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  • Pierre Maillet réveille les fantômes d’Edith et Edie Bouvier Beale dans un écrin nocturne et queer : le mythique club Reno Sweeney. Adaptée de l'œuvre de Sara Stridsberg, cette pièce dissèque la relation fusionnelle et punk de ces « anges déchus » de l'aristocratie américaine. Recluses dans leur manoir délabré, mère et fille transforment leur misère en acte de résistance subversif.

    ntre travestissement, poésie trash et autodérision, ce spectacle célèbre la marginalité comme une forme d'art. Une plongée vertigineuse dans l’arrière-salle d’un cabaret, où l’excentricité devient l'ultime rempart contre la ruine, le tout en musique ! Un rendez-vous flamboyant et enlevé.
    Edith Beale au Reno Sweeney, du 19 au 31 mai 2026, Théâtre du Rond-Point, Paris.

    Luc Biecq
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  • Fini la peur de retourner « au placard » pour ses vieux jours. Zurich va devenir la première ville suisse à créer un immeuble d’habitations destiné aux personnes âgées LGBTQIAP+. Cette crainte avérée de devoir taire son orientation sexuelle dans un établissement classique n’aura plus lieu d’être dans ce lieu porté par la structure locale QueerAltern.

    Ce projet de résidence répondra aux réalités spécifiques du vieillissement de la communauté en offrant un cadre inclusif, avec des appartements pensés pour garantir confort et suivi de soins approprié, le tout en permettant à chacun de rester pleinement soi-même.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Sensuel, voire érotique, le tango n’est plus réservé aux couples hétéros. Au-delà de la légende (fausse) qui veut qu’à l’origine, il se dansait entre hommes, la version queer libère la danse des rôles traditionnels homme-femme.


    L’association Polychromes propose de s’initier chaque mercredi à la Casita (19h30-21h). En double rôle, chaque danseur·se apprend à guider et suivre, et peut changer de rôle à tout moment. Cette pratique se veut donc inclusive, ouverte à toutes les identités, créative avec moins de codes figés, égalitaire sans hiérarchie. Carlos Gardel n’a qu’à bien se tenir !
    8 rue Gaston Charbonnier
    Contact : Pierre-François au 06 14 86 0411

    Bruno De
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  • À Paris, le sport de combat fait sa mue avec Neo Fighting Club, un espace dédié au MMA, à la boxe et au Grappling qui place la bienveillance au centre du ring. Bien plus qu’une salle de sport, ce club se revendique fièrement transfriendly et inclusif, offrant un véritable safe space pour les personnes LGBTQIA+ et leurs allié·es.

    Loin de l’image parfois intimidante des clubs de boxe traditionnels, Neo Fighting Club mise sur une pédagogie adaptée à tous les corps et tous les niveaux. Ici, l'objectif est double : maîtriser la technique tout en garantissant un environnement sans jugement ni discrimination.

    Des entraînements réguliers permettent de développer force et confiance en soi dans une ambiance électrique et solidaire. Un nouveau bastion de la diversité où l'on vient pour boxer, mais surtout pour être soi-même.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Paris n’est pas l’Ile-de-France. La région manque cruellement de structures d’accueil locales dans les départements de la petite et grande couronne. 
    3 initiatives tendent à y remédier :
    • à Evry-Courcouronne (91), une permanence d’accueil mensuelle a été mise en place par le centre parisien, en collaboration avec la mairie et l’association Fiert’Essonne. Chaque premier jeudi du mois (10h-13h), information et aide sont apportées au Point Justice (10 rue du Marquis des Raies). instagram.com/associationfiertessonne

     

     

     

     


     A Nanterre, le centre LGBT+ du 92 vient d’ouvrir ses portes. La Boussole dispose d’un local et a mis en place un programme d’accueil et d’activités hebdomadaires a retrouver sur instagram.com/laboussole_92

     

    A Saint Denis (93), le Queer Lieu propose des activités chaque jeudi, samedi et dimanche à la Bourse du Travail. Il se veut un « tiers-lieu écolo et inclusif » et un « endroit safe et chaleureux pour chacun·e, pleinement ouvert sur la ville et ses habitant·es ».
    www.lequeerlieu.fr

