angleterre : la fondation LGBT de Sam Smith

    gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer

    Le chanteur de pop britannique Sam Smith a annoncé avoir créé la Pink House : une fondation LGBTQ qui vient en aide aux personnes de la communauté LGBTQ. Iel a précisé sur sa page instagram qu’« elle s’appellera la Pink House, d’après la maison dans laquelle j’ai grandi, ma maison d’enfance. Je veux qu’elle soit d’utilité pour toute personne queer, et qu’elle soit un safe space pour tous.tes. Elle ouvrira bientôt, et tout le monde est bienvenu.e.! ». 

    Une initiative heureuse à un moment où l’affirmation de la communauté LGBT fait face plus que de raison à une montée d’agressions verbales et physiques toujours plus grande. Première victime des comportements LGBTphobes, Sam Smith compte offrir une alternative à ceux qui cherchent un refuge. Pour accompagner ce lieu, un podcast du même nom donne la parole à des personnalités inspirantes.

    Bruno De
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  • Plus qu'une simple poupée, Barbie incarne les évolutions de la société à travers l’histoire. Mais saviez-vous que la Black Barbie célèbre l'impact considérable que trois femmes noires travaillant chez Mattel ont eu sur l'évolution de la marque Barbie telle que nous la connaissons.

    À travers les récits de ces charismatiques personnes, le documentaire de Netflix raconte comment la première Barbie noire a vu le jour en 1980, en examinant l'importance de la représentation et la façon dont les poupées peuvent être cruciales pour la formation de l'identité et de l'imagination. Truffé de témoignages forts, d’envies partagées, de modèles d’inclusivités, cette version de la Barbie classique a permis de faire apparaître enfin une référence qui correspond à toute la frange de la population loin de l’hégémonisme du profil blanc qui a été véhiculé à travers le monde. Indispensable.

    A visionner ici.

    Bruno De
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  • Dérapage policier

    Tout va bien dans le meilleur des mondes. Au lendemain des résultats des élections européennes, Mediapart relate que Camille, un jeune homme de 31 a été mis en garde à vue pour un tag « Bardella meurt ». Soit ! On ne vandalise pas le bien public. Mais là où le bât blesse, c’est la manière dont les choses se sont ensuite déroulées. 

    Il a été reçu au commissariat sous des injures de la part des policiers aussi fleuries que « ta casquette de pédé qui se fait enculer par des migrants ! » explique-t-il. Le tout accompagné par un « comité d’accueil » qui reprenait en chœur une chanson en l’honneur du candidat RN. La préfecture de police de Paris a ouvert une enquête administrative. Où est la déontologie et le serment prêté par ces membres des forces de l’ordre ?

    Julien Claudé-Pénégry
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