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  • Nonetheless, le 15e album studio des titans de la pop s'inspire des pionniers queer et des expériences formatrices de Neil Tennant. Le duo évoque ses quatre décennies de musique, sa brouille avec Drake et la raison pour laquelle It's A Sin était « douloureux à regarder ».

    Tennant a révélé publiquement son homosexualité dans le magazine Attitude en 1994, craignant que les Pet Shop Boys ne soient catalogués de manière réductrice comme un « groupe gay ». Dans le magazine NME, il prend du recul sur la culture gay et sa visibilité. Pense-t-il que les choses ont changé ? « Ce que je pense aujourd'hui, c'est que ce que l'on pourrait appeler la culture gay est devenue un courant dominant. Il y a plusieurs années, je suis allé voir Jake Shears dans Kinky Boots à Broadway. Le public était essentiellement hétérosexuel, et lorsque les drag queens sont entrées en scène, ils sont tous devenus fous. Je me suis dit : « wow, tout ça est devenu totalement mainstream » - et je pense que c'est à cause de RuPaul's Drag Race », confie-t-il avant de poursuivre « c'est comme avec la série télévisée It's a Sin », en référence à la série de 2021 d'Olly Alexander, diffusé dernièrement sur France 2, qui a emprunté son nom à la chanson phare des Pet Shop Boys de 1987. « On a l'impression que la communauté hétérosexuelle a enfin fait face à la crise du sida ». Dans cette histoire qui couvre la vie d’une bande de jeunes britannique pendant les années de sida et la confrontation à la mort. « Oh mon Dieu, j'ai trouvé It's a Sin douloureux à regarder », dit Tennant. The Pets ont mis cela dans des chansons à l'époque, puis ils sont passés à autre chose. Mais pour Tennant, revient la douleur d’amis emportés par l’épidémie. Un album qui prend une toute autre symbolique à chaque écoute.

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  • Inclusivité en entreprise : l’évolution en chiffres

    lesbiennes, gay, transgenres, bisexuel.le.s

    L’Association l’Autre Cercle a publié la 4ème édition de son baromètre. On avance dans le bon sens, mais…

    Si 60% des personnes sont aujourd’hui out (+10 points en 3 ans), il reste pas mal de chemin à parcourir à propos de l’homophobie, latente ou visible. Ainsi, si les violences physiques diminuent (10% des interrogés contre 14% en 2021), les violences verbales stagnent : 53% déclarent avoir été insultés ou victimes de remarques.

    Près de la moitié des gays, lesbiennes ou trans n'osent pas parler de leur orientation sexuelle au travail. Un long chemin…

    https://autrecercle.org/barometre-lgbt/

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  • Quel beau nom pour cette première compilation du label Warriorrecors. C’est un florilège aux couleurs du rainbow flag que cet album entièrement curatée par Rebeka Warrior, elle-même. Au menu, 15 morceaux originaux imaginés par 15 artistes provenant d’horizon multiples et toustes issues de la scène queer. L’occasion de se laisser emporter par un flow qui va vous booster. C’est enivrant, punchy et diablement bon. L’occasion aussi de retrouver toute l’ambiance de cet opus au plus près de chez vous avec le RainboWarriors Tour qui fera escale le 1er juin à la Laiterie de Strasbourg, le 7 au Warehouse de Nantes, le 22 au Slalom de Lille ou encore le 23 juin au Large Festival de Marseille. 

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  • Du 14 février au 17 août 2025, la Philharmonie de Paris et le Musée de la Musique consacrent une exposition sur la disco. En qualité de commissaires d’exposition pour nous faire voyager dans ce monde, la crème des experts seront de la partie. Jean-Yves Leloup sera aux côtés de Patrick Thévenin et Marion Challier, la capitaine des expositions temporaires de l’établissement à qui on doit celles sur David Bowie, Django Reinhardt ou encore Jamaica Jamaica sur Bob Markley.

    Quelques petites infos circulent : la bande-son sera assurée par Dimitri From Paris. Cette expo entend approcher le phénomène disco d'un point de vue à la fois musical, culturel, sociétal, sexuel et politique, réunissant de nombreux documents, photos, vidéos, pochettes, instruments, vêtements et œuvres d'art. Un bon sonore, sensoriel et émotionnel dans ce phénomène qui conquit et influença dès le début des années 1970 la planète entière. Encore quelques mois de patience.

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  • Dans ce roman écrit à la première personne, Paul Varjak relate l’histoire d’un gay parisien… La sienne ? La question reste en suspens. Dans ce périple qui nous conduit des années 1970 à aujourd’hui nous remontons le fil de la vie d’un homme partage des moments fondateurs de son existence. On pourra se dire, que c’est un énième livre du genre et que l’on n’y trouvera rien de neuf. Cela serait bien hâtif et malheureux. Tout parcourt est un ajout précieux à la compréhension sociologique de l’homosexualité dans son quotidien.

