
A Douala, quatre hommes ont été contraints de subir des examens anaux après leur arrestation lors d'un raid mené sur les bureaux d'Alternatives Cameroun, une organisation œuvrant contre le sida et pour les droits des LGBT, le 30 septembre dernier. Cette opération a conduit à l'arrestation de 13 personnes et a suscité une vive indignation sur la scène internationale. Le procureur de Douala a ordonné ces examens le 3 octobre, malgré les objections des détenus et de leurs avocats.
Ces examens, largement critiqués par les autorités médicales comme inutiles et considérés comme une forme de torture, avaient pour objectif de « prouver » l'homosexualité des quatre hommes, identifiés comme membres du personnel d'Alternatives, ainsi que d'un adolescent de 17 ans. Au terme de l'examen, le médecin a déclaré ne pas pouvoir déterminer si les détenus avaient eu des relations sexuelles entre hommes.
Bien que les charges contre le jeune homme aient été abandonnées et qu'il ait été libéré, les trois autres, ainsi que Hermine Ngo Ndaptie, responsable du centre d'accueil d'Alternatives, ont été transférés à la prison de New Bell en attendant leur procès prévu pour homosexualité, une infraction passible de cinq ans d'emprisonnement dans le pays.

Dans le cadre de la journée du souvenir trans (20 novembre), une fresque a été réalisée par un-e artiste queer, en partenariat avec l’Arène des Fiertés et le Dancin’. Le travail de Kashink questionne les codes esthétiques et la définition de l’identité. L’artiste se considère comme activiste, pratiquant une forme d’art public. Iel porte quotidiennement une moustache dessinée au dessus des lèvres, comme deux traits d’eye liner. 
Des chants homophobes par des supporters parisiens ont duré environ dix minutes durant le match du 19 octobre opposant le PSG et Strasbourg, malgré les interventions du speaker du stade.La Ligue de football professionnel (LFP) à saisi sa commission de discipline.
La 12ème édition du Prix du Roman Gay s’est tenue cette année au Tango le 7 novembre. Elle a couronné de nombreux auteurs, dans de très nombreuses – et parfois fantaisistes — catégories lors d’une cérémonie sans chichis mais finalement très divertissante. 
Cette commémoration aura lieu le 20 novembre dans le monde entier, en mémoire des personnes assassinées, mais celles aussi poussées au suicide face à la violence transphobe, ou à cause de leur non-binarité. Des rassemblements sont prévus dans la France entière.
A l’occasion de la quinzaine de l’égalité, le centre LGBTQ+ propose une table ronde sur la place des archives dans les différentes luttes. Il est toujours bon d’être sensible à la mémoire communautaire pour ne pas oublier les combats menés.
Après 4 ans au Metronum, le festival le plus joyeux de l’automne prend ses quartiers à la Cabane des Halles de la Cartoucherie.Cette année, la programmation fait la part belle à la musique live et aux sonorités rares. Explorant un large spectre des musiques électroniques, elle vous fera voyager entre des propositions douces et survoltées, pop et expérimentales.
Qui mieux que Cher elle-même pour raconter son incroyable vie. Du haut de ses 78 ans, celle qui depuis sept décennies consécutives trône en haut des charts sort une autobiographie en deux volumes, s’il vous plaît. Il faut bien avouer qu’il faut au moins cela pour se livrer dans les moindres détails. Cher : L'autobiographie passe en revue non sans humour le parcours d’une enfant dyslexique qui voulait devenir célèbre à l’icône de la pop culture que l’on connaît.
Al Pacino a pris une décision marquante concernant son rôle dans le film controversé La Chasse – Cruising (1980) de William Friedkin. Reconnu comme une représentation problématique de la communauté LGBTQIA+ et critiqué pour sa vision cartographique des bars sado-masochistes new-yorkais, Pacino a décidé de reverser l’intégralité de son cachet à des associations LGBTQIA+. Dans son autobiographie Sonny Boy : Mémoires, publiée le 11 octobre, il évoque ses doutes sur le film, qu'il a qualifié de « problématique ». Bien que motivé par un désir de repousser ses limites, il a rapidement regretté sa participation face à l’hostilité et aux protestations durant le tournage. Aujourd'hui, près de 45 ans plus tard, le film est réévalué comme un « film culte », qui, bien qu’imparfait, témoigne d'une époque clé de la culture gay.
La justice brésilienne a rendu son verdict le 31 octobre 2024 dans l'affaire de l'assassinat de Marielle Franco, une élue noire et bisexuelle du conseil municipal de Rio de Janeiro, abattue en 2018. La juge Lucia Glioche a condamné deux anciens membres de la police militaire à des peines de 78 et 59 ans de prison pour ce double homicide.