
Aux États-Unis, l’administration Trump a été contrainte de restaurer plus d'une centaine de pages et de bases de données de santé publique concernant la communauté LGBTQ+, après plusieurs mois de bataille judiciaire.
En janvier, peu après son entrée en fonction, Donald Trump avait signé des décrets visant à éliminer toute référence à « genre » et à « diversité » dans les documents fédéraux, entraînant la suppression de nombreux outils et rapports liés à la santé sexuelle, à la grossesse ou à l’addiction. Cette décision avait suscité la protestation d’organisations médicales et associatives, rappelant que ces données étaient vitales. La justice fédérale a récemment ordonné la réintégration de ces ressources, dans le cadre d’un règlement obligeant l’État à remettre en ligne ces contenus dans les semaines à venir. La victoire est perçue comme un revers pour l’administration Trump, accusée de vouloir invisibiliser les personnes LGBTQ+. Cependant, le gouvernement affirme continuer à œuvrer contre ce qu’il qualifie d’« idéologie radicale de genre », laissant craindre de nouveaux affrontements sur la reconnaissance des droits et de l’identité des minorités sexuelles et de genre.
Cette année, la salon pousse les murs en prenant « possession » de deux lieux queers emblématiques et voisins : la Mutinerie et les Aimant.es. Organisé par Maïc Baxane, on y découvrira dessins, illustrations, sérigraphies, photographies, objets… Avec une attention particulière à la présence de zines et revues auto-éditées. Le fil rouge (et rose et noir) du salon est queer, féministe, transpédégouinepute. Le 28 septembre de 15h à 20h.
Warner Music France a lancé Outloud durant le mois des fiertés, un concours musical dédié à la scène queer, pour renforcer la visibilité des artistes LGBTQI+. Ouvert jusqu'au 31 août, il vise à soutenir la créativité LGBTQ+ en offrant la signature d’un contrat avec Warner, maison de Madonna ou Charli XCX. 
Au Maroc, Ibtissame Lachgar, militante féministe et défenseuse des droits LGBTQ+, a été placée en garde à vue dimanche à la suite de la publication d’une photo sur les réseaux sociaux. Sur cette image, elle porte un t-shirt avec l’inscription « Allah is lesbian » (« Allah est lesbienne »), accompagnée d’un texte qualifiant l’islam de « fasciste, phallocrate et misogyne ».
Si l’envie vous en dit de découvrir l’histoire du Paris LGBT, la mairie de Paris Centre a lancé lors de la Marche des Fiertés, une carte interactive répertoriant 23 lieux emblématiques des luttes LGBTQ+ dans les quatre premiers arrondissements. Ce parcours historique valorise des sites tels que la place des Émeutes de Stonewall ou la rue Pierre Seel, héros de la résistance homosexuelle.
Alors que le Mémorial de la Shoah à Paris présente actuellement Auschwitz-Birkenau vu par Raymond Depardon qui a capturé lors de l’ouverture au public des camps en 1979, ce qu’il reste de la plus implacable des machines de mort mise en place par l’homme, le Pôle Média Culture Edmond Gerrer de Colmar propose une exposition gratuite intitulée Homosexuels et lesbiennes dans l’Europe nazie. 
Une polémique avait grossi à la mi-août à l’annulation de la projection du film Barbie de Greta Gerwig, en plein air dans le quartier du Londeau, à Noisy-le-Sec. Cette déprogrammation faite par le maire communiste était consé-cutive à des menaces d’un groupuscule de jeunes qualifiant l’œuvre de promotion de l’homosexualité et de donner une mauvaise image de la femme. Afin d’éviter qu’« un groupe d’hommes se pose en censeurs moraux », la ville a décidé de caler une nouvelle date de diffusion de l’œuvre cinématographique accompagnée d’un débat.
La plateforme française ONO accueille Because of Love, le nouveau webtoon de Cyann. L’autrice, déjà remarquée avec Les Ravageurs, signe ici une histoire où la musique accompagne les sentiments et rapproche les personnages.
Bienvenue dans le boudoir de Vaslav de Folleterre, créature à paillettes et contre-ténor de choc, qui vous embarque dans une odyssée entre genre et travestissement, lyrique et burlesque. À travers confidences croustillantes, questions existentielles (Kurt Cobain aimait-il secrètement Freddie Mercury ?) et minutes Proust à la clochette dorée, ce spectacle mêle cabaret, philosophie de comptoir poétique et grande voix. Le bel Olivier Normand est seul-en-scène pour faire danser les identités, valser les stéréotypes, accompagné à la shruti box (oui, oui, c’est un vrai instrument, indien, à découvrir). Danseur, chanteur et comédien formé dans les meilleures écoles, il a travaillé avec les plus créatifs et brille depuis 2018, sous les traits de Vaslav, le lettré intello, au sein de la compagnie du cabaret queer Madame Arthur.
Attention ovni théâtral. Le Théâtre Public de Montreuil accueille Woke, un spectacle audacieux mis en scène par Virginie Despentes du 29 septembre au 2 octobre. Douze interprètes et quatre auteur·rices, dont la romancière elle-même, donnent vie à cette création en forme d’ode à la résistance, à la joie et à l’altérité. La pièce, première mise en scène de Despentes, a été coécrite avec Julien Delmaire, Anne Pauly et le philosophe Paul B. Preciado. Elle explore le réenchantement du réel par la création, dans un contexte d’oppression généralisée, où les artistes deviennent des activistes de la liberté. Sur scène, quatre doubles fictionnels incarnent des avatars, muses ou démons de ces auteur·rices, en quête de leur imaginaire. La troupe, issue du théâtre expérimental, du cabaret ou du cinéma underground, déploie une énergie jubilatoire, déjouant la neutralité théâtrale pour mieux dynamiter les codes.