    Et pour le coup, ce roman dresse le portrait d’un garçon qui dès son plus jeune âge à tout de suite su qu’il était en marge du profil classique mais qui malgré tout va tomber dans les travers d’un couple monotone, muré dans la routine et l’ennui jusqu’à la découverte d’une vie parallèle faite de visite de lieux de dragues et abandons à de nouveaux plaisirs. Construit comme une pièce en 5 actes, ces chroniques progressent dans la dramaturgie d’une vie qui s’avère bien plus atypique qu’il n’y parait. Véritable bouffée d’air, il s’engage sur une nouvelle voie : après 13 ans, il retrouve le célibat à quarante et un ans et s’amuse en multipliant les plans sexuels à la chaîne sans tabou. Ce partage est de l’ordre du chemin initiatique, celui d’une renaissance, d’un déclic. Celui qui libère dans un sens et le construit de l’autre.

    Truffé de références à la culture gay, d’expériences que nous avons vécus, nous l’accompagnons d’un œil goguenard, d’une réflexion légère pour en fin de compte, se rendre compte que ses questionnements entre noir et blanc sont nôtres.

    Qu’est-ce qu’on va faire de toi ? Chroniques d’un gay parisien, de Paul Varjak, Ed. Edilivre, 20€,  302 pages.

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  • En ce début d’année, le nombre de personnes infectées par le Mpox a doublé aux Etats-Unis par rapport à la même période en 2023 annonce vih.org. 511 cas de Mpox ont été recensés aux États-Unis, selon les données des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), contre moins de 300 cas fin mars 2023. Cette résurgence viendrait de la levée de l’état d’urgence de santé publique et d’un protocole vaccinal incomplet chez nombre d’américains. Les experts appellent à renforcer la couverture vaccinale pour prévenir une nouvelle vague épidémique. La vigilance est de rigueur notamment à la veille de la saison des Prides. L’état de Virginie a notamment diffusé une note pour « faire savoir qu’il existe toujours un risque lié à ce virus » et « donner aux gens le temps de se protéger ».

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  • Felicia, Mitzi et Bernadette vont reprendre du service 30 ans après le premier opus du film éponyme. Le réalisateur Stephan Elliott a convaincu les 3 comédiens originaux de rempiler pour une suite : « je ne voulais pas me répéter, alors il m’a fallu beaucoup de temps pour trouver quelque chose, pour réaliser qu’il y avait quelque chose à raconter sur la tolérance », argumente-t-il. Une histoire drôle et touchante, des répliques cultes et de nombreuses récompenses internationales pour le premier, alors le numéro 2 est attendu au tournant. On a hâte !

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  • Après la reine du burlesque Dita Von Teese, la chanteuse Conchita Wurst ou encore l’icône K-Pop Lisa de Blackpink, c’est au tour de Violet Chachki, une figure légendaire de la communauté drag de se glisser au milieu des célèbres Crazy Girls, le temps d’une série de shows étonnants et exceptionnels. Du 24 au 28 juin, la plus glamour des drag queens, célèbre pour avoir remporté la septième saison de RuPaul's Drag Race, sera la toute première showgirl dans un corps masculin à interpréter les tableaux les plus iconiques du spectacle Totally Crazy, tels qu’Attitude, Lay Laser Lay, Scanner ou encore You turn me on, en y ajoutant sa touche personnelle et unique. Le Crazy Horse défie une fois de plus les conventions et floute les frontières entre les genres, démontrant que la performance, l’élégance et l’art n'ont pas de limites.

    Infos et billetterie ici.

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  • L’application de rencontre pour la communauté LGBT la plus connue au monde aurait partagé le statut sérologique de ses utilisateurs avec des agences de publicité. Le propriétaire américain de l’application aurait permis l’accès aux informations privées des utilisateurs, en violation de la loi britannique rapporte The Guardian. Le cabinet d’avocats Austen Hays a déposé le lundi 22 avril une plainte devant la Haute Cour de Londres, affirmant que des milliers d’utilisateurs britanniques de Grindr ont vu leurs informations utilisées à mauvais escient. Jusqu’à présent, 670 personnes se sont portées partie civile et l’entreprise a déclaré que des « milliers » d’autres personnes avaient exprimé le souhait de se joindre à elle.

    Grindr avait annoncé qu’il cesserait de partager le statut VIH des utilisateurs avec des entreprises tierces en avril 2018 après qu’un rapport de chercheurs norvégiens a révélé le partage de données avec deux entreprises.

    En 2021, l’autorité norvégienne de protection des données a infligé à Grindr une amende de plus de 5,5 millions d’euros (10 % de son chiffre d’affaires mondial) pour avoir enfreint le règlement général sur la protection des données.

    Chaya Hanoomanjee, directrice générale d’Austen Hays, qui dirige la plainte, a déclaré : « nos clients ont éprouvé une grande détresse parce que leurs informations très sensibles et privées ont été partagées sans leur consentement. » Un porte-parole de Grindr a rétorqué : « nous nous engageons à protéger les données de nos utilisateurs et à nous conformer à toutes les réglementations applicables en matière de confidentialité des données, y compris au Royaume-Uni. » Affaire à suivre !

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