
Au Maroc, Ibtissame Lachgar, militante féministe et défenseuse des droits LGBTQ+, a été placée en garde à vue dimanche à la suite de la publication d’une photo sur les réseaux sociaux. Sur cette image, elle porte un t-shirt avec l’inscription « Allah is lesbian » (« Allah est lesbienne »), accompagnée d’un texte qualifiant l’islam de « fasciste, phallocrate et misogyne ».
La publication a suscité un tollé, certains internautes appelant à son arrestation. Le parquet de Rabat a déclaré ouvrir une enquête pour « offense à la religion islamique » et a justifié la garde à vue, généralement de 48 heures. La militante, qui subit déjà un cyberharcèlement intense avec des menaces de viol, de mort et d’appels au lynchage, a été condamné à 30 mois de prison ferme et 50 000 dirhams d'amende pour « offense envers la religion et la divinité ».
Cette année, la salon pousse les murs en prenant « possession » de deux lieux queers emblématiques et voisins : la Mutinerie et les Aimant.es. Organisé par Maïc Baxane, on y découvrira dessins, illustrations, sérigraphies, photographies, objets… Avec une attention particulière à la présence de zines et revues auto-éditées. Le fil rouge (et rose et noir) du salon est queer, féministe, transpédégouinepute. Le 28 septembre de 15h à 20h.
La plateforme française ONO accueille Because of Love, le nouveau webtoon de Cyann. L’autrice, déjà remarquée avec Les Ravageurs, signe ici une histoire où la musique accompagne les sentiments et rapproche les personnages.
Une polémique avait grossi à la mi-août à l’annulation de la projection du film Barbie de Greta Gerwig, en plein air dans le quartier du Londeau, à Noisy-le-Sec. Cette déprogrammation faite par le maire communiste était consé-cutive à des menaces d’un groupuscule de jeunes qualifiant l’œuvre de promotion de l’homosexualité et de donner une mauvaise image de la femme. Afin d’éviter qu’« un groupe d’hommes se pose en censeurs moraux », la ville a décidé de caler une nouvelle date de diffusion de l’œuvre cinématographique accompagnée d’un débat. 
Alors que le Mémorial de la Shoah à Paris présente actuellement Auschwitz-Birkenau vu par Raymond Depardon qui a capturé lors de l’ouverture au public des camps en 1979, ce qu’il reste de la plus implacable des machines de mort mise en place par l’homme, le Pôle Média Culture Edmond Gerrer de Colmar propose une exposition gratuite intitulée Homosexuels et lesbiennes dans l’Europe nazie. 
Bienvenue dans le boudoir de Vaslav de Folleterre, créature à paillettes et contre-ténor de choc, qui vous embarque dans une odyssée entre genre et travestissement, lyrique et burlesque. À travers confidences croustillantes, questions existentielles (Kurt Cobain aimait-il secrètement Freddie Mercury ?) et minutes Proust à la clochette dorée, ce spectacle mêle cabaret, philosophie de comptoir poétique et grande voix. Le bel Olivier Normand est seul-en-scène pour faire danser les identités, valser les stéréotypes, accompagné à la shruti box (oui, oui, c’est un vrai instrument, indien, à découvrir). Danseur, chanteur et comédien formé dans les meilleures écoles, il a travaillé avec les plus créatifs et brille depuis 2018, sous les traits de Vaslav, le lettré intello, au sein de la compagnie du cabaret queer Madame Arthur.
Si l’envie vous en dit de découvrir l’histoire du Paris LGBT, la mairie de Paris Centre a lancé lors de la Marche des Fiertés, une carte interactive répertoriant 23 lieux emblématiques des luttes LGBTQ+ dans les quatre premiers arrondissements. Ce parcours historique valorise des sites tels que la place des Émeutes de Stonewall ou la rue Pierre Seel, héros de la résistance homosexuelle.
Après plus d’un an complet à la Nouvelle Seine (Paris), Noam Sinseau débarque pour la première fois dans la cité phocéenne. Entre blagues tranchantes, voguing qui slay et moments de poésie, Noam Sinseau vous embarque dans un voyage unique, de la Martinique à Paris. Identité, émancipation, et paillettes sont au programme dans ce spectacle où Noam casse les codes du genre avec humour et sincérité.
Le temple du street art amarré sur les quais de Seine, Fluctuart présente une carte blanche d’exception à l’artiste JonOne sous forme de rétrospective. Du 11 septembre au 21 décembre 2025, cette exposition met à l’honneur plus de 40 ans d’un parcours artistique marqué par une fusion unique d’abstraction gestuelle et de calligraphie dynamique.
Le 18 septembre, après le show du Royal Tour Drag Race France au Zénith, cap sur Slalom pour une after party KHAOS qui promet de marquer la rentrée avec un line-up explosif : Mami Watta, de retour à Lille, Elips, finaliste plébiscitée par le public. Karmia, So Loïc et Stargirl, figures de la soirée Khaos et de la scène drag lilloise. Côté musique, Margaux59000 et Brigitte Ibiza mèneront les platines jusqu’au petit matin.