Ce dernier recueil inédit en français de Dorothy Allison nous permet de replonger avec délectation dans son style incandescent et empli de douceur, et dans cette manière si singulière et touchante de nommer les choses et de raconter des histoires « trash ». Ces récits, écrits pour la plupart dans les années 1980, ont été rassemblés par l’autrice elle-même. On y trouve en germe toutes les thématiques que la romancière lesbienne et issue du prolétariat white trash du Sud des États-Unis a traitées dans son oeuvre : la misère sociale, les relations avec les femmes de sa famille, la violence de son beau-père, la sexualité, le rapport à la nourriture, la maladie de sa mère... Des histoires tour à tour jubilatoires et bouleversantes qui nous touchent en plein cœur.
Trash : vilaines histoires & filles coriaces, Dorothy Allison, Ed. Cambourakis, 23€.



La Fédération mexicaine de football (FMF) teste un dispositif pour facilement repérer et pénaliser les supporteurs homophobes, avec un QR code sur les billets. Elle tente de combattre une homophobie verbale très répandue dans les stades du pays.
Que c’est beau un beau baiser entre amoureux devant des manifestants anti homos ! Le lutteur américain Anthony Bowens marque son engagement grâce à cette photo publiée récemment sur Instagram, lors d’une manif’ contre le mariage gay. Le post : « dressons-nous contre la haine ! » Accompagne le cliché. Vu les biceps du jeune homme, aucun opposant ne s’est risqué à les séparer…
Une étape symbolique est en passe d’être atteinte dans la capitale japonaise, même si le mariage gay n’existe pas à l’échelle nationale. Cette annonce intervient alors que le Premier ministre japonais a fait part de ses réserves quant à une éventuelle légalisation du mariage gay à l’échelle nationale, même si une majorité de la population y est désormais favorable. Cette reconnaissance existe déjà dans d’autres collectivités locales depuis 2015. Faute d’une législation nationale, l’utilité de ces documents locaux reste très limitée.
Les époux Wang Chen-Wei et Chen Chun-Ju sont entrés dans l’histoire en signant des papiers d’adoption le 13 janvier, marquant la fin d’un long combat juridique pour leur famille. Taïwan est devenu le premier pays d’Asie à légaliser l’égalité du mariage en 2019, faisant passer la loi malgré le fait que 72 % du pays ait voté contre ce changement lors d’un référendum. Cependant, l’adoption LGBT+ reste à la traîne. Selon la loi actuelle, il est seulement possible pour une personne dans une relation de même sexe d’adopter l’enfant biologique de son partenaire. Wang a pu adopter un enfant en tant que célibataire, en reportant son mariage avec Chen pour s’assurer que le processus se déroule sans heurts. En vertu de la loi actuelle sur l’adoption, ils ne pouvaient pas adopter en tant que couple, et après le mariage, Chen ne pouvait pas adopter l’enfant de son mari. Cependant, en décembre 2021, un tribunal de la famille de la ville de Kaohsiung a annulé cette décision et déclaré que l’enfant de Wang, surnommé Joujou, pouvait également être adopté par son mari de 34 ans. Cette décision est spécifique à cette famille et ne marque pas la légalisation de l’adoption par des personnes de même sexe dans tout le pays, mais s’applique uniquement à leur cas. Un premier pas pour la reconnaissance des droits des parents homosexuels.