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  • Lucie Castets, candidate du Nouveau Front Populaire pour Matignon, a fait son coming out dans les colonnes de "Paris Match" au cœur de l’été. Globalement peu commentée, cette déclaration aura malgré tout fait l’objet de quelques remarques, comme celle de l’ancienne ministre Nathalie Loiseau, qui montrent que les personnalités politiques LGBT ne sont pas encore tout à fait acceptées en politique.

    Les coming outs en politique ne sont pas encore un non-événement. Dans l’été, Lucie Castets candidate du Nouveau Front Populaire pour le poste de Première ministre, a révélé son homosexualité dans les colonnes de Paris Match : « Je souhaite trouver un équilibre entre protéger ma famille, ma femme et notre enfant, et dire qui je suis », explique-t-elle. La déclaration de la haute fonctionnaire aura finalement suscité peu de commentaires. Mais il s’est trouvé quelques grincheux pour faire des remarques déplacées, sinon homophobes. Outre une tribune du Point où Brice Couturier a expliqué sur une page entière qu’on se foutait de ce coming out, on retiendra le tweet de Nathalie Loiseau, ancienne ministre chargée des affaires européennes dans le gouvernement d’Edouard Philippe et aujourd’hui députée européenne (Horizons). « Pour moi, la politique passait par la discrétion sur soi-même, le service des autres et le passage par l’élection. Mais ça, c’était avant. Je dois être très très old school », a-t-elle écrit le 8 août. 

    « Old-school… « ou homophobe ? », lui a répondu la députée écolo de Paris Sandrine Rousseau.  « Si les imbéciles qui répètent qu’on fait son coming out médiatique pour faire parler de soi étaient exposés au dixième des insultes qu’on subit quand on franchit ce pas, ils changeraient d’avis assez vite… », a ajouté le sénateur communiste Ian Brossat, qui est gay. 

    La discrétion ne vaut que pour les homos

    Sur X, les autres usagers du réseau social ont pu rappeler à Nathalie Loiseau qu’elle avait posé pour les photographes avec son mari, et que le président sous lequel elle a servi n’a jamais hésité à mettre en scène son couple en Une de Paris Match par exemple. Comme d’innombrables personnalités politiques avant (et après) d’ailleurs. La discrétion, comme souvent, ne semble valoir que pour les homos.

    A l’accusation d’homophobie de Sandrine Rousseau, la députée européenne a répondu : « Sandrine Rousseau, ça se passe bien les accusations gratuites ? Tranquille, au frais ? Vous essentialisez Lucie Castets en la réduisant à son orientation sexuelle. Pas moi. Drôle de façon d’essayer de réunir les Français. Pas la mienne en tous cas. »

    On pourra rétorquer que Lucie Castets ne cite pas le nom de sa femme, ni celui de son enfant. Elle n’a pas fait d’apparition publique avec eux ou organisé de séance photo pour la presse. C’est donc bien la mention de son orientation sexuelle qui gêne.

    Deux personnes LGBT de suite à Matignon ?

    Lucie Castets, 37 ans, est directrice des finances et des achats à la ville de Paris. Inconnue du grand public il y a encore quelques semaines, elle a été désignée candidate au poste de Première ministre par les quatre partis du Nouveau Front Populaire, dont la coalition est arrivée en tête au second tour des élections législatives de juin. Si jamais elle était désignée à la tête d’un gouvernement cela ferait une deuxième personne LGBT de suite à ce poste, Gabriel Attal étant ouvertement gay et ce serait la première femme lesbienne. Mais nous n’y sommes pas encore. 

    Vendredi 5 septembre, le président de la République a nommé Michel Barnier à Matignon, ce que beaucoup qualifient d’abus de pouvoir et de déni de démocratie. Il a ensuite posé en Une de Paris Match avec son épouse sans que Nathalie Loiseau ou Le Point trouvent à y redire. CQFD.

    Photo: Wikipedia

    Cet article a été publié dans Strobo n°34

    Xavier Héraud
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  • Le comité Miss T PACA Embassy lance son premier concours régional afin d’élire ses deux représentant.e.s au concours national. Emma Guérineau, l’organisatrice, le veut comme « militant et valorisant », au-delà du cliché de la beauté et de la jeunesse.

    Aucun critère médical (traitement/opération), ni d’état civil n’est demandé : « vous devez juste faire état de votre transidentité au quotidien et de votre engagement envers la communauté », et bien sûr résider en Provence-Alpes-Côte d’Azur. L’élection aura lieu en novembre. Dossier à envoyer jusqu’au 30 septembre.

    Infos : misstpaca.embassy@gmail.com

    Bruno De
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  • Un de plus. Le 11 juillet dernier, l’Agence France Presse qui a pu consulter le compte rendu officiel d’un conseil des ministres Burkinabé nous informe d’un projet de loi interdisant l’homosexualité. Jusqu’à présent, celle-ci n’était absolument pas dans le collimateur des autorités. Mais depuis qu’une trentaine de pays africains prennent des lois discriminatoires à l’attention de la communauté LGBTQI+, il semblerait que les pays les plus ouverts du continent prennent la même direction. Le régime militaire à la tête du pouvoir au Burkina Faso en est l’exemple.