    Bruno De
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  • Le sport féminin ferait-il un bond en arrière de 30 ans ? À l’approche des Jeux olympiques de Los Angeles 2028, le retour des tests de féminité dans le sport de haut niveau suscite une vague de critiques en France et à l’international. Près de 70 associations et organisations de défense des droits humains ont signé un communiqué commun pour dénoncer cette éventualité. Selon plusieurs médias, le Comité international olympique (CIO) envisagerait d’imposer des tests génétiques pour autoriser la participation aux épreuves féminines. Une hypothèse perçue par ses détracteurs comme une régression majeure.
    Des associations, comme Stop Homophobie, alertent sur un dispositif jugé discriminatoire et intrusif. Le Club des juristes rappelle que ces contrôles, déjà très controversés par le passé — abandonnés progressivement après les Jeux d’Atlanta en 1996 — reposent sur une définition strictement biologique du sexe, susceptible d’exclure et de stigmatiser certaines athlètes.
    Dans le viseur : les personnes transgenres et intersexes, qui pourraient être exclues de certaines compétitions. Le débat est d’autant plus vif que ces pratiques ont été abandonnées en raison de leurs dérives et de leurs effets délétères sur les sportives concernées. Pour les opposants, leur réintroduction au nom de l’équité sportive traduirait un retour à des logiques de suspicion, au détriment de la dignité et de l’inclusion. À ce stade, aucune décision officielle du CIO ne confirme la mise en place de tels tests. Certains observateurs évoquent toutefois un durcissement global des politiques sportives internationales, dans un contexte marqué notamment par les prises de position de responsables politiques, dont Donald Trump, qui a annoncé vouloir exclure les athlètes transgenres du sport féminin aux États-Unis.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • On a vu les choses en grand pour cette 30ème année de fierté ! Outre la Marche des Fiertés, qui aura lieu samedi 30 mai, 2 semaines plus tôt sur la Placette Munich (16 mai), le Village des Fiertés combinera pique-nique, stands associatifs, performances sur scène et même une course en talons !

    Vous en voulez plus ? Du 16 mai au 19 juin, le festival des Fiertés aura lieu Cour Mably et même hors les murs. La Marche en elle-même sera suivi d’un after Pride XXL.
    Infos : facebook.com/girofard.bordeaux

    Bruno De
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  • Après 13 ans de bons et loyaux service, Eric a définitivement fermé les portes de ce haut lieu de la fête queer toulousain le 11 avril dernier. Une larme pour les souvenirs, puis un sourire pour l’avenir, puisque l’équipe a repris la destinée du Bear’s il y a 4 ans déjà, sans le vider de sa moelle, bien au contraire.

    Des apéros aux shows, en passant par des Dj sets et même un after le week-end, ce club accueille aussi les associations locales LGBT pour leurs événements mensuels.
    44 boulevard de la Gare
    instagram.com/bears.toulouse

    Bruno De
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  • Selon un sondage IFOP, les deux partis extrêmes se hissent en tête des intentions de vote des LGBT+ aux présidentielles : Bardella 27%, Mélenchon 25%, soit 10 à 15 points de plus que lors du dernier sondage de 2022. 56% des personnes LGBT+ interrogées affirment être de gauche, contre 44% de la population française, le RN recueillant 10 points de moins que dans l’ensemble de l’hexagone.

    Si LFI ne représente pas un danger pour les droits LGBT+ et pouvant se targuer d’un certain progressisme, du côté du RN, on en est loin. IVG, thérapies de conversion et autres sujets fondamentaux, le parti d’extrême-droite ne s’est jamais distingué par ses positions progressistes au niveau sociétal. Et ce n’est pas en usant de grossiers coups de com’, comme se targuer d’avoir le plus grand nombre de députés LGBT+ ou comparer Marine Le Pen à Mylène Farmer, qui changeront le fond idéologique…

    Bruno De
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  • L’élection de Dominik Krause à la tête de la capitale de la Bavière est un double symbole historique. En plus de devenir, à tout juste 35 ans, le 1er maire écologiste de la ville de Munich après 42 ans aux mains du SPD, l’édile est ouvertement gay. Celui qui se surnomme « Bürgaymeister » a remporté le second tour avec 56,4 % des voix après une remontée fulgurante entre les deux tours, alors qu’il plafonnait au premier tour à 29,5 %. Une campagne sur les réseaux sociaux ultra-active autour des transports et des logements semble avoir fait la différence.

    Les larmes aux yeux, il a remercié les Munichois de leur confiance au soir de sa victoire et en a profité pour embrasser face caméra son compagnon, Sébastien Müller, avec qui il est fiancé depuis 2024, en déclarant : « l'amour de ma vie, sans qui tout cela n'aurait pas été possible. » Une élection qui dame le pion aux homophobes et démontre l’ouverture d’esprit de l’une des villes les plus importantes d’Allemagne.

    Julien Claudé-Pénégry
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