Thèmatiques
Articles | Brèves
  • Le futur ex quartier gay de Paris (!) n’en finit pas de se transformer en centre commercial de luxe à ciel ouvert. Désormais, en lieu et place de l’Open café, un des premiers bars gays de la zone dans les années 80, se tient une boutique de chaussures, tout comme Doc Martens qui a remplacé la librairie les Mots à la Bouche. Ce n’est pas que la vie communautaire qui en prend un coup, puisque de nombreux commerces de bouche disparaissant, c’est la vie d’un village qui s’éteint à petit feu. Spéculation immobilière et désintérêt des plus jeunes pour une sociabilité « en réel » auront-ils la peau du Marais ?

    Bruno De
    Partager:

  • Le torchon n’en finit pas de brûler entre Nicolas Noguier, fondateur du Refuge, et son actuel conseil d’administration. Après avoir été écarté de la direction de cette association créée en 2010 et devenue fondation, il a été mis sous contrôle judiciaire, notamment suite à plusieurs accusations d’agressions sexuelles. Il participe actuellement à la gestion courante de l’association Famille au grand cœur qui aide les migrants LGBTQIA+. D’un autre côté, il soutient les employés renvoyés depuis son départ, dont deux ont gagné leur procès aux Prud’hommes pour licenciement abusif.

    Bruno De
    Partager:

  • Entre juin et juillet, à Toulouse, 10 individus interpelés, 2 autres à Compiègne (dont 8 mineurs au total) : ce serrage de vis intervient dans la foulée de la fermeture du site Coco, fréquemment utilisé pour des agressions à caractère homophobe.

    Ils donnaient rendez-vous à leurs victimes dans des lieux isolés pour les violenter et les extorquer, certains filmant leurs méfaits pour les diffuser sur les réseaux sociaux.

    On ne saurait que prôner la méfiance aux adeptes de ce type de rencontres fortuites. 

    Bruno De
    Partager:

  • Le délégué berlinois à la cause queer s’est rendu à Leipzig pour la CSD. Après le défilé de néonazis lors de la manifestation du Christopher Street Day (CSD) à Bautzen, en Saxe, sa présence marque un soutien et une solidarité pour la scène gay et lesbienne locale. Plus de 1000 personnes ont participé au cortège de la CSD de Bautzen.

    En parallèle, environ 680 personnes du camp d'extrême droite et de groupes néonazis se sont rassemblées. La police a tenu les deux manifestations à distance l'une de l'autre. La police a saisi des cagoules chez des manifestants d'extrême droite et a fait savoir que des «slogans xénophobes» avaient apparemment été chantés. Les organisateurs de la CSD ont annulé une fête de clôture prévue pour des raisons de sécurité.

    A Leipzig aussi, des groupes d'extrême droite et des néonazis ont appelé à des contre-manifestations pour la CSD.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Le comité Miss T PACA Embassy lance son premier concours régional afin d’élire ses deux représentant.e.s au concours national. Emma Guérineau, l’organisatrice, le veut comme « militant et valorisant », au-delà du cliché de la beauté et de la jeunesse.

    Aucun critère médical (traitement/opération), ni d’état civil n’est demandé : « vous devez juste faire état de votre transidentité au quotidien et de votre engagement envers la communauté », et bien sûr résider en Provence-Alpes-Côte d’Azur. L’élection aura lieu en novembre. Dossier à envoyer jusqu’au 30 septembre.

    Infos : misstpaca.embassy@gmail.com

    Bruno De
    Partager:

  • Pour les personnes appartenant à la communauté LGBTQ, il n'y a plus de restrictions concernant l'ouverture d'un compte bancaire conjoint ou la désignation d'une personne ayant une relation homosexuelle en tant que bénéficiaire, a déclaré le ministère des finances indien fin août. Cette décision vient mettre un terme à une discrimination de longue date.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Lucie Castets, candidate du Nouveau Front Populaire pour Matignon, a fait son coming out dans les colonnes de "Paris Match" au cœur de l’été. Globalement peu commentée, cette déclaration aura malgré tout fait l’objet de quelques remarques, comme celle de l’ancienne ministre Nathalie Loiseau, qui montrent que les personnalités politiques LGBT ne sont pas encore tout à fait acceptées en politique.

    Les coming outs en politique ne sont pas encore un non-événement. Dans l’été, Lucie Castets candidate du Nouveau Front Populaire pour le poste de Première ministre, a révélé son homosexualité dans les colonnes de Paris Match : « Je souhaite trouver un équilibre entre protéger ma famille, ma femme et notre enfant, et dire qui je suis », explique-t-elle. La déclaration de la haute fonctionnaire aura finalement suscité peu de commentaires. Mais il s’est trouvé quelques grincheux pour faire des remarques déplacées, sinon homophobes. Outre une tribune du Point où Brice Couturier a expliqué sur une page entière qu’on se foutait de ce coming out, on retiendra le tweet de Nathalie Loiseau, ancienne ministre chargée des affaires européennes dans le gouvernement d’Edouard Philippe et aujourd’hui députée européenne (Horizons). « Pour moi, la politique passait par la discrétion sur soi-même, le service des autres et le passage par l’élection. Mais ça, c’était avant. Je dois être très très old school », a-t-elle écrit le 8 août. 