    Le quotidien Libération explique que la Présidence a adopté un décret pour un nouveau Code des personnes et de la famille (CPF) qui « consacre l’interdiction de l’homosexualité ». Un premier pas contre les personnes de mêmes sexes avait été franchi lorsque « le Conseil supérieur de la communication, l’organe régulant les médias, avait décidé d’interdire de diffusion les chaînes de télévision faisant la promotion de l’homosexualité » en août dernier. C’est maintenant l’homosexualité dans sa globalité qui est ciblée. Même si le texte ne précise pas les sanctions encourues, le texte doit passer devant les députés pour validation.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le pays serait en train de réfléchir à une proposition de loi pour punir l’homosexualité de 10 ans de prison. Si la plus lourde peine est réservée aux adultes, les enfants sont aussi la cible de cette proposition discriminatoire puisque à partir de 10 ans, ils seront emprisonnés 3 ans et ceux qui ont entre 16 et 18 ans le seront pendant 6 ans. Cette démarche en vue de réprimer au plus haut de l’état l’homosexualité, semble suivre la voie empruntée par des nombreux autres pays africains.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le plus célèbre couple de manchots du monde n’est plus. Sphen est mort au début du mois, juste avant son 12e anniversaire, a annoncé jeudi l'aquarium Sea Life de Sydney, une longue vie pour un manchot Gentoo en captivité qui peut vivre jusqu'à 13 ans. Pour faire face à la perte de son compagnon, Magic, 8 ans, a été amené sur le corps de Sphen « pour qu'il comprenne que son compagnon ne reviendrait pas », a déclaré Richard Dilly. Sphen et Magic ont accédé à la célébrité en 2018 lorsqu'ils ont commencé à ramasser des cailloux pour créer un nid et sont devenus presque inséparables, régulièrement vus en train de se dandiner et de nager ensemble. Le duo est resté ensemble pendant près de six ans et a commencé à agrandir sa famille peu de temps après. Ils ont coparenté deux poussins, Lara, en 2018, et Clancy en 2020. Ils ont permis de mettre en évidence les liens homosexuels chez les animaux, y compris les oiseaux, qui depuis ont été largement documentés, selon les experts, et se manifestent souvent par le désir du couple d'élever conjointement une progéniture.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Dans les pages du Washington Post publié le 27 juillet 2024, on apprenait que Jeffrey Burrill, un prêtre catholique américain, poursuivait l’application de rencontres gay Grindr. En effet, il fait partie de ses nombreux utilisateurs qui ont vu leurs données vendues.

    Selon les informations, celles-ci auraient été achetées par une organisation catholique aux Etats-Unis, qui a permis ensuite à celle-ci de rendre public l'identité des prêtres gays dans les journaux.

    Les profils des ecclésiastiques révélés, l’Église les a congédiés. Sorte de chasse aux sorcières modernes et de mise au bûcher, bien que religieux, les plaignants ont fait appel à la justice pour divulgation d’informations personnelles.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le bar Les Souffleurs ayant fermé ses portes, il faut noter son remplacement par Les Souffleuses. Changement de logo, un coup de propre sur les murs et on repart pour un tourr avec du bon son électro à la sauce happy. Soutenez ces initiatives humaines en leur rendant visite, dans ce Marais LGBTQ+ qui devient malheureusement peau de chagrin… 18h-2h, tous les jours.

    7 rue de la Verrerie, 75004 Paris.

    Bruno De
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  • La session estivale du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, qui s’est terminée le 12 juillet à Genève, a mis en lumière une offensive conservatrice, principalement orchestrée par la Russie et des pays majoritairement musulmans, visant à supprimer des termes protégeant les droits et les minorités sexuelles et de genre.

    Malgré des tentatives de modification, de nombreuses résolutions sur ces sujets ont été adoptées. Les amendements proposés par la Russie, qui souhaitait éliminer des références au « genre » et l’« autonomie corporelle », ont été largement rejetés. Les représentants occidentaux ont manifesté leur inquiétude face à ces tentatives.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • France : Record de Marches en 2024

    lesbiennes, gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer

    L’été s’en va, la saison des Fiertés 2024 aussi. Il reste encore quelques occasions de défiler : Le 14 septembre à Limoges et Saint Nazaire, le 28 à la Roche-sur-Yon et Pau et le 12 octobre à Chambéry. Au total, plus d’une centaine de Marches a été organisée en France métropolitaine, chiffre record. Et on continuera à battre le pavé en 2025 !

    Bruno De
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  • Dans ce bar niçois, en plus de profiter de DJ sets, on peut aussi se cultiver grâce à des expos temporaires. Jusqu’au 7 novembre, la photographe Amandine André expose ses œuvres urbaines, réalisées au gré de ses voyages.

    RamDam, 3 rue Lascaris,  06300 Nice.

    Bruno De
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