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  • Le samedi 12 mai, le.la jeune chanteur.se suisse de 24 ans Nemo a remporté l’Eurovision 2024 permettant aux Helvètes de gagner pour la troisième fois la compétition. Déjà hymne queer, l’artiste n’a pas quitté le drapeau non-binaire à laquelle iel appartient offrant une énorme visibilité. Dans 20 Minutes, il explique : « cela a commencé avec la prise de conscience que je suis non-binaire, La principale question était de savoir où est ma place si je ne me situe ni d'un côté ni de l'autre. Je décris toute cette évolution personnelle faite de moments très beaux mais aussi très difficiles ». Un grand bravo !

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  • L’ancien patineur et actuel commentateur sportif pour France Télévisions a déclaré « moi je suis hétéro. Est-ce que c’est une maladie aujourd’hui ? J’ai l’impression que oui.» Habitué des dérapages sexistes, il se cache derrière l’audimat : « grâce aux propos que j'ai pu tenir, on a amené 3 millions de téléspectateurs supplémentaires ». Tout est donc permis, pourvu que ça plaise au plus grand nombre ?! Consternant…

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  • Papacito a été condamné à 5000€ d’amende pour injures homophobes et incitation à la violence le 26 avril. Le youtubeur avait pris part à un conflit de voisinage d’un petit village d’Occitanie dans deux vidéos, en s’en prenant au maire. Il avait décrit un arrêté municipal comme « un polycopié de tarlouzes ». Verbatim : « qu’est-ce qui leur arrivait aux déviants au Moyen-âge, je vais te dire. Ok Google, qu’est-ce qu’on leur fait aux déviants au Moyen-âge. Bûcher, écartèlement, pendaison, décapitation, catapultage ». Le maire de Monjoi a aussi obtenu 4 000 € de dommages et intérêts. La chaîne Youtube du condamné a par ailleurs été fermée.

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  • L comme lesbienne

    Visionnez illico presto L comme Lesbienne sur la plateforme indépendante de contenus queers et féministes on.suzane. Ce documentaire en trois épisodes d’une demie-heure chacun, imaginé par Eve Simonet passe en revue ce qui constitue le parcours des identités lesbiennes. Passionnant à bien des égards, il met en lumière celles qui écrasées par une société hétéronormée et qui ont dû se chercher des repères, se créer des voies pour être qui elles sont avec fierté. Pour donner du corps à ces histoires individuelles, la réalisatrice a sollicité des sociologues qui analysent les faits, parsème de témoignages son récit et fait intervenir des personnalités publiques lesbiennes. Là où l’hétérosexualité semblait être l’unique voie pour une vie heureuse et épanouie, l’attrait de ces femmes pour d’autres femmes a radicalement rebattu les cartes. Trois focus donc pour trois moments majeurs dans la vie des lesbiennes : se découvrir lesbienne et après, s’afficher et s’affirmer en tant que telle et enfin faire famille quand on est un couple de femmes. Une exploration du monde lesbienne qui ne fait pas dans la dentelle, abordant sans concession les charges dont elles sont les cibles. Elles ne laissent rien passer à leurs détracteurs, chaque fait et geste se veut militant, revendicatif donc forcément politique.

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  • Ce qui fut à une époque le Thermik, puis les Souffleurs vient de raccrocher. Enième lieu à baisser le rideau dans le Marais, cette adresse discrète en journée, rameutait toute la scène queer alternative la nuit venue. Espace étriqué en apparence, mais à l’esprit ultra ouvert, on venait boire des verres, refaire le monde, explorer de nouvelles sensations, se déhancher jusqu’à plus d’heures dans la cave voûtée où la chaleur humaine vous laissait un goût de plaisir infini.

    Quant au Bar’Ouf, le bar lesbien de la rue Saint Martin qui proposait des apéros-concerts, des expositions et des jeux de société et bien d’autres activités, il vient lui aussi à son tour de fermer ces portes. En guise de clap de fin, une soirée dansante pour une dernière fois, faire vibrer cette aventure humaine, lieu d’échange unique où les filles se sentaient comme à la maison. Merci pour ces moments. 

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  • Le 4 avril, les éditions Gallimard publient Heliogabale, une pièce inédite en 4 actes de Jean Genet. Le manuscrit de ce drame jamais monté sur scène sort des oubliettes, 80 ans plus tard. Jamais publiée, cette création écrite lors de son séjour en prison de Fresnes en 1942 pour vol de livre dans la librairie Stock.  Il n’a que 31 ans et parmi ces premiers écrits, on constate que celui-ci est une recherche, il tâtonne sur le vocabulaire, le style. Il nous présente les dernières heures de Héliogabale, un jeune prince romain assassiné. Jean Genet joue sur les thèmes qu’il affectionne avec un lyrisme incomparable : homosexualité, travestissement, réprobation et déchéance. Il magnifie l’abject. Un écrit qui en apparaissant de la Houghton Library de Harvard pose les bases de la légende qu’il se construit. Le génie de Genet à l’état pur.

