Forte d’une première date le 22 septembre 2024 à L’Auguste Théâtre déjà « complète », un second rendez-vous a été fixé au 13 octobre, alors ne tardez pas pour aller voir une comédie musicale qui vous entraîne dans les recoins sombres d’un cimetière habité par de drôles de personnages.
Derrière un titre aussi évocateur que Toujours pas morte, on retrouve la drag queen La Poutre qui tente de répondre à une question existentielle et essentielle : « à quoi bon vivre ? ». Un poil dépressif, La Poutre, non convaincue par les réponses que lui apportent les vivants, tente sa chance en se tournant vers les morts. Direction le Père Lachaise. En pénétrant dedans, elle déclenche un compte à rebours impitoyable : elle dispose d’une seule nuit pour trouver sa raison de vivre. Faute de quoi, au lever du soleil, elle sera condamnée à errer dans le cimetière pour toujours. Le temps presse pour trouver sa raison de vivre.
Cette comédie musidrag avec un casting haut en couleur et co-écrit avec Pléiade est le premier événement d’une série de trois spectacles qui auront lieu sur l’année. Ça va envoyer du bois, vous êtes prévenu.e.x.s.
Le Conseil d’État a tranché. Sniffy, la poudre énergisante blanche à sniffer avec une paille, a été formellement interdite à la vente en France. Fin juillet, la ministre démissionnaire de la Santé, Catherine Vautrin, avait demandé la suspension du produit. La société le commercialisant, Power Factory, avait fait un recours dans la foulée.
Avis aux gourmands. On vous parle rarement de nourriture dans les pages de Strobo, mais le livre Tellement Yummy ! nous a terriblement donné l’eau à la bouche que nous voulions le partager avec vous. Carl et Isaac, le couple d’influenceurs fines et belles gueules montréalaises qui a testé sur les réseaux sociaux tout un tas de recettes plus alléchantes les unes que les autres, a compilé ses coups de cœur culinaires dans un ouvrage qui est une véritable invitation gastronomique au voyage.


Depuis le 1er septembre, les personnes de moins de 26 ans peuvent désormais se faire dépister gratuitement sans ordonnance dans les laboratoires d'analyses médicales, pour quatre infections sexuellement transmissibles.
« Je veux du temps, de l’argent, une liberté de mouvement et une liberté de création. Le travail du sexe est une réponse. Le travail du sexe peut être délibérément choisi », écrit Déborah Costes dans son premier roman intitulé Reprendre corps, aux éditions Globe. Rentrer dans ce livre, c’est accepter d’emblée de se prendre à pleine volée une gifle monumentale. Racontée à la première personne, on file la vie de Déborah, une jeune adulte pas encore la trentaine, qui raconte son parcours dans la « puterie », comprenez la prostitution.
Il a fallu demander aux agents de sécurité postés devant le parvis des Droits de l’Homme où se trouvait le rassemblement pour les deux femmes trans assassinées la semaine précédente. Nous sommes le 16 juillet et à moins de deux semaines de l’ouverture des Jeux Olympiques, il n’est en effet plus possible de faire de manifestation sur le parvis du Trocadéro, face à la Tour Eiffel. La manifestation a donc lieu un peu à l’écart, comme nous l’indiquent les agents. Entre 100 et 200 personnes ont répondu à l’appel d’Acceptess T, du PASTT et du Strass pour dénoncer la transphobie et rendre hommage à Geraldine, une femme travailleuse du sexe de 30 ans, originaire du Pérou, assassinée à son domicile du XVIème arrondissement par un client et Angelina, 55 ans brutalement tuée à coups de hache par son ex compagnon à Compiègne. Toutes les deux sont mortes à quelques jours d’intervalle début juillet. Le meurtrier de Géraldine s’est rendu lui-même à la police. Il a expliqué avoir « paniqué » en découvrant que Géraldine était une femme trans. Un argumentaire classique des meurtres homophobes et transphobes, qui ne trompe pas grand monde. D’autres rassemblements ont eu lieu en France avant et après l’événement parisien. Au Trocadéro, la soirée oscille entre moments bouleversants, avec la prise de parole de la mère de Géraldine, venue de Lima, et révolte avec les différentes interventions associatives. Beaucoup rappellent les meurtres d’autres femmes trans, comme Vanesa Campos (en 2018) ou Jessyca Sarmiento (en 2020), toutes deux assassinées au Bois de Boulogne. Et ce ne sont que les cas médiatisés…
Tracks, l’émission d’Arte qui décortique les dessous de la culture pop s’intéresse aux représentations du nu masculin dans l’art. Fort du constat que les nus féminins sont grandement majoritaires dans l’histoire de l’art, les corps masculins sont surtout représentés dans des postures d’action ou de souffrance, pour incarner des valeurs morales et viriles plutôt que pour s’offrir au désir du spectateur. Célia Laborie a rencontré plusieurs artistes et curatrices qui questionnent ces représentations en érotisant le corps masculin dans leur travail. On plonge dans le vif du sujet avec un duo explosif qui redistribue d’emblée les cartes, le photographe Marc Martin et le modèle Mathis Chevalier.
