
Viktor Orban n’a de cesse depuis son accession au pouvoir de restreindre tout ce qui a attrait à l’homosexualité et au changement de sexe. La culture est à ce titre l’une des premières cibles puisqu’elle est tenue de ne pas en faire la promotion. Force est de constater que parfois, quand ça ne veut pas, ben ça ne veut pas. En effet, en 2023, l’enseigne Lira avait été condamnée à payer une forte amende car l’ouvrage Heartstopper n’était pas emballé comme il se doit, laissant donc la possibilité aux jeunes de découvrir le contenu. Cette infraction à la loi et la pénalité qui a été exigée à la chaine vient de tomber à la suite d’une erreur d’interprétation du texte de loi. En effet, la justice hongroise a remarqué qu’une virgule mal placée changeait la manière de comprendre ce qui était réclamé. En fait, il était requis un emballage fermé que pour les livres « vendus séparément d’autres produits ». Étourderie volontaire ou non, nous ne retiendrons simplement que cette interdiction n’a plus lieu d’être.

Attention aventure en vue ! Le MAIF Social Club, une adresse hybride de la rue de Turenne dans le cœur de Paris mêlant expériences, culture et lieu de vie ouvre son antre à une exposition intitulée Faisons corps du 30 mars au 4 janvier 2025. Pas moins de 14 artistes ont répondu présent à l’invitation qu’il leur a été faite pour raconter les corps.
L'année dernière, la Cour suprême de Russie a qualifié d'« extrémiste » le « mouvement LGBT international », précisant qu'il n'existe pas. De nombreuses descentes dans des clubs gays ont été effectuées afin de persécuter les personnes LGBTQ+.
Un débat intéressant secoue la version française de l’encyclopédie en ligne : faut-il garder les deadnames des personnes trans dans leurs pages ? Il s’agit du prénom assigné à la naissance, ensuite abandonné par une personne trans afin d’en choisir un qui correspond mieux à son identité de genre (le nom en français : morinom). Le débat entre les éditeurs de l’encyclopédie en ligne a pour but de « sonder la communauté sur certains points qui donnent lieu à des guerres d’édition », peut-on lire sur la page dédiée. Le sondage comporte deux autres questions : faut-il utiliser le deadname des personnes trans ? Et si oui, comment, et à quel endroit de la page ? Cette consultation fait suite aux critiques de mégenrage de Wikipédia. Résultat : sur 357 votants, une faible majorité a estimé qu’il faut mentionner le nom de pré-transition dans le résumé introductif.
Après un premier vote du Sénat, l’Assemblée Nationale a approuvé cette loi à l’unanimité des députés présents (331 votants) début mars. Le point le plus important est l’ajout d’une réparation financière : 10 000€ auxquels s’ajouteraient 150€ par jour de privation de liberté.
Le 1er avril prochain, les terrasses estivales rouvriront pour un troisième été sous régime d’autorisation de la mairie de Paris. Celle-ci exige le respect du domaine public en définissant une emprise au sol qui ne peut être dépassée et le respect de la tranquillité publique, à savoir ne pas déranger le voisinage par des tapages, d’où cette heure limite d’exploitation à 22h.
Dénoncer le chemsex en montrant ses dérives, tel est le pitch de cette création.
Jebin et Manu étaient en couple dans une Inde qui a encore du mal à avancer sur les unions de personnes de même sexe. Mais Manu est décédé. Depuis, Jebin lutte pour récupérer son corps afin de lui offrir des obsèques dignes de ce nom. Mais voilà qu’il se confronte à deux blocages de taille. D’une part, nous avons la famille qui refuse de récupérer le corps de Manu, parce qu’il est homosexuel et de l’autre les autorités refusent à leur tour de le donner à son compagnon. La situation est telle que Jebin vient de s’engouffrer dans un dédale administratif et judiciaire pour tenter par tous les moyens inverser le cours des choses puisque la cour du Kerala lui a interdit de procéder à l’incinération de son ami.
Manuel Guerrero Aviña, un ressortissant mexico-britannique de 44 ans vivant depuis 7 ans dans l’Emirat est détenu dans les geôles du Qatar depuis le 4 février parce qu’il est gay. Dans ce pays, où les rapports sexuels entre personnes du même sexe sont criminalisés, la police lui aurait tendu un piège sur l’application Grindr en utilisant un faux profil comme le rapporte le quotidien Le Parisien.
Après le succès de l’exposition à Paris en juin 2023, Munnezza – iel, queer et Amour arrive à la Galerie Éphémère de Montreuil du 9 au 30 mars. Derrière ce titre, une installation qui met en lumière le travail de six artistes queer dont, nouveauté par rapport à la précédente édition, la présence de deux montreuillois.