    Héliogabale, de Jean Genet, ed. Gallimard, 15€, 112 pages.

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  • Dis maman,...

    Single Mother, de et avec Muriel Habrard donne le tournis ! Celui que tout parent connaît parfaitement lorsque l’on s’occupe d’un enfant. Entre les lessives, les devoirs, les sorties, les baby-sitters à trouver fissa, la vie est une tornade permanente. Encore plus lorsque la mère est seule à élever sa fille et que celle-ci pose des questions pour comprendre pourquoi il manque quelqu’un à la maison. Là, la situation se complique autant pour l’une que pour l’autre. Que répondre ? C’est le cas de Maman Muriel qui se livre à nous avec poésie car c’est magique tout de même de s’occuper de son enfant, mais non sans humour quand la situation nous échappe et que des idées d’abandon notamment viennent frapper à la porte de votre caboche. C’est sans compter sur la notion de couple au féminin qui vient s’inviter dans cette tournoyante mise en scène. Là on l’on voudrait appuyer sur pause le temps de souffler, rien n’y fait. Délicieux et tonitruant, Single Mother titille nos limites, gratte là où ça fait mal et réveille en nous nos instincts les plus grégaires. Une heure de bonheur intense qui vous emporte avec brio. Derrière cette aventure, c’est aussi une équipe exclusivement féminine qui s’est attelée à faire résonner comme une évidence les affres de toutes familles monoparentales

    Infos ici.

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  • Fou ou folle ?

    Tous les mercredis au théâtre de l'Essaïon à Paris, dans le Marais, jusqu'au 26 juin, Laurent Viel interprète L'Homme Femme.

    Après avoir chanté Brel et Barbara, il nous invite à un voyage émouvant en 14 morceaux qui parlent de son cheminement dans la vie. Ce tour de chant très personnel aborde des moments qui ont été constitutifs de la personne qu’il est aujourd’hui. Son enfance, sa sexualité, ses amours, il en fait un terreau fertile et touchant pour une quête autour de son identité et de son genre. Sa voix profonde donne à ces textes une teinte encore plus touchante. C'est du grand art que cette performance de Laurent Viel. Il met en exergue le parcours commun de nombre de personnes LGBTQIAP+ en quête de soi. Et avec magie et quelques pointes d’humour, une bonne dose de frissons et des larmes au fond des yeux, il offre un moment déchirant sur ce que cela signifie être homosexuel aujourd’hui en 2024.

    Infos ici.

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  • Alors que se tient le Brussels international fantastic film festival (BIFFF), le dernier film de Rose Glass avec Kristen Stewart, intitulé Love lies bleeding, a été émaillé de propos misogynes et lesbophobes. L'événement est survenu le samedi 13 avril. Présenté dans le cadre de ce festival par le distributeur Searchers, ce film explicitement « lesbian friendly » a fait se déplacer un public féminin mais pas que. Parmi elles, des hommes qui sont venus voir un film lesbien mais avec de mauvaises intentions. On entend des « sales gouines », « elle aime ça la bite », « ta gueule sale pute », les insultes fusent et s’accompagnent de beurks lors des scènes d’amour, décrivent des spectatrices sur les réseaux sociaux. Des femmes lesbiennes quittent par dizaines la salle et essaient, choquées, de faire arrêter la projection du film. Mais rien n’y fait, le film reprend. Les organisateurs du BIFFF ont déclaré sur leur site internet que « les événements qui se sont déroulés lors de la séance sont inadmissibles et ne reflètent en aucun cas l’esprit libertaire du festival. Nous n’acceptons PAS les commentaires misogynes, homophobes, lesbophobes, transphobes, racistes, ni aucune autre forme de discrimination, de harcèlement, de honte ou de violence, physique ou verbale, ni aucune forme d’insulte. »

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  • Le comité organisateur a voulu faire du parcours de la flamme olympique un long moment de joie, de fierté, mais aussi d’inclusivité et de tolérance. Ainsi, les drag-queens Miss Martini à Marseille, Nicky Doll en Arles, mais aussi Rémy Fréjaville, champion du monde de football gay, ont été choisi.e.s pour porter le flambeau, faisant grincer des dents ici et là.

    A Paris, des tombereaux d’insultes se sont abattus sur les réseaux sociaux après l’annonce du choix de la drag queen Minima Gesté. La mairie a signalé à la procureure de Paris des propos qu’elle estime potentiellement constitutifs du délit d’injure publique à caractère homophobe ou transphobe. 

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