    « Old-school… « ou homophobe ? », lui a répondu la députée écolo de Paris Sandrine Rousseau.  « Si les imbéciles qui répètent qu’on fait son coming out médiatique pour faire parler de soi étaient exposés au dixième des insultes qu’on subit quand on franchit ce pas, ils changeraient d’avis assez vite… », a ajouté le sénateur communiste Ian Brossat, qui est gay. 

    La discrétion ne vaut que pour les homos

    Sur X, les autres usagers du réseau social ont pu rappeler à Nathalie Loiseau qu’elle avait posé pour les photographes avec son mari, et que le président sous lequel elle a servi n’a jamais hésité à mettre en scène son couple en Une de Paris Match par exemple. Comme d’innombrables personnalités politiques avant (et après) d’ailleurs. La discrétion, comme souvent, ne semble valoir que pour les homos.

    A l’accusation d’homophobie de Sandrine Rousseau, la députée européenne a répondu : « Sandrine Rousseau, ça se passe bien les accusations gratuites ? Tranquille, au frais ? Vous essentialisez Lucie Castets en la réduisant à son orientation sexuelle. Pas moi. Drôle de façon d’essayer de réunir les Français. Pas la mienne en tous cas. »

    On pourra rétorquer que Lucie Castets ne cite pas le nom de sa femme, ni celui de son enfant. Elle n’a pas fait d’apparition publique avec eux ou organisé de séance photo pour la presse. C’est donc bien la mention de son orientation sexuelle qui gêne.

    Deux personnes LGBT de suite à Matignon ?

    Lucie Castets, 37 ans, est directrice des finances et des achats à la ville de Paris. Inconnue du grand public il y a encore quelques semaines, elle a été désignée candidate au poste de Première ministre par les quatre partis du Nouveau Front Populaire, dont la coalition est arrivée en tête au second tour des élections législatives de juin. Si jamais elle était désignée à la tête d’un gouvernement cela ferait une deuxième personne LGBT de suite à ce poste, Gabriel Attal étant ouvertement gay et ce serait la première femme lesbienne. Mais nous n’y sommes pas encore. 

    Vendredi 5 septembre, le président de la République a nommé Michel Barnier à Matignon, ce que beaucoup qualifient d’abus de pouvoir et de déni de démocratie. Il a ensuite posé en Une de Paris Match avec son épouse sans que Nathalie Loiseau ou Le Point trouvent à y redire. CQFD.

    Photo: Wikipedia

    Cet article a été publié dans Strobo n°34

    Xavier Héraud
    Partager:

  • Les meurtres de personnes transgenres sont désormais passibles d'une peine pouvant aller de 35 à 70 ans de prison à Mexico City. Les changements, promus par le parti Morena au pouvoir, ont été adoptés par 45 voix contre une, a indiqué l'assemblée législative de la capitale sur la plateforme de médias sociaux X.

    La « loi Paola Buenrostro », en mémoire d'une femme trans assassinée, condamne le meurtre de personnes transgenres en raison de leur sexe.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Des drapeaux dédiés à la célébration du mois des fiertés LGBTQ ont été vandalisés à la mi-juin à New York, selon le service de police de la ville. Les drapeaux colorés près du monument national de Stonewall, situé dans le quartier de Greenwich Village à Manhattan et dédié à un tournant dans le mouvement moderne des droits civiques des LGBTQ, ont été enlevés et endommagés dans la nuit, a indiqué le département de la police de la ville de New York dans une déclaration à CNN.

    L’enquête préliminaire a révélé qu'une personne non identifiée avait enlevé et détruit 160 drapeaux dans la zone vers 20 heures jeudi 13 juin selon la police. Le maire de New York, Eric Adams, a commenté l'acte de vandalisme dans un message publié sur X, anciennement Twitter, en écrivant : « la haine n'a pas sa place dans notre ville, et rien ne changera cela ».

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Est-ce parce que le Président en fonction est ouvertement homosexuel que les droits pour les couples de même sexe évoluent ? Nous l’espérons fortement puisque pour la première fois de son histoire, la Lettonie met en place des mesures juridiques pour les LGBT.  En effet, une loi vient d’entrer en vigueur le 1er juillet ouvrant une union civile comprenant des avantages fiscaux. Cette reconnaissance doit être enregistrée auprès d’un notaire mais ne donne pas accès à l’ensemble des droits des couples mariés. Ils sont notamment toujours dans l’impossibilité d’adopter des enfants et ne peuvent hériter.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager: