Thèmatiques
Articles | Brèves
  • Le gouvernement turc projette une loi controversée qui restreindrait la transition de genre et criminaliserait l'expression de l'identité LGBTQ+. Selon un projet de loi révélé par Kaos GL, le ministère de la Justice souhaite modifier le Code Civil et le Code Pénal en introduisant le terme « sexe biologique ». Si cet amendement est adopté, l'âge minimum pour la transition serait porté à 21 ans, et des critères médicaux stricts seraient imposés. Cette initiative, intégrée à la « Quatrième Stratégie de Réforme Judiciaire », vise à interdire les manifestations publiques de l'identité LGBTQ+ sous prétexte d'« obscénité publique », avec des peines de prison jusqu'à quatre ans pour les cérémonies entre personnes de même sexe.

    Kerem Dikmen, avocat et défenseur des droits humains, souligne que cela annulerait la reconnaissance légale des personnes transgenres. Si la loi est adoptée, elle marquera un recul majeur pour les droits LGBTQ+ en Turquie, exacerbant la marginalisation déjà subie par cette communauté. 

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Cynthia Nixon, l’une des héroïnes de la série Sex & the City, a tenu un discours puissant en public à New York afin de dénoncer les derniers agissements du Président Trump à l’encontre des personnes trans. Celle qui avait annoncé sa candidature à l'élection primaire démocrate pour le poste de gouverneur de New-York en 2018 a toujours militer pour défendre les droits LGBTQI+. Lors d’un tour des hôpitaux, elle a harangué les foules, pour demander qu’ils continuent à donner des soins de santé aux jeunes personnes trans malgré la décision de Trump de les interdire.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Donald Trump a déclenché une nouvelle polémique en partageant sur Truth Social un article accompagné d’une image troublante : un triangle rose barré d’un panneau rouge de prohibition. Ce symbole, utilisé par les nazis pour identifier et persécuter les homosexuels dans les camps de concentration, est largement reconnu comme un marqueur de discrimination anti-LGBTQ+. L’image illustrait un article du Washington Times intitulé « les publicités de recrutement de l’armée ont un aspect bien différent sous Trump », laissant entendre une rupture avec les politiques d’inclusion mises en place auparavant. Une publication qui soulève de vives inquiétudes quant aux messages véhiculés par l’ex-président et son entourage.

    Jean Jacob
    Partager:

  • Une étude de l’Université de Genève (UNIGE) révèle que notre perception de l’homosexualité est influencée par notre genre et nos croyances religieuses, apprend-on dans le quotidien 20 minutes. Les chercheurs ont examiné comment des données scientifiques sur les facteurs biologiques de l’orientation sexuelle sont interprétées par un panel de 300 volontaires, composé d’hommes et de femmes, croyants et non-croyants. Les résultats sont significatifs. Les hommes non-croyants voient leur perception positive de l’homosexualité se renforcer.

    En revanche, chez les femmes, cette perception reste stable. Pour les croyants, surtout les hommes, les données renforcent des avis négatifs préexistants, tandis que celles-ci n’affectent pas les femmes croyantes. Juan M. Falomir-Pichastor, professeur à l'UNIGE, explique que cette dynamique est liée au besoin de différenciation des hommes hétérosexuels. Pour les croyants, ces recherches sont perçues comme des preuves d’anomalie, alors que les non-croyants y voient une affirmation de la diversité sexuelle. 

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Auckland a été le théâtre d'une interruption choquante lors de la parade Rainbow, célébrant la communauté LGBT+, le 15 février. Des membres de la Destiny Church, dirigée par « l'apôtre » Brian Tamaki, ont perturbé l'événement en exécutant un haka, une danse traditionnelle maorie, créant une atmosphère tendue. Cette action controversée a suscité des réactions vives, allant jusqu'à provoquer une intervention du Premier ministre Christopher Luxon, qui a déclaré que les manifestants avaient « franchi la ligne ».

    Plus tôt dans la journée, un événement pour enfants à la bibliothèque de Te Atatū, animé par un drag-king, a également été interrompu par des membres de l'église. Brandissant des pancartes telles que « Non à la propagande Pride », ces manifestants ont forcé leur entrée, provoquant la panique parmi les familles présentes. Une trentaine de personnes, y compris des enfants, ont dû se barricader dans une pièce, et une adolescente a été blessée. Les actions de la Destiny Church, qui prônent des valeurs conservatrices, ont été largement condamnées, incitant la police à ouvrir une enquête sur des allégations d'agression. Brian Tamaki, fier de ses « manifestants anti-woke », continue de défendre son opposition aux LGBT.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Le député travailliste Kevin McKenna a bravement annoncé qu'il vit avec le VIH, lors d'un débat à la Chambre des communes à l'occasion de la Semaine nationale de dépistage du VIH, débutée le 10 février. Son témoignage vise à briser la stigmatisation attachée à ce virus. McKenna, élu de Sittingbourne et Sheppey, a évoqué son parcours personnel et professionnel, mentionnant que la crise du sida l'avait poussé à devenir infirmier. Il a rassuré ceux qui hésitent à se faire tester, affirmant que « vous ne transmettrez pas cette maladie lorsque vous êtes traité » et que vivre avec le VIH aujourd'hui est « banal ». Richard Angell, directeur général de la Terrence Higgins Trust, a salué cette initiative comme un pas décisif pour réduire la stigmatisation, rappelant que le VIH est gérable grâce aux traitements modernes.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Début février, Trump a signé un « executive order » interdisant aux athlètes transgenres de participer aux compétitions sportives féminines aux États-Unis. Intitulé « keeping men out of women’s sports » (« garder les hommes hors des sports féminins »), ce décret s’appuie sur le Title IX, une loi fédérale adoptée en 1972 pour interdire les discriminations basées sur le genre dans le sport scolaire.

    En détournant cette loi, Trump impose désormais le sexe assigné à la naissance comme seule référence, excluant ainsi les femmes transgenres des compétitions féminines. L’ONG Amnesty International a critiqué la décision d’interdire aux personnes transgenres de rejoindre les équipes féminines, la qualifiant de « nouvelle attaque cruelle contre la communauté trans ». 

    Jean Jacob
    Partager:

  • Le concours ultime où le talent, le charisme et l’extravagance s’affrontent sous les projecteurs reprend cette année. Drag king, queen, queer et toute autre forme d’expression drag sont recherchées pour enflammer la scène. Les sélections iront du 29 mars jusqu’à la finale prévue le 23 mai, en présence d’une Guest de Drag Race France.

    Contact et inscription : concoursdrag.arenedesfiertes@gmail.com

    Bruno De
    Partager:

  • Enfévrier, Dreamworks a levé le voile sur les premières images tant attendues de Shrek 5, prévu pour fin 2026. Ce nouvel opus mettra en scène le célèbre couple d’ogres, Shrek et Fiona, avec une fille adolescente, dont la voix sera assurée par la talentueuse Zendaya.

    Toutefois, un détail a retenu l’attention d’Internet : les yeux marrons de l’adolescente, alors que Félicia, l’une des enfants de Shrek et Fiona, avait les yeux bleus dans les précédents films. Cette divergence a suscité trois hypothèses qui excitent la toile : un changement de personnage, des lentilles, ou une éventuelle transformation de genre pour l’un des fils, Fergus ou Farkle. Internet penche largement pour cette dernière option, alimentant un débat sur les questions de genre.

    Depuis ses débuts, la saga Shrek a toujours joué avec les codes du genre. Des personnages comme la tenancière de la taverne, femme trans, et la Marraine la bonne fée, figure féministe, témoignent de cette volonté d'inclusivité. Les films explorent des thématiques d’acceptation de soi, défiant les normes sociétales. Alors que certains pourraient crier au « woke », il est important de rappeler que Shrek, par essence, a toujours été avant-gardiste. Quoi qu’il en soit, la saga continue d’évoluer, et les fans attendent avec impatience de découvrir cette nouvelle facette des aventures des ogres. 

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Un combat, une vie. L'essai Sexe et utopie pour une sexualité radicale tire son essence de treize articles issus de Public Sex, écrits par Patrick Califia. Sa publication par les Editions La Musardine s'inscrit dans un contexte socioculturel où les discours sur la sexualité évoluent rapidement. Cet ouvrage propose une réflexion audacieuse sur la sexualité contemporaine, en interrogeant les normes et les tabous qui l'entourent pour changer. Notre regard sur nos envies et ce que l’on aime.

    Patrick Califia, militant des droits sexuels et de la diversité des genres, invite le lecteur à envisager une sexualité libérée des contraintes patriarcales et hétéonormatives. Dans une interview récente, il déclare : « la sexualité ne peut être réduite à des schémas traditionnels. Il est temps de penser en dehors des cases, d'explorer des formes d'amour et de désir qui nous ressemblent vraiment. » Cette assertion résume parfaitement l'essence de son propos : la nécessité d'une réinvention radicale des pratiques sexuelles. Au fil des pages, l’auteur aborde des thèmes variés, allant du consentement à la polyamorie, en passant par la déconstruction des stéréotypes sexuels. Il souligne que « la sexualité doit être un terrain d'expérimentation et de joie, non un champ de bataille où les individus se battent pour des normes imposées ». Par cette phrase, l'auteur met en avant l'idée d'un espace où chacun peut explorer sa propre sexualité sans crainte de jugement.

    Cet essai intervient à un moment où le mouvement #MeToo a profondément bouleversé les mentalités autour de la sexualité. Califia, lors d'une interview précise : « si l'on veut vraiment changer les choses, il faut aller au-delà des débats moraux et proposer des alternatives concrètes. La sexualité radicale n'est pas une utopie, mais un projet de société. » Cette vision utopique, mais réalisable, est au cœur de son ouvrage. Cette sélection de textes ne se contente pas de poser un diagnostic, il propose également des pistes de réflexion. Patrick Califia évoque l'importance de la communication dans les relations intimes et la nécessité de redéfinir les rapports de pouvoir au sein des couples. Il écrit : « la sexualité doit être un dialogue, un échange où chacun peut exprimer ses désirs sans peur. » Loin de n’être que théorique, Sexe et utopie  est un manifeste pour une sexualité émancipée. Cette œuvre a un impact majeur sur nos émancipations et nous invite à repenser nos désirs tout en envisageant une sexualité qui nous libère, plutôt que de nous enfermer. En ces temps de bouleversements sociaux, Patrick Califia nous rappelle que l'utopie sexuelle est à portée de main, à condition d'oser la revendiquer et de l'incarner.

    Sexe et utopie pour une sexualité radicale, de Patrick Califia, Editions La Musardine, Coll. L’attrape-corps, 222 p., 18€

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager: